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Dossier : Quel est le meilleur championnat pour un jeune basketteur ?

Publié par le 30 avril 2017               
Malcolm Gountas - championnat jeunes
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Avec les nouvelles règlementations permettant depuis peu aux clubs professionnels de Pro A, Pro B et Nationale 1 de recruter un joueur étranger supplémentaire par équipe, la place qu’occupent les jeunes espoirs français au sein des effectifs professionnels ne cesse globalement de diminuer. Aussi, beaucoup de coachs professionnels sont frileux à l’idée de confier des responsabilités à un jeune, peu importe son talent. Parfois, les entraîneurs se retrouvent dans l’obligation de les faire jouer et parfois même les « révéler », lorsqu’une avalanche de blessures par exemple les y contraint, car il n’y a personne d’autre sur le moment pour remplacer les joueurs inaptes. La question du championnat idéal pour les basketteurs professionnels en devenir se pose donc… Pour y voir plus clair, voici notre analyse un à un des six championnats nationaux français, suivie du témoignage de l’arrière/meneur Malcom Gountas (1m88, 23 ans) qui les a déjà tous connu avec un temps de jeu significatif malgré son jeune âge.

Pro A

Au sein de l’élite du basket français, il n’y a qu’une poignée de jeunes qui y progressent avec un temps de jeu relativement régulier et important. Les jeunes responsabilisés en Pro A sont ceux dont l’avenir se dessine en dehors de nos frontières au plus haut niveau international, que ce soit en NBA ou Euroleague. Par soucis économique, certains des clubs les moins fortunés de la première division française donnent aussi leur chance à des jeunes venant de terminer leur cursus en centre de formation, mais ces derniers ont un rôle très limité, souvent celui du 10ème, 11ème ou 12ème joueur.

Pro B

A l’instar de la NBA avec la D-League, ce sont souvent les jeunes joueurs prometteurs de Pro A en devenir qui y sont mis en couveuse pendant le temps d’une ou plusieurs saisons. La Pro B française est considérée comme la deuxième meilleure division nationale en Europe, ce qui semble intéressant pour le développement de prospects en quête d’expériences et de minutes sur le terrain au niveau pro. La règle obligeant les clubs à aligner quatre jeunes de moins de 23 ans dans l’effectif (sous peine d’une amende financière s’élevant à 25 000€ par joueur manquant) ou d’avoir un centre de formation agréé par la LNB pour détourner ce règlement, contribue à apporter du temps de jeu aux jeunes joueurs. Mais ce n’est toujours pas suffisant car il est rare que les quatre jeunes obtiennent tous simultanément un temps de jeu satisfaisant. A Denain par exemple, Jean-Christophe Prat a néanmoins prouvé que cette formule osée est possible en atteignant la finale de Pro B en 2015.

Nationale 1

L’antichambre de la Ligue Nationale de Basket rassemble également de jeunes basketteurs espérant faire carrière dans l’élite. Elle est généralement destinée à ceux qui ne trouvent pas preneurs en Pro B ou qui n’ont pas réussi à y percer un an ou deux après leur départ d’un centre de formation. Ces jeunes là descendent d’une division pour tenter d’obtenir un temps de jeu plus important (ce qui n’est pas toujours le cas) et de véritablement lancer leur carrière professionnelle. D’autres espoirs, un peu plus jeunes, privilégient directement cette voie de la Nationale 1 au lieu de poursuivre en centre de formation ou d’essayer d’en intégrer un, afin d’acquérir de l’expérience dans un monde d’adultes et ainsi être prêt physiquement, techniquement et mentalement pour le niveau supérieur quand leur moment sera venu.

Nationale 2

La quatrième division française est un championnat semi-professionnel, dont le Top 5 de chacune des quatre poules qui l’a compose se rapproche année après année de la Nationale 1. On y retrouve de tout : des anciens basketteurs de l’élite voir internationaux qui sont en reconversion, des joueurs de NM1 qui n’ont pas réussi à faire leur trou ou qui souhaitent se relancer dans un projet ambitieux, des étrangers à la recherche d’un contrat plus lucratif ailleurs, des joueurs de NM3 qui y tentent leur chance en complétant les effectifs… mais aussi des jeunes sortant de centres de formation de clubs de Pro A. Finalement, peu de jeunes basketteurs prennent le risque de descendre jusqu’en Nationale 2, même si cela s’avère parfois être la meilleure solution pour leur développement personnel. En plus de Malcom Gountas (cf : témoignage ci-dessous) dont le plan de carrière est de remonter les échelons petit à petit en s’imposant comme étant un élément majeur dans chacun des championnats dits « nationaux », le combo Clément Faroux (1m87, 23 ans) a lui aussi opté pour ce choix. Meilleur marqueur en Espoirs Pro A du réputé centre de formation de Cholet Basket lors de la saison 2012/2013, il a décidé à la rentrée suivante de rejoindre l’Union Bourbourg Grande-Synthe (à l’époque promue en NM2) alors qu’il lui restait un an d’éligibilité dans le championnat espoirs et que quelques opportunités (néanmoins sans grande perspective d’un fort temps de jeu) s’ouvraient à lui en Pro B. Aujourd’hui, après deux autres saisons en Nationale 2 passées à Aubenas puis Lorient, Faroux est titulaire en Nationale 1 avec des performances très intéressantes. « Mon ambition serait de retrouver le meilleur niveau français. Je fais mon petit chemin tranquillement et je verrai où ça me mène. Certaines de mes connaissances ont commencé par la Pro B et on se retrouve en NM1 maintenant. On en discute entre nous et ma situation personnelle est souvent meilleure comparé à celle des autres » nous a t-il confié.

Nationale 3

C’est le championnat où l’on retrouve les équipes des centres de formation des clubs de Pro B, mais comme expliqué plus haut dans l’article, il faut savoir que toutes les équipes de Pro B ne disposent pas d’un centre de formation. Il existe aussi quelques exceptions à la règle, puisque l’équipe espoir de la JL Bourg-en-Bresse évolue en Nationale 2 par exemple suite à son ascension sportive acquise l’an dernier en terminant à la première place de sa poule de NM3. Le cinquième échelon national est un championnat rugueux, dans lequel on retrouve essentiellement des adultes, certes parfois moins talentueux mais certainement plus physiques que les jeunes d’un centre de formation. C’est une forme intéressante d’apprentissage du haut niveau, même s’il est vrai que pour un joueur de 20 ou 21 ans, il sera plus compliqué pour lui de percer au niveau professionnel en passant par la Nationale 3 plutôt que la Nationale 2 puisque un gouffre sépare les deux divisions sur beaucoup d’aspects du jeu. En bref, la N3 peut être intéressante pour un jeune pro en devenir, le tout est de ne pas s’y éterniser après ses 21/22 ans environ (c’est-à-dire l’âge qui correspond à la sortie normale d’un centre de formation).

Espoirs

Il s’agit du plus haut niveau français pour un championnat de jeunes. Ce sont les équipes des centres de formation des clubs de Pro A qui y sont engagées, et disputent la plupart du temps leurs rencontres de championnat en levée de rideau des matchs professionnels. Sauf dérogation exceptionnelle (Baba Samaké avec Antibes l’an dernier, Alexandre Karolak cette année avec Châlons-Reims), l’âge maximal autorisé pour évoluer en Espoirs Pro A est de 21 ans. Le niveau de jeu global est en baisse depuis quelques années, la grande majorité des meilleurs espoirs intégrant désormais avant le terme de leur cursus soit une équipe de Pro B (souvent sous forme de prêt) ou alors directement à temps complet l’effectif d’une écurie de Pro A.

Le parcours et témoignage de Malcom Gountas, qui a disputé son premier match en Pro B à 17 ans, a connu 12 matchs et 113 minutes en Pro A à 20 ans (tout en dominant respectivement parallèlement en Nationale 3 puis Espoirs), qui a ensuite performé en Nationale 2 à 21 ans et maintenant en Nationale 1 à 22 ans… avant de retourner en Pro B puis Pro A avec un rôle important sur le moyen terme ?

« Après ma dernière année cadet, j’ai directement fait la préparation avec la Pro B de Rouen sous les ordres de Laurent Sciarra. Parallèlement, je jouais avec la Nationale 3, mais la priorité était quand même la Pro B car j’étais tout les jours à l’entraînement et faisait tout les déplacements. Avec l’équipe N3, la dernière année, on a joué un match de montée avec une équipe où la moyenne d’âge ne devait pas dépasser 19 ans. Ce sont des supers souvenirs et ça montre qu’avec une équipe de jeunes, on peut faire des choses. J’ai été amené à jouer sur quelques matchs en Pro B, et même faire quelques performances parfois. Ça a duré 2 ans et ça m’a donné beaucoup de confiance pour la suite.

Ensuite, le club a obtenu une wildcard pour monter en Pro A. Je suis donc resté dans le groupe pro et j’ai fait ma dernière année espoir. Au début, c’était assez difficile car il y avait beaucoup de joueurs et donc pas beaucoup de place à l’entraînement. Mais par la suite, il y a eu beaucoup d’allées et venues au niveau des étrangers et des blessés. Du coup, j’ai eu ma chance et j’ai pu disputer une douzaine de matchs en Pro A et signer mon premier contrat pro. C’était quand même bien plus dur que la Pro B car les joueurs sont plus talentueux offensivement et ce n’était pas toujours facile de défendre sur les arrières américains.

Après ces 3 saisons, il était temps de quitter Rouen et j’ai atterri à Cognac en N2 qui avait un bon projet. J’étais déjà déterminé à remonter en N1, et je savais qu’il fallait tout casser et être dans une équipe qui gagne pour être observé. Guillaume Quintard m’a donné beaucoup de confiance et m’a appris beaucoup. Je lui dois énormément. On a fait une bonne saison en terminant deuxième, même si on n’a pas fait les playoffs.

Mon agent est ensuite rentré en contact avec le GET Vosges et la signature s’est faite l’été dernier. Je suis tombé dans un groupe assez jeune avec une mentalité combative où tout le monde a sa chance. C’était donc parfait pour moi. On a fait une bonne saison et maintenant on est en quart de finale des playoffs face à Tarbes. Le fait d’avoir joué dans ces quatre championnats, ça m’a appris énormément sur le basket. Je pense que ça m’a donné la capacité de m’adapter à tout type d’équipe, sans parler de la culture basket que j’ai acquise.

Mon objectif, c’est forcément de remonter au top niveau français. C’est pour ça que je suis descendu en N2 pour remonter étape par étape. Aucun championnat n’est facile et pour l’instant, j’arrive à m’exprimer. Il n’y a pas de raison que je n’arrive pas à le faire au dessus. Bien sûr, il faudra beaucoup de travail ».

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1 Commentaire

  1. Dessert

    1 mai 2017 at 5 h 39 min

    En attente. ..

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