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Entretien avec Félix Michel, 100% made in Rouen

Publié par le 11 septembre 2017               
Félix Michel
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Intégré depuis 2013 à l’équipe pro du Rouen Métropole Basket, le talentueux meneur de jeu rouennais Félix Michel (1m86, 21 ans) va déjà entamer sa cinquième saison en LNB, qui sera également sa neuvième année au sein du club haut-normand qui l’a vu grandir ! Rencontre avec ce jeune joueur très polyvalent qui monte, et qui a par ailleurs été convoqué en équipe de France de jeunes dans chacune des catégories d’âges (U16, U18 et U20).

Peux-tu te présenter ?
Felix Michel. 21 ans. Meneur de jeu. Je suis un rouennais pur souche. Je n’ai jamais quitté ma ville.

Comment es-tu venu à jouer au basket ? Quel est ton parcours ?
Je ne me souviens plus exactement comment je suis venu à jouer au basket car j’étais très jeune, je devais avoir 5 ou 6 ans. Mais, étant le benjamin de ma famille, j’ai suivi mon frère, ma soeur et tous mes cousins qui faisaient déjà du basket.
J’ai commencé le basket à Bihorel, un club à côté de Rouen. Ensuite, je suis arrivé au SPO Rouen en minimes pour jouer le championnat de France. Depuis, je n’ai pas quitté le club. Et aujourd’hui, me voici avec le groupe professionnel.

Avec ton coéquipier Carl Ponsar, vous êtes les enfants du spo Rouen, formation que tu as donc intégré en minimes. Plus jeune, t’imaginais-tu rester aussi longtemps dans le club et surtout y passer professionnel ?
Depuis que je suis tout petit, je suis toujours allé voir les match de l’équipe professionnelle le samedi soir. Donc c’est sûr que pour moi, je n’imaginais pas du tout qu’un jour je serais à leur place. Puis, au fur et à mesure, tu t’entraines, tu progresses et tu franchis des étapes qui te font penser que ce rêve pourrait devenir réalité. Et aujourd’hui, j’y suis et je suis très fier d’y être.

Quelle est la sensation de représenter pour la première fois en pro les couleurs de sa ville de toujours ?
Comment je viens de le dire, d’abord tu es fier. Et aussi tu te dis que toutes les heures que tu as passé à la salle, tous les sacrifices que tu as fait commencent à payer.

L’un de tes oncles se nomme Michel Veyronnet, ancien coach de l’équipe pro du Spo. Quelle a été sa part d’importance dans ta réussite ? T’a t’il coaché, donné des conseils, etc. ?
Bien sûr, il a une part importante dans ma réussite. D’abord, je l’ai vu être coach pendant une dizaine d’années. En plus de cela, j’avais La chance de pouvoir assister à des entraînements, ce qui m’a permis de progresser rien qu’en regardant ses entraînements.
Ensuite, je lui ai toujours demandé conseil à chaque fois que j’en avais besoin.
Lors de sa dernière année de coaching, alors que j’étais en 1ère année cadet, j’ai été utilisé 2 ou 3 fois pour faire le dixième joueur. Et je suis rentré 1 fois en jeu contre Antibes à 16 ans.
Maintenant, il est le manager général du club.

De nombreux basketteurs aujourd’hui professionnels, dont des NBAers (Tony Parker, Ian Mahinmi), ont grandi en Haute Normandie. Comment expliques-tu ce phénomène ? La région rouennaise est-elle une terre de basket ?
Je ne sais pas vraiment comment expliquer ce phénomène. Sûrement car la région rouennaise est une terre de basket et qu’il y a de bons formateurs dans la région. Que ce soit au pôle espoir ou dans les clubs phares de la région.

En ce sens, tu as atteint le final four cadets 1ère division avec plusieurs jeunes joueurs pros actuels que l’on retrouve en Pro B, Nationale 1 ou encore Nationale 2. Y a t-il une grosse déception de ne pas avoir réussi à aller au bout ? Quels étaient vos adversaires ?
Une déception, pas vraiment car c’était déjà inespéré d’arriver jusque là. C’était notre première année en championnat de France 1ère division. L’objectif était d’accéder à la poule forte. Une fois que l’on a atteint cet objectif, on a joué nos matchs sans pression et on a réussi à finir premier avec des équipes comme Pau et Cholet dans notre groupe.
Peut être la seule déception que l’on a eu sur ce final four, c’est de ne pas avoir réussi à décrocher une médaille. Notre premier match, on joue contre Chalon-sur- Saône avec des joueurs comme Clint Capela, Axel Bouteille… Donc forcément c’était difficile. De plus, je me suis blessé dans le 1er quart-temps. Et pour la médaille de bronze, on joue Dijon. C’est là la vraie déception, car peut être qu’au complet, on aurait remporté ce match…

Avec cette génération, vous avez également évolué en Nationale 3 et tout cassé. Vous avez terminé deuxième de la poule, perdant la première place lors de la dernière journée de championnat. Qu’est-ce que cette saison en N3 dans un monde d’adultes t’a apporté pour ton intégration dans le milieu pro ? Cette saison en N3 a-t-elle été bénéfique ?
La N3 m’a beaucoup apporté car, contrairement au championnat espoir, on joue contre des équipes avec des joueurs plus anciens ou encore des anciens pros. Donc la façon de jouer est totalement différente. Beaucoup moins athlétique mais beaucoup plus basée sur l’intelligence. Ensuite, dans notre équipe très jeune (19 ans de moyenne d’âge), on avait une très forte cohésion car on jouait ensemble depuis 4 ou 5 ans pour la plupart. Ce qui nous a permis de finir à la deuxième place. Aujourd’hui, c’est la plus belle saison de ma très jeune carrière. Car tu joues avec tes potes, tu gagnes des matchs, la pression du résultat n’est pas présente et tu prends énormément de plaisir.

Dans le courant de ta jeune carrière, as-tu eu des opportunités de rejoindre une autre structure ?
J’aurais sûrement pu mais je ne suis jamais allé au bout des choses pour partir car je n’en voyais pas trop l’intérêt. Chaque année, le club mettait des choses en place pour que je joue au niveau qui était le plus intéressant pour moi et que je progresse du mieux possible. Peu de joueurs ont eu la chance de s’entraîner tous les jours avec l’équipe professionnelle à partir de 17 ans…

Tu es l’un des rares joueurs à avoir réalisé un triple-double ces dernières années dans le championnat espoirs. Tu es d’ailleurs passé proche d’un tel exploit cette fois-ci en Pro B la saison passée. Quel est le secret/recette d’un triple-double selon toi, sachant qu’il t’a par ailleurs manqué que 4 interceptions pour réaliser un immense exploit qui est le quadruple double ?
Il n’y a pas vraiment de recette (sourires). Je pense que je suis un joueur altruiste qui essaie de faire le maximum de choses sur le terrain. En tout cas tout ce qui est possible pour aider mon équipe à gagner les matchs. Du coup, en partant dans cette optique, je pense qu’il est plus facile de faire ce genre de prestation.

Tu as été responsabilité avec parcimonie avec Rouen la saison passée, et quand tu as eu un temps de jeu correct, tu as montré que tu avais les capacités pour évoluer en Pro B avec un bon rôle. Quels sont tes objectifs pour la saison à venir ?
C’est vrai que l’année dernière, j’ai été utilisé avec parcimonie avec Rouen pendant la première partie de saison car c’était ma première année vraiment en temps que professionnel. Du coup, je n’avais pas forcément prouvé que je méritais plus. Mais en continuant à travailler dur aux entraînements et en faisant des entrées intéressantes pendant les matchs, j’ai engrangé de la confiance auprès du coach. Et sur toute la deuxième partie de saison, j’ai été beaucoup plus utilisé en intégrant le 5 majeur et en jouant plus de 20 minutes de moyenne.
Pour cette année, mon rôle ne sera pas forcément le même. Je partagerais la mène avec un meneur lituanien. Je devrais être plus dangereux offensivement tout en gardant la même activité sur le terrain. Aussi, le coach m’a demandé d’être plus présent au niveau du leadership, surtout envers les jeunes qui sont présents dans l’effectif.

Vises-tu la Pro A à moyen terme ?
Tout jeune joueur évoluant en Pro B vise à moyen terme la Pro A. Par contre, je sais que pour l’instant j’ai encore beaucoup de points à travailler et à améliorer pour qu’un jour je puisse évoluer en Pro A.

Pour terminer, tu es l’homonyme d’un joueur de foot suédois, qui est de deux ans ton aîné. Le savais-tu ?
Ah non je ne le savais pas du tout, je suis ravi de l’apprendre (sourires).

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