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Ils ont souillé le Palais

Publié par le 11 avril 2017               
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C’est avec la quarante-quatrième, et certainement avant dernière, défaite de la saison que les Pistons de Detroit ont abandonné la mythique salle du Palace of Auburn Hills. Scène parmi les scènes du paysage NBA depuis le fier An 1988, cette grande place tombe délaissée par ses chevaliers de pacotilles et Sieur Van Gundy dramatique depuis son arrivée à la tête du duché. Focus sur un viol de l’Histoire.

Les roturiers du Nord du Michigan ont vu grandir dans les années 1980 une équipe qui n’a laissé personne indifférent : les Bad Boys. Aimé ou détesté, ce squad a poussé les portes du Palais avant d’y ramener deux fois de suite le trophée Larry O’Brien lors de leurs deux premières saisons de squat. Et puis Jordan a décidé qu’il en avait marre de se faire taper, au propre comme au figuré. Mais peu importe, l’âme d’une cité de cols bleus, aux banlieues bidonvillesques bien montrées dans 8 Mile transpirait dans ce nouvel écrin. Les dix années suivantes, de reconstructions sportives et de coups d’essai comme la relance d’Iverson, n’ont pas émaillé la fierté des 22 000 supporters du Palace : à Detroit, le basket se vit comme dans les usines. On trime, on se bat et la paye ne peut être que méritée. D’ailleurs, je suis de ceux qui pensent que rien n’est due au hasard, et si le Pistons-Pacers Brawl a eu lieu à dans cette salle, c’est le fait du destin. La dynastie des Wallace, Billups et RIP est venue récompenser ce processus, cet effort de reconstruction par le bas des Pistons. Membre de la LakersNation, je peux vous dire que le titre de 2004 des cols bleus est plus que mérité. Et ils auraient aussi effacer le monumental Duncan lors des finales de 2005, sans Big Shot Rob et son match sorti d’Arkham. Bref, à Detroit, même lorsqu’on était en bas on se donnait les moyens de revenir, au mérite. Quand on se dit qu’il y a quelques heures, SVG son équipe et leurs âmes ont refermé derrière eux le Palais, j’ai envie de vomir.

Les choix douteux des années 2010 avec les arrivées de Smith ou le retour d’un Billups cramé n’étaient déjà plus dans la veine passée. Pourtant, la jeunesse de Drummond, KCP, Monroe, Knight et Middleton -même s’ils n’étaient pas les joueurs qu’ils sont aujourd’hui, pouvait laisser espérer des jours meilleurs sur la place forte de Détroit. Puis SVG arrive en tant que coach, avant de devenir roi du monde sportif, et met toute sa ligne arrière ou presque dehors pour faire venir le fantasque Jennings qui se blessera gravement l’année suivante. Remplacé dans la foulée par le jeune Reggie Jackson, crève la dalle barré à OKC, dans un trade sanctionné par une catastrophique série de défaites, les Pistons ne seront pas en PO. Un première pour le petit gros qui réussira à mener son jeune groupe en post-season l’année d’après grâce à l’éclosion de Drummond et de Jackson. Balayés 4-0 par les Cavs, de nombreux observateurs voyaient l’avenir s’éclaircir pour les Pistons. Un an plus tard où en sommes nous ? AD me semble avoir régressé, Jackson est poussé sur le banc et, mis à part me Pape KC, aucun joueur n’a été digne du maillot cette année. Pire encore est la prestation de Van Gundy, incapable d’insuffler quoi que ce soit en matière d’identité, de progression… de jeu tout simplement alors qu’il gère la partie sportive de A à Z. Détroit est au-delà de la déception ; c’est le gâchis de l’année. Et ces charlots ne méritaient pas d’être les héros de l’acte final du Palais. Quelle tristesse !

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