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A la rencontre de Jahii Carson, ancienne star d’Arizona State

Publié par le 1 décembre 2016               
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Issu de la même fac que James Harden, le meneur de jeu américain Jahii Carson (1m80, 24 ans) est une bombe athlétique et a été l’un des meilleurs prospects US de la génération 1992. Classé n°3 des meilleurs freshman NCAA D1 des Etats-Unis par ESPN en 2012, également sélectionné dans l’équipe nationale américaine des moins de 19 ans un an plus tôt, ce prodige a déjà débuté sa carrière à l’étranger et pourrait bien fouler les parquets français de Pro A à partir de la saison prochaine. Entretien exclusif.

Peux-tu te présenter ?
Jahii Carson de Phoenix, en Arizona. J’ai 24 ans.

Comment peux-tu décrire ton jeu ?
C’est de jouer uptempo. J’aime sortir en transition. Obtenir des shoots faciles pour mes coéquipiers et pour moi, tout en mettant beaucoup de pression sur la défense. Je suis un arrière scoreur qui dirige aussi le poste de meneur de jeu traditionnel. Je suis très athlétique et explosif, ce qui est l’une de mes forces.

Tu as joué deux ans en NCAA et a beaucoup dominé dans la compétition avec Arizona State, qui dispose de l’une des meilleures équipes universitaires de basketball des Etats-Unis. Comment est la vie là-bas ? Est-ce difficile d’être un athlète de top niveau tout en étant aussi un étudiant ?
Oui, j’ai eu une carrière réussie à Arizona State. J’ai été élu freshman (athlète universitaire de première année) de l’année dans ma conférence, sélectionné dans l’équipe type de ma conférence durant mes deux saisons (freshman et sophomore), et également été nommé dans l’équipe All-American en tant que freshman. Ma vie à l’université était très bonne. J’ai apprécié être un étudiant-athlète. Cela m’a enseigné comment gérer mon temps. C’était parfois difficile à gérer toute l’attention que je recevais sur le campus après les matchs et pendant mes cours. Mais étant natif de Phoenix et étant inscrit dans une université locale, ma famille était en mesure de passer du temps avec moi et me garder équilibré.

As-tu eu des offres de bourse de la part d’autres Universités ?
A la sortie du lycée, j’étais dans le Top 30 des joueurs de High School à recruter, donc j’ai eu des offres de presque chaque université de la nation. J’ai choisi l’Université d’Arizona State parce que j’ai eu une excellente relation avec le coaching staff. Ils ont promis de me donner la liberté de jouer mon style de jeu et de m’aider à exposer mes talents sur le terrain.

Avant d’intégrer Arizona State, tu as joué pour Team USA U19 en 2011. Comment s’est passé ce championnat du Monde de basketball ? Que peux-tu dire à propos de l’expérience d’avoir joué avec les règles FIBA contre des équipes internationales ?
Oui, j’ai joué avec l’équipe USA des moins de 19 ans alors que j’avais seulement 18 ans. J’étais le plus jeune joueur dans l’équipe et c’était une énorme bénédiction et honneur, ainsi qu’un moment phare de ma carrière dans le basket. Le championnat du Monde était incroyable, avoir une opportunité de jouer en tant qu’enfant de lycée avec les meilleurs joueurs des nations était génial. La compétition international était très bonne. Toutes les équipes que nous avons affronté avaient des futurs joueurs NBA à l’époque, qui sont maintenant en NBA.
C’était difficile de s’ajuster parce que les joueurs internationaux jouaient avec énormément de passion, de faim et d’honneur. Leur style de jeu était difficile pour nous à suivre mais cela m’a appris beaucoup à propos des fondamentaux du jeu.

Après deux ans passés à la fac, tu as décidé de t’inscrire à la draft en 2014. Tu as donc notamment participé au combine de Chicago. Comment se sont déroulés ces quelques jours ?
Le NBA draft combine était incroyable. C’était une bénédiction d’avoir une opportunité de montrer mes talents devant les General Managers NBA et scouts.

As-tu eu d’autres workouts avant la draft avec des équipes NBA ?
Oui, je me suis entraîné pour 22 équipes NBA juste après le combine et jusqu’à la draft NBA.

Finalement, tu n’a pas été drafté. Comment as-tu vécu la soirée de la draft ?
La nuit de la draft NBA a été rude. L’anxiété était grande. Je n’avais aucune idée de l’équipe où j’allais aller, et je ne savais même pas non plus si j’allais être drafté. Et si je n’étais pas drafté, je n’avais aucune idée de la suite. Globalement, c’était une superbe expérience et peu de gens de gens peuvent dire qu’ils ont été dans cette position. C’est clairement une bénédiction.

Par la suite, as-tu effectué des essais pour une équipe D-League ou NBA ?
Après ma première année professionnelle, j’ai aussi été invité au camp d’entraînement du Oklahoma City Thunder. J’ai été remercié après le premier mois du training camp.

Du fait de ta non-sélection à la draft, tu avais la possibilité de devenir basketteur professionnel à l’étranger. Etais-ce une décision difficile à prendre ?
Jouer pro à l’étranger n’a pas été une décision difficile à prendre. J’adore le basket-ball et l’Europe ainsi que d’autres continents ont beaucoup de pays qui sont vraiment compétitifs. Donc je savais que j’évoluerai dans quelque uns des meilleurs championnats de basket-ball que le monde a à offrir en dehors des Etats-Unis.

Pourquoi as-tu choisi l’Australie pour débuter ta carrière ?
J’ai choisi de jouer en Australie parce qu’ils sont très similaires à nous, américains. Ils parlent anglais. J’ai aussi eu une opportunité de gagner beaucoup d’argent pour ma première année, et j’ai senti que c’était la meilleure décision pour ma carrière. L’Australie m’a beaucoup aidé, leur ligue est très compétitive et ils ont beaucoup de talents américains et australiens.

Ensuite, tu as connu la D2 turc. Quelles sont les principales différences entre jouer en Australie et en Turquie (Europe) ?
Le style de jeu. En Australie, ça joue beaucoup comme les Américains. La Turquie et ses joueurs turcs ont un style de jeu totalement différent : c’est très stratégique avec leur préparation et le développement des compétences. Cela a été une superbe expérience pour moi de jouer dans ces deux endroits.

Aimerais-tu revenir en Europe au cours des prochaines années ?
J’adorerai jouer en Europe de nouveau. J’aimerai même y revenir juste après que la saison au Canada soit terminée. L’Europe propose l’un des meilleurs basket-ball dans le monde et j’aimerai bien me mesurer face à certains des meilleurs joueurs européens.

Quels pays à l’étranger aimerais-tu découvrir en étant basketteur professionnel ?
J’adorerai vraiment revenir en Turquie et y jouer de nouveau. J’adorerai jouer en France, Espagne, Grèce, Croatie, Russie, Allemagne. Il y a beaucoup d’autres pays dans lesquels j’adorerai également jouer et y vivre mais ces pays européens là ont été sur ma liste depuis mon enfance.

A la fac, lorsque tu as été dans l’équipe type de ta conférence, trois joueurs américains qui ont joué en France (Larry Drew II à Monaco, Mark Lyons à Roanne et Justin Cobbs à Gravelines) figuraient à tes côtés. Les as-tu affronté ?
Oui, j’ai joué deux fois contre ces trois gars quand j’étais à l’université. Ils étaient tous athlètes de dernière année alors que je n’étais que première année.

La semaine prochaine, tu vas débuter ta saison 2016/2017 au Canada. Quelles sont tes attentes là-bas ?
Mes objectifs sont de dominer des deux côtés du terrain, à la fois offensivement et défensivement. Je veux faire une énorme déclaration et laisser mon talent montrer beaucoup. Je suis très confiant quant à mes capacités sur le terrain. Espérons que je puisse mener mon équipe à gagner le championnat NBL. J’ai de grands espoirs par rapport au fait que mon équipe va gagner.

Plus globalement, quelles sont tes ambitions pour ta carrière ?
C’est de continuer à m’améliorer sans cesse. Continuer à travailler sur mon jeu et m’améliorer tous les jours. Je veux être en mesure de jouer en Euroleague ou en NBA. Je veux concourir et gagner au plus haut niveau.

La D-League devrait considérablement augmenter ses salaires la saison prochaine. Penses-tu que ça sera une option plus attractive pour les joueurs qui évoluent actuellement à l’étranger ?
J’ai entendu que la D-League est en train d’augmenter ses salaires. Cela pourrait être plus attractif globalement pour les joueurs américains qui sont effrayés de quitter les Etats-Unis. Mais pour les joueurs qui ont de l’expérience à l’étranger, je pense que cela ne devrait pas avoir un impact aussi grand.

Quel est ton plus grand rêve dans le basketball ?
Mon plus grande rêve pour ma carrière est de jouer en NBA, peu importe l’équipe. J’adorerai intégrer la NBA, ce qui a toujours été mon rêve.

Mais jouer pour les Phoenix Suns, l’équipe NBA de ta ville, serait-il le graal ?
Bien sûr, puisque je viens de Phoenix, j’adorerai jouer pour les Phoenix Suns. Mais je ne fais pas une fixation sur le fait de jouer seulement pour eux. Si une équipe se montre intéressée et sens que je peux être précieux à leur effectif, je ferai bien sûr le nécessaire pour être préparé.

Pour terminer, quelle a été ta meilleure expérience de basket dans ta vie ?
Cela a été de jouer au championnat du Monde avec l’équipe américaine des moins de 19 ans. C’était un honneur de représenter mon pays et jouer contre des joueurs qui représentaient également leur pays. C’était énorme pour moi.

La détente phénoménale de Jahii Carson en images :

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