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Focus sur le métier de dunkeur professionnel

Publié par le 16 avril 2017               
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Qui n’a jamais rêvé de voler dans les airs, effectuer des acrobaties éblouissantes, inventer de nouvelles figures avec un ballon en main pour au final l’écraser dans un cercle ? De nombreux passionnés de sport commencent à s’intéresser au basket-ball à travers cet art qu’est le dunk, ou le smash selon les appellations. Action de jeu spectaculaire pour marquer un panier, le dunk fait définitivement lever les foules et est incontestablement l’atout numéro 1 pour un basketteur afin d’assurer le spectacle. Cependant, les basketteurs professionnels ne sont pas focalisés sur ce domaine et donc pas rémunérés pour s’accrocher au cercle après avoir transpercé le filet avec le cuir. Face à l’émerveillement et l’intérêt des fans pour le dunk, des athlètes (pas uniquement des basketteurs) du monde entier se sont spécialisés sur ce fait de jeu pour en faire leur métier.

Si vous lisez cet article ou êtes passionné de basket, vous devez certainement vous poser les questions suivantes : Comment devenir dunkeur professionnel ? Existe-t-il des formations ? Est-t-il possible de vivre de la pratique du dunk ?

Pour commencer, il est certain que le métier de dunkeur est une activité assez confidentielle dans le milieu sportif et plus précisément du basket. Etre payé pour smasher serait le graal pour beaucoup d’amateurs de l’activité, mais il faut savoir qu’il existe environ une dizaine de professionnels uniquement à travers l’univers. Les plus connus (qui sont toujours en activité) se nomment Guy Dupuy, Jordan Kilganon, Rafal Lipek, Justin Darlington ou encore Chris Staples, et proviennent d’horizons différents : France, Canada, Pologne, Etats-Unis, etc. Pour la plupart dotés de qualités athlétiques naturelles importantes, qui s’ajoutent à un travail dédié et acharné au quotidien afin de les développer et atteindre leur potentiel maximal, les pros du dunk se hissent souvent eux-mêmes au top de leur domaine en suivant notamment leur propre programme d’entraînements. Les coachs personnels se font effectivement rares dans ce milieu, du moins lors des débuts des dunkeurs pros en devenir. Il n’existe donc pas vraiment de formation type et formelle pour devenir un spécialiste du dunk, réputé dans son pays ainsi qu’à l’international. L’exposition est ensuite très importante, si ce n’est primordiale, pour percer dans ce monde très fermé. De nos jours, la grande majorité des dunkeurs professionnels sont repérés la première fois lors de concours par exemple mais surtout à l’aide d’internet grâce aux réseaux sociaux (YouTube, Facebook, Twitter…). Les recruteurs peuvent parfois être des organisateurs d’événements mais sont souvent des responsables de troupes de dunkeurs, telles que Dunk Elite ou la Team Flight Brothers pour ne citer qu’elles. Pour la petite histoire, la Slam Nation a fait figure de pionnière en France et rassemblait notamment le « Zianimal » Kadour Ziani, également surnommé le « Dunkfather », ou encore Steve Lobel, Abdoulaye Bamba et Salomon Sami. Dès lors, avec la création de groupes d’athlètes et la programmation de tournées mondiales pour assurer la promotion du dunk, la médiatisation des dunkeurs n’a cessé de grandir… en même temps que leur notoriété et leurs revenus.

Venons en donc à la partie business. Pour un dunkeur professionnel, il existe différentes possibilités pour monnayer ses talents. Comme vous pouvez l’imaginer après lecture du paragraphe précédant, intégrer une troupe de dunkeurs est au départ le meilleur moyen de se professionnaliser et s’assurer des revenus les plus réguliers et constants possible. Effectivement, par souci notamment de simplicité et de qualité, les entreprises et/ou sociétés d’événementielles font directement appel à un prestataire pour assurer un show ou des animations, dans le cas de la présence de dunkeurs entre autres. De plus, la vente de produits dérivés, tels que des tee-shirts, à l’effigie de la troupe est aussi une source de revenus financiers… Mais cette unique solution de monétisation présente ses limites car les chèques versés aux membres ne sont pas extravagants. Pour gagner un peu plus que correctement leur vie, les dunkeurs se doivent d’effectuer des apparitions individuelles à l’occasion d’autres événements.
Il faut savoir que faire partie d’une troupe de dunkeurs n’empêchent pas les athlètes de se présenter par exemple à des concours de dunks, plus ou moins rémunérateurs les uns comparés aux autres (de plusieurs centaines à des milliers de dollars). Une victoire à un « dunk contest » peut donc rapporter gros, tant financièrement qu’en termes de notoriété. Le Quai 54 à Paris ainsi que Sprite Slam Dunk Showdown aux Etats-Unis figurent sur la liste des événements outdoor les plus attendus de la planète en matière de dunk. Aussi, s’il est beaucoup sollicité, un dunkeur peut sans problème participer à plus de vingt concours ou événements dans vingt pays différents au cours de deux ou trois mois. Des primes par smash réalisé sont même parfois demandées par les athlètes les plus renommés. Car à l’instar des superstars de la NBA qui possèdent leur propre modèle de chaussures, les dunkeurs les plus prestigieux disposent de leur propre dunk signature (impossible à reproduire par le commun des mortels), et sont donc régulièrement amenés à le réaliser en public en échange d’une rémunération supplémentaire. On remarquera par ailleurs que les dunkeurs sont assimilés à des artistes, puisqu’ils sont pratiquement tous munis de surnoms tel un nom de scène pour les désigner et qualifier leur envolées acrobatiques : « J-Kill » pour Jordan Kilganon ou « Easy Jumper » pour Guy Dupuy. L’athlète français, qui a déjà dunké dans plus de 160 pays, est d’ailleurs certainement le plus bankable dans la profession, et diversifie au maximum ses sources de revenus. En termes de chiffres, tandis que la majorité de ses confrères ne parviennent pas à encaisser la moitié voir le quart d’un tel montant, son salaire annuel se situerait entre 75 000 et 300 000$ selon différents médias américains dont le célèbre Bleacher Report. En plus de ses participations régulières à des « Slam Dunk Contest », le vainqueur du concours de dunks du All-Star Game LNB en 2006 a effectué des apparitions avec les NBA legends à l’occasion de matchs d’exhibition, est l’égérie d’un équipementier (Rise Wear), est convié à des matchs de célébrités et autres événements d’ampleur à travers le Monde, effectue des apparitions promotionnelles pour promouvoir des marques et leurs produits, et a même participé à une émission de télé réalité « The Dunk King » diffusée sur la chaîne TNT aux USA.
D’autres dunkeurs, comme Jordan Kilganon (sa notoriété a pris une autre dimension après qu’il ait effectué son spécial dunk « Scorpion » en jean sur le plateau du NBA All-Star Game 2016), trouvent d’autres alternatives de compléments de revenus et vendent par exemple en ligne leur propre programme d’entraînements pour aider les particuliers à améliorer leur détente. L’e-book du canadien est commercialisé au tarif de 77$ l’unité, et l’intéressé a indiqué il y a quelques années en vendre suffisamment pour en vivre, se permettant de décliner régulièrement des invitations à des concours plus ou moins lucratifs.

En définitive, une infime partie des dunkeurs de la planète sont des privilégiés menant une vie rythmée entre entraînements, déplacements à l’international pour des événements et apparitions commerciales. Mais comme pour la plupart des sportifs professionnels, ce métier n’est malheureusement qu’éphémère dans une vie, et les revenus accumulés durant leur carrière sportive ne seront pas éternellement suffisants pour vivre. Le montant de leur rémunération est effectivement bien loin des basketteurs NBA, et se rapproche plus d’un très bon joueur de Pro A pour les meilleurs d’entre eux. Une reconversion des dunkeurs professionnels dans la société semble donc primordiale après leur retraite en tant qu’athlète.

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