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ITW Alexandre Gavrilovic : « J’espère jouer un jour dans les ligues étrangères »

Publié par le 10 octobre 2017               
Alex Gavrilovic
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Le nouveau pivot franco-serbe de l’Hermine de Nantes, Alexandre Gavrilovic (2m06, 25 ans), se livre sur son début de carrière professionnelle et ses diverses expériences internationales.

Comment et où as-tu commencé à jouer au basket ? Quel a été ton parcours ?
J’ai commencé le basket tardivement, en cadet départemental à Strasbourg. À cette époque, je n’avais aucune ambition de jouer pro. Rapidement, j’ai réalisé que j’avais la possibilité d’en faire mon métier si je reste sérieux et si je travaille intelligemment et régulièrement. J’ai ensuite intégré, l’année suivante, le centre de formation de la SIG, pendant deux ans avant de partir aux US en prep school à l’IMG academies à Bradenton en Floride. Je suis resté deux ans là-bas, et puis j’ai été recruté par l’université de Dayton en NCAA pour laquelle j’ai joué trois ans. Ma dernière année aux US s’est faite à Towson dans le Maryland, en NCAA toujours. Ensuite, j’ai signé mon premier contract pro à Roanne pour deux ans. Et là, je viens de commencer ma troisième année à Nantes.

En 2010, à l’occasion de ta première campagne internationale avec l’équipe de France, tu as été sacré champion d’Europe des moins de 20 ans. Quels souvenirs conserves-tu de ce titre ? Es-tu toujours en contacts avec les gars de ta génération ? Etre médaillé d’or à l’euro U20, c’est un véritable honneur, de plus que c’était mon premier trophée. C’est un moment très spécial de porter le maillot de l’équipe de France et de soulever la coupe après deux mois intenses en prépa.
Aujourd’hui, je suis toujours en contact avec certains joueurs. On joue souvent les uns contre les autres, donc ça permet de se voir régulièrement. Je les ai tous revu depuis.

A l’Euro U20, tu as eu l’occasion d’affronter un certain nombreux de joueurs internationaux évoluant actuellement en NBA ou Euroleague comme les espagnols Sastre et Mirotic, les grecs Sloukas, Mantzaris, Papanikolaou ou encore l’italien Gentile. Etaient-ils vraiment au dessus du lot à cette époque ?
C’est vrai qu’il y avait beaucoup de talents à cet euro. Je connaissais déjà certains et avant les matchs, les entraîneurs nous briefaient sur ces gars-là. Le but, c’était qu’ils restent dans le lot même si c’était compliqué.

Revenons à ton cursus américain. En tant que français, comment as-tu fait ensuite pour rejoindre une université américaine ?
Je suis d’abord passé par une prep school, ce qui a rendu mon recrutement universitaire plus facile. Mon départ aux US s’est fait par hasard. J’ai eu l’opportunité d’y aller… j’ai saisi ma chance. Ensuite, j’avais deux ans pour faire mes preuves et me faire recruter en NCAA.

Est-ce difficile de changer d’université au cours de son cursus ?
Non, ce n’est pas compliqué. Si un joueur fait un transfert, c’est qu’il avait une bonne raison. Il faut juste être sûr que l’on fait le bon choix.

Durant ton « séjour » aux USA, as-tu eu l’occasion de défier des pointures actuelles de la NBA ?
Oui, j’ai joué contre de très bons joueurs, certains jouent en Europe, d’autres en NBA (TJ McConnell, Langston Galloway, Bradley Beal, Andre Robertson, Dwight Powell, et mon ancien coéquipier Chris Johnson).

Comment s’est déroulé le retour en Europe en 2015 lors de ta signature à Roanne ?
La signature s’est faite rapidement, un mois après mon retour des US. Il m’a fallu un peu de temps pour me réhabituer au basket européen, mais le plus compliqué c’était de se réajuster au mode de vie en France. Déménager de Washington à Roanne, c’est compliqué… (sourires).

Comment qualifierais-tu tes deux premières saisons professionnelles ?
Sur un point de vue individuel, c’était deux années intéressantes, mais beaucoup de déceptions sur un point de vue collectif. On a eu deux années compliquées avec des défaites, des blessures, beaucoup de changements au sein de l’équipe, ce qui n’a pas rendu les choses faciles.

Tu as signé cet été avec l’Hermine de Nantes, finaliste malheureux des playoffs de Pro B. Quel est le projet individuel et collectif ?
C’est dommage que Nantes a perdu la finale, c’est vrai que la Pro A était l’objectif de l’été. Malgré ça, c’est une équipe qui a beaucoup d’ambitions. Ils veulent au minimum faire mieux que l’année dernière. Mon projet personnel reste le même, c’est-à-dire continuer à travailler intensément pour progresser, pour franchir une nouvelle étape, et je compte beaucoup sur le staff pour m’aider à franchir ce nouveau palier.

Tu disputes actuellement le premier tour de la Leaders Cup Pro B, compétition que tu as remporté la saison passée et qui offre au vainqueur un ticket direct pour les playoffs du championnat. La plupart des équipes semblent aborder ces rencontres comme des matchs amicaux. Quel est ton avis sur la chose et l’intérêt de ce trophée ?
C’est vrai que pour beaucoup d’équipes, la leaders cup n’est pas jouée sérieusement avec l’intensité du championnat. Nous, on aborde ce match avec beaucoup de sérieux, pour les gagner. C’est toujours important pour la cohésion d’équipe, pour le mental, et pour les fans de remporter ces matchs. C’est toujours mieux de commencer le championnat avec quelques victoires en poche, plutôt que de le commencer en ayant perdu au premier tour de la leaders cup. Et puis gagner la coupe à Paris, c’est toujours très plaisant. L’année dernière avec Roanne, on a eu la chance d’aller jusqu’au bout et c’était une expérience incroyable.

Tu es un grand voyageur. A ce propos, un planisphère est tatoué sur ton avant-bras. D’où te vient cette passion ?
J’ai toujours voyagé depuis mon plus jeune âge. Mais parents sont les premiers à m’avoir donné cette passion pour les voyages. Et puis je suis de nature curieuse donc découvrir de nouveaux endroits me passionne. Le tatouage reflète ma personnalité, curieuse, exploratrice, et jamais satisfaite du même endroit.

En tant que basketteur pro, as-tu des envies de l’étranger sur le moyen/long terme ?
Jouer à l’étranger est mon objectif premier pour les saisons à venir. Bien sûr, cela va dépendre de ma saison à Nantes, mais j’espère pouvoir un jour avoir la chance de jouer dans des ligues étrangères.

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