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ITW David Pick : « Je ne veux jamais manquer un scoop »

Publié par le 3 mai 2017               
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Journaliste américain vivant en Israël, David Pick (@IAmDPick) a fait sa spécialité de dévoiler en avant-première des informations basket à travers le Monde, devenant l’un des plus grands noms dans son domaine. De ses débuts en bas au sommet, il raconte son histoire.

Peux-tu te présenter ?
Je suis né à New Jersey et ai déménagé en Israël à un jeune âge. Je vis à Tel Aviv. Je couvre les basketteurs américains en dehors de la NBA et à l’étranger depuis 2010. Je travaille à temps plein pour un média TV-radio-internet en Israël qui se nomme ONE.co.il. Nous avons une chaîne TV, 50 sports channel, et une émission radio sur 102FM. J’avais l’habitude d’écrire pour le Bleacher Report et Basketball Insiders. Je contribue occasionnellement aux deux, et Sportando et EuroBasket, et j’ai mon propre blog dans le magazine allemand BIG.

David Pick with french soccer superstar Thierry Henry.

David Pick avec Thierry Henry.

Quand as-tu commencé à t’intéresser au basket-ball ?
J’ai toujours joué au basket-ball à un jeune âge. En fait, les gens ne connaissent pas vraiment ça, mais avant le basket, j’ai joué au foot. J’étais souvent un gardien de but ou un buteur. Deux de mes joueurs favoris étaient Thierry Henry et Fabien Barthez. C’est un peu drôle. Ma femme est française, dont la moitié de ma famille est française en provenance de Paris aussi. C’est aussi amusant parce qu’en 2015, au Final Four de l’Euroleague à Madrid, j’étais à l’hôtel et tout à coup je vois Thierry Henry et Marcel Desailly. Ils étaient en train de marcher dans l’hôtel. Je les regardai et je me disais « WOW ces gars, que font-ils ici ? ». Ils ne jouent pas au Final Four, donc j’ai pensé qu’ils allaient voir le Real Madrid au foot en Champions League contre la Juventus Turin. J’ai vu Thierry, me suis présenté et pris une photo avec lui. J’étais très excité parce qu’il était comme un héros quand j’ai grandi. Finalement, je pense que j’aimais plus le basket que le foot. J’ai joué contre beaucoup de pros et j’étais coaché par des professionnels lorsque j’étais jeune. Je savais que je ne pouvais pas vivre avec une carrière en tant que joueur, et je voulais rester proche du jeu. Mon anglais en tant qu’américain était un avantage dans la compréhension du jeu, mais aussi en étant autour des joueurs et en les aidant à communiquer et à s’adapter dans un pays étranger.

Quand cela est devenu un métier ?
J’ai vraiment commencé en bas. J’ai beaucoup travaillé. C’est une montagne, j’étais comme les roches en bas qui forment la base, les cailloux qui forment la montagne au somment. Vous ne pouvez rien négliger, tout est un pas vers la bonne direction. J’ai envoyé sans compter des CV à des sites internet. Je proposais gratuitement mes services parce que je n’avais aucune accréditation. Quelqu’un m’a donné ma chance. J’apprécie ça, et il m’a donné un pass. J’ai commencé à travailler et à m’améliorer, et j’ai travaillé gratuitement pendant environ six mois à un an. Ensuite, j’ai rapidement trouvé moi-même un travail à ONE parce qu’un autre gars quittait l’entreprise et ça m’a ouvert une fenêtre, une opportunité. Je travaille là-bas depuis 2014. Entre 2010 et 2014, j’écrivais, tweetais, écrivais, pour faire connaître mon nom. Eurobasket était une grande plateforme pour moi, de même que Sportando.

Quelles ont été tes études ?
J’ai étudié les communications internationales au IDC à Herzliya. C’est la seule université en Israël qui propose une licence en Anglais. Il y avait beaucoup d’étudiants étrangers venant de partout dans le Monde. On étudiait ensemble, donc beaucoup de mes amis habitent partout dans le Monde. C’est assez cool. Aussi, j’ai suivi le cours concernant la diffusion radio et TV. J’ai ces deux diplômes à mon actif.

Ton compte Twitter est énormément suivi et respecté dans le monde du basket. Comment as-tu acquis cette énorme notoriété ? 
Je suis fier d’offrir une plateforme à chaque joueur de basket. Beaucoup de gens ne prêtent pas vraiment attention à propos de qui va en seconde division en Italie, en France, en LEB Gold en Espagne, ou en seconde division en Israël. Je ne peux pas appeler ça une niche la plateforme où j’informe de ces transactions. Ce n’était pas vraiment intéressant pour les gens, mais cela permettait aux gens d’avoir une source d’informations sur qui va où. Je pense que les joueurs, coaches, agents et équipes ont apprécié ça, parce que beaucoup de gars ont l’habitude de passer par la seconde division. Par exemple, Devin Smith a joué en seconde division en Espagne et est maintenant un joueur d’Euroleague au Maccabi Tel-Aviv. La liste continue. Jarvis Varnado a joué en seconde division en Italie, ensuite il a joué en Israël puis au Miami Heat, il a remporté un titre de champion NBA. Je ne néglige jamais les joueurs, et je pense que ça m’a aidé à grandir parce que les gens ont vu que je donnais une plateforme à chacun. J’étais respectueux de tout le monde. Marc Stein d’ESPN est un super mentor pour moi. Il m’a toujours aidé avec des informations, et on échange notre point de vu sur des choses. Tu as mentionné le respect, c’est beaucoup d’honnêteté et de crédibilité. Si tu es ouvert avec des gens, et que tu crois en eux, ils vont te respecter pour ça. Et si ton information est crédible, les gens vont continuer à te considérer comme une source d’informations. Beaucoup de gens ont nié mes histoires, mais les ont corrigé pour relater la vérité. Les gens m’anticipent, mais ensuite s’anticipent eux-mêmes, et ils continuent à me suivre. C’est comme une roche, je n’abandonne pas. Je respecte les fans mais pour chaque 100 fans, un General Manager NBA ou un coach Euroleague est autant important parce que les retweets ne comptent pas vraiment pour déterminer à quel point tu as réussi. La quantité de personnes que tu atteins avec la diffusion de tes news, ta portée, c’est beaucoup plus important pour moi.

Couvres-tu le basket à travers le Monde ou as-tu une spécialisation avec le basket européen ? 
Je couvre tout. De la NBA à l’Europe, l’Amérique du Sud, l’Océanie, la Chine, les Philippines, etc. Il n’y a pas de filtre parce que tu ne sais pas d’où vienne ceux qui te suivent. Les portes sont toujours ouvertes, les gens peuvent m’envoyer des messages, aussi longtemps qu’ils restent professionnels et respectueux. Je n’ai pas vraiment de spécialité. J’essaie simplement d’apporter le plus d’informations que je peux aux consommateurs du monde du basket. C’est le plus important pour moi.

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A quoi ressemble l’un de tes journées de travail ?
Ca commence très tôt car mon fils me réveille à environ 7h. Ensuite je l’emmène à la garderie, je reviens, je commence ma journée, je regarde quelques premiers matchs, j’essaie de communiquer en avance avec quelques équipes, les informer que je viens au match. Il y a beaucoup de choses à rechercher pour quelque chose de pertinent. C’est beaucoup d’heures au téléphone, devant l’ordinateur, à parler avec des gens du monde entier. Et tout au long de la journée, je consomme mon flux Twitter. Au match, tu communiques, réseautes. C’est très important pour le futur de construire un réseau. Quand je rentre à la maison, le sujet est ce qu’il s’est passé durant la journée. En étant en Europe, c’est regarder en arrière sur ce qu’il s’est passé sur le match et ce que peut ou pourrait être fait au prochain match. Ensuite, je commence à communiquer avec des personnes à l’étranger aux Etats-Unis parce que les horaires sont différentes. Je communique aussi avec les gens et des agents en Amérique du Sud. Je peux tweeter des choses à 2h du matin. Tu ne sais jamais ce qui se passe. J’ai tweeté à propos de LaMarcus Aldridge allant à San Antonio de Portland. je ne me souviens pas de l’heure mais c’était probablement 1, 2 ou 3h du matin. Quand je dors, mon téléphone n’est jamais en silencieux. Je ne veux jamais manquer un scoop. Parfois, il était en silencieux et j’ai loupé de grande histoires. Par exemple, Justin Hamilton a signé aux Brooklyn Nets en provenance de Valence. J’avais ce scoop, qui m’a été envoyé environ 50 minutes avant qu’il soit publiquement annoncé. Mon téléphone était en silencieux et j’étais en train de dormir. Il était 4 ou 5h du matin. C’est frustrant mais tu apprends, tu grandis. Tu ne peux pas tout relater. Tu essaies juste d’être le meilleur possible. Les jours sont sans fin, il n’y a pas d’heure pour faire ce travail. Beaucoup de gens pensent que c’est flashy parce que tu parles avec des joueurs et que tu vas aux matchs, mais ce n’est pas le cas. C’est difficile d’être éloigné de sa famille. Tu ne vas pas dormir avec ta femme chaque nuit, ça arrive rarement. C’est un sacrifice, comme le sacrifice des joueurs. Ca dépend de comment tu veux t’engager, ce qui est lié à ton succès.

Combien de matchs regardes-tu chaque semaine ?
C’est une bonne question. Peut-être 15-20 matchs par semaine, parce que je regarde beaucoup de matchs à l’international. J’essaie de regarder le plus de matchs possible. Pour l’Euroleague, j’ai l’iPad, la TV, l’ordinateur portable et une application sur mon téléphone, donc je peux regarder deux matchs en même temps. Ca arrive vraiment mais parfois, c’est entre 15 et 20 matchs par semaine. Il y a la NBA également. Le basket, c’est à toutes heures partout dans le monde. Quand il y a l’Euroleague et l’Eurocup en Israël, je peux me rendre physiquement à 4 ou 5 matchs par semaine. Parce que l’Euroleague est le jeudi, l’Eurocup mercredi, et le championnat israélien se déroule le dimanche, le lundi et parfois le mardi. Actuellement, on est vendredi après-midi et je suis assis à regarder un match. Parfois c’est plus, parfois c’est moins, mais chaque jour il y a un match à regarder dans le Monde. Je suis un étudiant du jeu.

Quelle est la chose que tu as faite dans le basket dont tu es le plus fier ?
C’est probablement quelques histoires que j’ai dévoilé. C’est une preuve pour moi-même que les gens croient en moi et me font confiance pour me donner des news mondiales, pas seulement un changement de ligue qui est spécifique à Israël ou la France, mais des nouvelles provenant du monde entier. De grandes nouvelles comme la signature de LaMarcus Aldridge à San Antonio et non Phoenix. Ca a fait beaucoup de bruit. Ou Nate Robinson qui arrive en Israël. Il y a quelques années, j’ai eu un entretien dont je suis très fier avec LeBron James. Il a pris le temps de me parler pour Eurobasket. Le fait de voir combien j’ai grandi dans cette industrie, de la première fois où je suis allé à Las Vegas à où je suis maintenant, c’est différent. La première fois, j’ai essayé de me présenter aux gens. Maintenant, quand je vais là-bas, mon visage est plus reconnu. Je suis très fier de ça. L’un des coaches en Europe m’a dit l’autre jour (il marque un arrêt, puis reprend). Il y avait un reportage à propos de quelqu’un, et je peux être obsédé. J’étais proche de l’histoire mais un autre gars l’a obtenu avant moi, donc je l’ai perdu. Le coach a dit : « vous savez, en termes d’investigation, David Pick est comme Russell Westbrook ». Je dévoile des informations de même ordre que Russell réalise des triples doubles. Mais quand quelqu’un d’autre réalise un triple double comme Kyrie Irving ou John Wall, ça devient une grande histoire. Donc quand un autre journaliste dévoile une information, les gens lui donnent plus de crédit. Quand je découvre une histoire, les gens disent « oh, David Pick vient d’avoir une autre information, Russell Westbrook vient d’avoir un autre triple double ». Je suis très fier de cette comparaison. Russell Westbrook est mon joueur favori en NBA, donc c’est l’un des moments les plus fiers que j’ai accompli quand les gens me voient comme lui. Je n’oublie aussi jamais où j’ai commencé, en travaillant gratuitement. J’ai envoyé des CV, j’essayais de me faire connaître, et les gens ont refusé de m’embaucher. J’ai été à des entretiens et j’ai supplié les personnes pour que je travaille gratuitement. L’endroit où je travaille actuellement m’a en fait interviewé plusieurs fois mais ne me voulait pas. Ils disaient : « non, tu n’es pas ce que nous cherchons, tu n’es pas assez bon ». Ils m’ont envoyé dehors. Et plusieurs jours plus tard, ils m’ont fait venir de nouveau pour un autre entretien. Ils n’étaient pas vraiment impressionnés : « nous n’allons pas t’embaucher ». Et la troisième fois, ils ont finalement été convaincus que je peux tout apporter, endosser les responsabilités et gérer les nouvelles à l’étranger. C’est définitivement un moment dont je suis fier de voir où je suis actuellement. Les gens me demandent des interviews, comme  des centaines de joueurs. Ca rend humble quand tu es interviewé par quelqu’un comme un joueur, tu ne prends jamais ça pour acquis.

As-tu quelques conseils à donner aux jeunes fans de basket qui espèrent obtenir un travail dans le journalisme ?
Premièrement, vous devez être honnête, déterminé et confidentiel. Cela prend des années à construire de la confiance mais des secondes peuvent la détruire instantanément. Vous devez toujours protéger vos sources, ne jamais les révéler. En tant que jeune journaliste, vous devriez écrire autant que vous le pouvez, partout où vous le pouvez, et essayer d’obtenir des informations là-bas. Essayez d’obtenir des accreditations aux matchs, peut importe où c’est. ESPN ne va pas vous embaucher seulement parce que tu sembles bon ou que tu as de bons contacts. Vous devez prouvez vous-mêmes et faire des pas de bébé. Commencez à écrire, commencez à aller aux matchs, développez des relations avec les gens. Le partage d’informations est très important. Si vous partagez une information avec quelqu’un, il va partager en retour avec vous. Si quelqu’un a besoin d’aide, comme je l’ai dit, mon DM est ouvert. J’essaie de répondre à tout le monde. Vous devez vraiment aimer ce que vous faites parce que ce n’est pas un travail facile. Mais si vous voulez être génial, mettez y votre coeur et travaillez aussi dur que vous pouvez.

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