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A la rencontre de Louis Rucklin, prospect de longue date de la SIG

Publié par le 3 août 2017               
Louis Rucklin

Forfait, en raison d’une pubalgie, pour l’EuroBasket U18 qui se dispute actuellement en Slovaquie après avoir précédemment participé aux championnats d’Europe U16 et du Monde U17, le meneur de jeu Louis Rucklin (1m84, 18 ans) sera l’un des joueurs à suivre de près en Espoirs Pro A la saison prochaine. En avance sur le plan scolaire et sportif par rapport à la majorité des jeunes de son âge, il entamera à la rentrée sa quatrième année dans le championnat de France réservé aux 21 ans et moins. Entretien.

Peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Louis Rucklin, j’ai 18 ans. J’ai grandi dans le Haut-Rhin près de la frontière Suisse et habite maintenant à Strasbourg.

Comment as-tu commencé le basket ? Quel est ton parcours ?
Mon père était le coach des mini poussins de mon village d’enfance. Mon frère faisait déjà du basket, j’ai donc suivi la voie. J’ai commencé le basket à Moernach jusqu’en poussins. Je suis ensuite allé jouer à Mulhouse jusqu’au niveau minimes France avant d’intégrer le pôle espoir, au collège, en 3ème (j’ai fait qu’une année au pôle espoir car j’ai sauté une classe). J’ai, ensuite, intégré le centre de formation de la SIG avec un an d’avance.

Depuis l’âge de 15 ans, soit dès ta première année cadets, tu as intégré le groupe espoirs de la SIG. Comment as-tu géré ton planning au niveau des entraînements et des matchs avec les deux équipes combinée à ta scolarité ?
Ce fut difficile, c’est un rythme de vie complètement différent. En effet, j’étais jeune et je devais m’adapter aux deux catégories. De plus, certains entraînements s’adaptaient au déroulement du week-end, ce qui entraînait des changements constants. Du côté scolaire, j’essayais de faire mes devoirs à l’avance ou pendant les déplacements. Par ailleurs, il y avait des entraînements par poste le matin, qui nous faisaient louper des heures de cours, qui devaient, cependant, être par la suite rattrapées avec des professeurs particuliers.

Rapidement, tu as remporté de nombreux trophées avec le centre de formation de Strasbourg : champion de France Espoirs, vainqueur du Trophée du Futur, coupe de France cadets. Quelle émotion as-tu ressenti après ces succès ?
Après ces succès, les émotions étaient à leur apogée car ce sont des moments inoubliables. Mais pour les réitérer, il faut se remettre au travail en travaillant encore plus dur !

Tu as même remporté deux fois de rang la coupe de France cadets, en étant élu MVP de la finale lors de la seconde année. Quels souvenirs gardes-tu de cet événement ?
Etre vainqueur de la coupe de France deux années consécutives fut incroyable. En effet, au fur et à mesure de la compétition, Abdel (le coach) nous a, peu à peu, laissé les « clés » de l’équipe dans l’optique de tester notre esprit collectif pour parvenir à cet objectif fixé: gagner la coupe de France. C’est ce que nous avons réussi à faire, en équipe, deux années de suite. Ensuite, avoir été élu MVP, c’était un petit plus. Encore maintenant, je suis heureux de l’avoir été. Mais le basket reste un sport d’équipe et chaque joueur tient un rôle dans ces victoires; simplement pour dire que j’étais aussi important que mon back-up.

Est-ce difficile mentalement de passer de tout ces titres collectifs à l’accumulation de défaites en championnat en raison d’un effectif extrêmement jeune par rapport à la concurrence ?
C’est clair qu’on aimerait continuer sur cette lancée mais tous les sportifs se doivent d’être patients car on ne peut pas toujours avoir ce que l’on veut quand on en a envie. La jeunesse de notre effectif nous a permis d’acquérir de l’expérience dans certaines situations et nous a endurci pour ce qu’il nous reste à accomplir. C’est un mal pour un bien..

Cette année, l’équipe espoirs a mieux figurer que la saison précédente, mais n’a pas participé au trophée du futur à une victoire près. Est-ce rageant ?
Oui, nous sommes des compétiteurs et c’était un objectif qui avait été fixé en début d’année et qui n’a, de ce fait, pas été atteint. Cependant, je reste tout de même fier de ce que nous avons pu accomplir cette année, et l’année prochaine on aura cette amertume à chaque fois qu’on rentrera sur le terrain!

Quel est ton programme estival pour préparer la prochaine saison ?
Pour ma part, je travaille individuellement avec un préparateur physique (Bateko) et on se fixe des séances dans la semaine. En dehors de cette préparation, j’ai un programme de mise en forme remis par la SIG.

Il te reste encore trois années d’éligibilité dans le championnat espoirs. A l’heure actuelle, comptes-tu aller au terme de ton cursus ? Espères-tu rapidement intégrer le groupe pro de la SIG ?
Je ne compte pas aller au terme de mes années espoirs. Comme chaque joueur, j’ai dans l’optique d’intégrer le groupe pro le plus rapidement possible.

A l’instar de tes anciens coéquipiers Frank Ntilikina et Kostja Mushidi, vises-tu la NBA dans un futur proche ? Quels sont tes objectifs ?
La NBA est dans un coin de la tête de chaque joueur. Pour ma part, je compte bien tenter ma chance pour pouvoir y accéder. En revanche, ce pas forcément dans un futur proche car il y a plusieurs moyens d’y parvenir. Et si ce n’est pas envisageable, mon objectif est un club européen qui joue l’Euroleague.

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