L'encyclopédie du basket se trouve sur wiki-basket.com ! Augmentez votre notoriété en y créant votre profil !

Hebergeur d'image

ITW Marc Salyers : « Je n’ai jamais rêvé de devenir basketteur pro »

Publié par le 9 avril 2017               
Capture d’écran 2017-04-09 à 01.26.59
Hebergeur d'image

Vraie légende américaine du basket-ball en France et en Europe, l’ancien ailier-fort Marc Salyers (38 ans) parle de l’intégralité de sa carrière, incluant son parcours inespéré dans le basket professionnel, son amour pour Roanne, et aussi la NBA et l’Euroleague.

Peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Marc Salyers, je suis simplement un gars qui adore la vie.

Comment as-tu commencé à jouer au basket-ball ?
J’ai appris à jouer au basket-ball dans les parcs et playgrounds, principalement dans les endroits rugueux de la ville. J’ai commencé à jouer sérieusement et au basket organisé à environ 17 ans au lycée, quand je pensais aller gratuitement à l’université grâce à une bourse. C’était la seule raison. Manifestement, à cette époque, je n’ai jamais rêvé de jouer chez les pros ou quelque chose comme ça. Je voulais simplement y aller, obtenir une éducation et un métier. Le basket-ball était juste quelque chose que j’aimais faire. J’y étais bon mais ce n’était pas une passion que j’ai travaillé dur. Quand j’étais un petit enfant, je n’étais pas dans un gymnase chaque jour. J’ai joué avec tous les gars dans le quartier, simplement parce que j’appréciais jouer et c’était amusant à faire. En tant qu’enfant, en jouant dans les parcs contre des adultes te rend plus dur, et ça t’enseigne des choses que je n’aurais jamais obtenu d’un coach. Tu joues à tous les postes, tu joues à travers le contact, créés ton propre shoot, etc. et tu apprends à te battre, à la fois mentalement et physiquement.

Tu es aussi né à Chicago, une ville où le basket est très connu. Est-ce que ça t’a inspiré pour jouer au basket ?
J’ai quitté Chicago quand j’étais très jeune. J’ai grandi dans le Kentucky et le basket-ball est très très important là-bas. C’est comme le foot US au Texas. Tout le monde y joue. Ce n’est pas comme l’Europe, le basketball est présent dans toutes les maisons dans le Kentucky.

Après tes années à l’Université de Samford, tu as début une superbe carrière professionnelle de basketteur en Europe. Comment as-tu obtenu de l’exposition et été recruté ?
J’ai eu une bonne carrière à l’Université. Samford est une petite école mais ça reste la première division universitaire et j’ai joué contre des équipes plus grosses. J’ai juste obtenu mon opportunité au bon endroit, au bon moment. Un coach italien est venu me voir au gymnase un jour et m’a donné ma chance.

En signant au Cimberlo Novara en seconde division italienne, quel était ton projet ?
Il s’est passé cinq ans et demi entre mes débuts dans le basket et ma signature en pro, donc j’étais encore jeune et devais encore apprendre évidemment. Au départ, j’adorais simplement jouer et je pensais que ça serait amusant de voir cette partie du Monde. Je n’ai jamais pensé que ça allait être une carrière. Je regardais ça comme… simplement avoir du plaisir pendant quelques années en jouant le jeu que j’adore, puis retourner à la maison et obtenir un métier. Mais tout a changé après ma seconde année. J’ai réalisé que c’était mon appel. J’ai pris du sérieux et je voulais vraiment être génial. Cette nouvelle année, j’ai travaillé aussi fort que jamais pour mener au scoring la première division de Turquie et le reste est de l’histoire.

A cette époque, quand tu as signé ton premier contrat à l’étranger, avais-tu déjà posé les pieds en Europe ?
C’était ma première fois en Europe. Je ne connaissais rien. L’équipe de ma ville était proche de Milan et je n’avais jamais entendu parler de la ville Milan. Mon agent était content que j’allais dans un endroit comme ça. En venant d’une petite ville dans le Kentucky et en allant dans une petite université dans l’Alabama, je ne connaissais rien à propos du reste du monde.

Quelle as-été ta réaction quand tu es arrivé en Italie ?
J’ai tout adoré. Je n’étais pas comme la plupart des américains qui sortent seulement entre eux, et qui vont seulement dans les restaurants américains. J’ai vraiment adoré l’Italie. J’ai adoré l’immersion dans une culture, vivre comme les Italiens le font. Tout mes amis étaient italiens. J’adore la culture, expérimenté quelque chose de nouveau. Ca a vraiment été du bon temps durant ces deux premières années.

Ensuite, comme tu l’as dit, tu as été en Turquie. Comment as-été l’expérience ?
C’était une chose folle. Encore une fois, je ne connaissais rien à propos de la Turquie. Finalement, c’était la meilleure décision que j’ai faite. J’ai absolument adoré la Turquie. L’un de mes endroits favoris est encore de retourner à Istanbul pendant les vacances et j’ai toujours beaucoup d’amis là-bas. Je le répète mais avant d’aller en Turquie, je n’ai jamais rêvé de jouer professionnellement au basket. Ma mentalité était d’aller à l’étranger, peut être de voir un petit peu le Monde, faire assez d’argent pour vivre avec, et retourner aux Etats-Unis et obtenir un travail. Quand j’ai été en Turquie, tout a changé. J’ai vraiment commencé à travailler, j’ai vécu dans le gymnase pendant environ deux années. Ca a vraiment payé.

Ton arrêt suivant a été Pau-Orthez. Le début d’une histoire d’amour avec la France ?
Je suis arrivé à Pau pour les playoffs. C’était une superbe expérience, j’adore Pau. Je ne peux pas ne rien dire à propos de cette équipe. Il y avait l’un des meilleurs présidents, probablement dans le Monde. J’étais aussi assez béni d’avoir Didier Gadou comme coach cette année. Il est une légende en France, un super joueur. Je pense qu’il est le président maintenant à Pau. Pau est une équipe de première classe. Ils m’ont traité si différemment que ce que j’avais connu par le passé, en seconde division italienne ou avec mon équipe en Turquie. C’était incroyable la façon dont ils étaient géniaux. Du fait d’être allé là-bas, d’avoir joué ce style de basket et remporté un championnat, j’ai toujours su que la France est un pays où je voulais revenir et jouer.

La saison suivante, en 2004/2005, tu as joué pour une place forte du basket en Turquie. Après une grosse saison là-bas, tu as ensuite connu trois clubs en moins d’un an. Que s’est-il passé ?
Le Fenerbahce Istanbul est une grande équipe. C’était une bonne expérience pour moi. Plus tard, j’ai commencé la nouvelle saison à Gravelines, où j’ai joué trois matchs. J’aimais beaucoup la ville mais je ne me sentais pas très bien avec le système. On m’offrait beaucoup d’argent pour partir et aller en Corée. J’ai décidé de saisir cette opportunité et de quitter Gravelines. Quand j’ai quitté la Corée vers le mois de février, j’avais juste besoin d’un endroit pour jouer, rester en forme. A cette époque, le coach de l’équipe que j’ai rejoint en deuxième division italienne était l’un de mes amis : Massimo Cancelari. J’ai décidé d’aller là-bas et de jouer pour lui, simplement parce que je savais que j’allais apprécier.

Ensuite, tu es retourné en France, en t’engageant pour un club très peu connu : la Chorale de Roanne. Quels sont tes souvenirs là-bas ?
Certainement, ce sont les deux meilleures années de ma carrière, et pas seulement sur le terrain de basket-ball. J’adore jouer à Roanne, j’adore les fans là-bas, j’adore la façon dont ils me font me sentir. J’adore la manière dont ils m’ont ouvert leur coeur et maison. Les fans à Roanne sont la famille. C’était une superbe époque et beaucoup d’amusements. Bien sûr, j’ai bien joué, je me sentais bien avec le système. Le coach Jean-Denys Choulet et moi avons bien travaillé ensemble et je pense que nous pouvons tirer le meilleur l’un de l’autre. C’était une époque de ma vie au sommet. Quand je sui arrivé à Roanne, ce n’était pas une équipe appartenant au top 2. A cette époque, je ne pense pas qu’ils avaient déjà eu une saison victorieuse en Pro A. Tu vas en finale, remportes le championnat et retournes en finale l’année suivante, tu joues en Euroleague, remportes la Semaine des As : c’est une chose spéciale. C’est vraiment énorme. Roanne est une petite ville et à cette époque, c’était aussi une très petite équipe.

Durant ta première année à Roanne, tu as aussi écrit l’Histoire avec tes coéquipiers américains Dewarick Spencer et Aaron Harper, terminant la saison tous les trois au trois premières places du championnat au nombre de points marqués par match…
Avoir le top 3 des meilleurs scoreurs de la ligue dans la même équipe, ce n’est jamais arrivé de nouveau et ça n’arrivera jamais. Ce record ne sera jamais égalé. C’est une chose incroyable. Je crédite tout ça à Jean-Denys Choulet.

Quelle est l’importance du coach Choulet dans ta carrière ? Vous deux semblez très proches et plus tard, tu l’as même suivi au Liban!
Il est très important. Il m’ont beaucoup de choses sur le jeu, comment jouer le jeu de la bonne façon, particulièrement en attaque. C’est un super coach offensif, il donne beaucoup de liberté à ses joueurs. Pour cette raison, nous avons été si couronné de succès quand nous étions ensemble. Plusieurs années plus tard, la seule raison pour laquelle j’ai été au Liban était parce que coach Choulet y était. C’est un très bon coach, il tire le meilleur de ses joueurs.

Aujourd’hui, continues-tu à suivre les résultats de Roanne ?
J’essaie. J’ai vu qu’ils ont été bons en Pro B durant la coupe de France, ils ont remporté la competition nommée Leaders Cup. C’est un peu plus difficile de suivre la Pro B par rapport à la Pro A car il y a moins de news, mais je les suis autant que je peux. Je pense qu’ils sont dans la bonne direction et que ça ne sera pas long pour eux de retourner en Pro A et revenir au top niveau qu’ils méritent. Même si la ville est petite, les fans sont trop géniaux pour ne pas avoir une bonne équipe là-bas.

Après quelques autres arrêts dans d’autres pays à l’étranger, tu es souvent retourné en France. Est-ce que la France est un pays spécial pour toi ?
Evidement, j’ai beaucoup d’émotions à propos de mon temps en France. C’était une chose spéciale pour moi et je peux en parler pendant des jours. La France a toujours été un endroit spécial pour moi pour beaucoup de raisons. Quand j’ai été à Pau en 2004, j’ai remporté mon premier championnat en tant que professionnel. Et j’ai adoré l’équipe et l’organisation là-bas. Le président était incroyable et ils te traitent comme la famille. Ca m’a laissé un bon goût dans ma bouche pour le reste de ma vie.

Tu as définitivement été une superstar en France en étant plusieurs fois All-Star, remportant deux championnats de Pro A et la « Semaine des As ». Regrettes-tu la façon dont ta carrière s’est terminée là-bas, avec seulement trois matchs joués au Havre en Pro A, et puis une descente sportive de Pro B en NM1 avec Orchies ?
J’étais plus vieux à cette époque, je voulais simplement revenir et jouer en France. Donc j’ai eu l’opportunité d’aller au Havre. Je ne regrette pas Le Havre, je n’ai rien d’autre que des choses positives à dire à propos de l’équipe et du coach. Je regrette d’être allé en Pro B avec Orchies cependant. Je ne vais pas rentrer dans les détails mais si je n’étais pas allé à Orchies et que j’avais signé pour n’importe quelle autre équipe en France, j’aurai probablement joué encore deux ou trois ans. Mais j’étais tellement frustré de mon expérience à Orchies que j’ai décidé de ne plus jouer au basket et de m’en aller. J’ai pris le contrat à Orchies car le coach de l’époque (Philippe Namyst) avait été un assistant à Nancy, où j’avais l’habitude de jouer avec Roanne. Je l’aimais bien et c’était une opportunité de rejoindre Vasco Evtimov et Tony Stanley dans l’équipe, d’autres gars que je connaissais. Je pensais que j’allais y aller et simplement prendre du plaisir, apprécier le basket-ball. J’y ai seulement disputé la moitié d’une saison. L’année suivante, j’ai essayé de trouver une vraie équipe de nouveau. Mais c’était très très frustrant, tout ce qui concerne la situation à Orchies était très frustrant. Pour moi et ma femme, après cette expérience, nous avons décidé de quitter le basket et de s’en aller.
Mais le grand regret de ma carrière est mon époque au Mans. J’étais très immature et ils méritaient plus. Tout est de ma faute. Nous aurions du remporter le championnat cette année mais on a perdu en finale. JD Jackson était un super coach et un super gars… Le président et le GM du club étaient également supers. Comme je l’ai dit, ils méritaient mieux que la façon dont j’ai joué. Je m’excuse auprès des fans du Mans pour n’avoir pas joué aussi bien que j’aurai dû.
A la fin de la journée… j’ai joué quatre vraies années en France et atteint quatre finales avec trois équipes différentes, j’ai gagné deux championnats et été leader de l’Euroleague au scoring… Donc je pense que mon temps là-bas était très fructueux.

Parmi les moments forts de ta carrière, tu détiens le deuxième meilleur record de points sur un match dans l’histoire de l’Euroleague avec 40 points marqués face au Fenerbahce. Cette même saison, en 2007/2008 quand tu jouais à Roanne, tu étais également le meilleur scoreur d’Euroleague avec 22 points en moyenne par match. A tes yeux, que représente cette prouesse individuelle face aux meilleures équipes d’Euroleague. Quels souvenirs conserves-tu de cette période ?
Tout d’abord, je devrais avoir le record. Je n’avais aucune idée que le record était de seulement 41 points. J’avais beaucoup d’opportunités de scorer à la fin du match mais je ne l’ai pas fait car j’avais déjà marqué 40 points et je voulais donner la balle à mes coéquipiers. Si je savais que j’étais aussi proche de ce record, je l’aurai définitivement battu. Le Fenerbahce était un super club et j’ai toujours des amis là-bas. C’était spécial de jouer contre mon ancien club et je voulais faire un spectacle.
C’était une saison spéciale. Nous avions un super groupe en Euroleague cette année-là. Pana, Real Madrid, Barcelona, Fener, etc… c’était tous de superbes équipes, et être capable de scorer 30 points et plus face à chacune de ces puissantes écuries était un sentiment super. Je voulais montrer que j’appartenais à ce niveau là.

Après avoir été le meilleur scoreur de l’Euroleague, tu as choisi de signer en Ukraine. Dans le même temps, avais-tu reçu de l’intérêt en provenance d’équipes NBA ou des meilleurs clubs d’Euroleague ?
Après que j’ai quitté l’Euroleague en tant que meilleur scoreur de la saison régulière, j’ai reçu beaucoup d’offres en provenance de grosses équipes d’Euroleague et un sérieux intérêt de la NBA. Evidement, un paquet d’équipes m’ont demandé de venir. Mais le contrat en NBA n’était pas garanti et ne proposait pas autant d’argent que le contrat en Ukraine, qui était un montant incroyable. Pour moi, à 28 ans, je ne savais pas si j’allais être blessé le jour suivant et peut être qu’il me restait seulement un ou deux ans à jouer. C’était beaucoup trop d’argent pour dire non. J’ai pourchassé l’argent et été à Azovmash, en Ukraine. De plus, comme je l’ai dit, je n’ai jamais grandi en rêvant de jouer en NBA ou quelque chose comme ça. A cette période de ma vie, c’était de l’argent pour sécuriser moi et ma famille pour le restant de ma vie. Si j’avais été plus jeune, bien sûr, la décision aurait été différente. Après cette année, je n’ai jamais eu une autre chance en NBA. J’ai joué en summer league mais j’avais 29 ans, je n’avais jamais joué dans la ligue avant donc c’est difficile. Il n’y a aucun potentiel quand tu es un rookie de 29 ans en NBA. En regardant en arrière, c’était peut être la mauvaise décision et j’aimerais faire les choses différemment. Passer de la France à l’Ukraine, c’était comme voyager sur Mars. C’était le jour et la nuit, un autre monde. A la fois au niveau du basket et du pays lui-même. J’aurai pu faire quelque chose de différent, aller en NBA ou signer pour une autre équipe en Espagne pour plusieurs années. Ou j’aurai signé un contrat à vie avec Roanne et ne jamais partir. J’ai adoré joué là-bas.

Le GM ou le président de Roanne ne t’ont jamais rappelé afin de jouer pour eux ?
Ils m’ont rappelé quelques années plus tard mais à ce moment, c’était une équipe différente. Ils ne savaient pas s’ils voulaient signer Dylan Page ou moi. Je voulais attendre un peu, puis ils ont signé Dylan Page. J’ai compris qu’ils n’avaient pas d’autre option, donc à partir de ce moment, j’ai décidé de signer avec Le Mans.

Selon toi, le fait de n’avoir jamais eu l’opportunité de jouer en NBA est-il quelque chose qui manque à ta carrière ?
J’ai eu ma chance mais je leur ai dit non. J’ai eu une vie et carrière au-delà de mes rêves les plus fous. Je n’ai aucun regret à propos de la NBA. J’ai rencontré ma femme en jouant en Europe et elle est la meilleure chose qui me soit arrivé dans ma vie. Comment puis-je avoir de regrets ?

Concernant l’Euroleague aussi, tu n’as jamais reçu un autre appel après avoir joué en Ukraine ?
Ils l’ont fait mais après les temps difficiles en Ukraine, la crise financière… Vivre en Ukraine est très différent par rapport à la vie en France. Au lieu de retourner dans l’une des plus grosses équipes en Russie, les équipes d’Euroleague de ce genre, j’ai préféré revenir dans une équipe plus petite en Espagne ou revenir en France. Définitivement, beaucoup des meilleures équipes d’Euroleague, particulièrement à cette époque, se trouvaient dans des villes ou pays où je ne voulais pas aller. A ce propos, je ne voulais pas aller quelque part où je ne suis pas sûr d’avoir mon argent. Si tu vas en Grèce, tu ne sais jamais si tu vas être payé ou non. Je ne voulais pas ce stress. Ce n’était pas par rapport au basket mais toutes les choses qui se passent en dehors du terrain. Donc, pour moi, je préférais être dans une équipe plus petite et revenir en France. C’est pourquoi j’ai signé au Mans. J’avais fait mon argent, je voulais juste être heureux et je savais que que je le serais en jouant là-bas. La France a une très haute qualité de vie comparé aux autres pays.

Dans un reportage vidéo pour un magazine français, tu parlais de ton quotidien atypique pour un athlete professionnel : faire la fête durant toute la nuit, et aller dormir en journée entre les entraînements et matchs. Est-ce que ce style de vie était vrai ? De plus, l’aspect spectacle est très important au basket et tu étais connu pour assurer le show en tant que super scoreur, dunkeur, mais aussi quelques fois par exemple avec des coupes de cheveux inhabituelles. Le fait d’être hors de l’ordinaire, était-ce quelque chose que tu recherchais ?
Evidemment, j’ai exagéré. Je voulais simplement ne pas parler de toutes les heures passées à la salle d’entraînement et de musculation, parce que ce n’est pas sexy de parler de ça. Je n’avais pas envie de me vanter à propos de mon éthique de travail, j’ai juste laissé les résultats de ce travail dur parler par eux-mêmes. Etre un athlète est un métier quotidien de 24 heures ! Toutes les paroles, les coupes de cheveux, les choses comme ça, étaient juste pour le spectacle et le divertissement. J’aimais faire le show, divertir les foules. Les fans m’ont donné tellement d’excitation et de joie, je voulais simplement leur offrir quelque chose en retour… avec mon jeu et avec des choses idiotes.

Tu as arrêté ta carrière en tant que basketteur professionnel depuis 2014. Qu’as-tu fait depuis ce temps ? Quel est votre nouveau travail ?
Je travail pour une entreprise de gestion d’actifs en tant que conseiller financier. Nous avons just lancé notre première ETF, donc c’est assez excitant. Ce travail est venu naturellement. J’adorai déjà faire ça avec mon argent. Je suis retourné à l’école pour valider des matières, des choses comme ça pour être représentant et commencer cette entreprise. Deux de mes partenaires jouent au basket en Allemagne donc c’est une superbe atmosphère. J’adore ce que je fais. J’étais suffisamment béni pour avoir gagné beaucoup d’argent durant ma carrière. Donc j’ai appris au sujet de la gestion de l’argent et j’essaie de faire les bonnes choses. Maintenant j’ai l’opportunité d’aider les autres. Beaucoup d’athlètes ne savent pas comment gérer leur argent.

Aujourd’hui, quelle est ta relation avec le basket-ball ? Continues-tu de jouer ou de coacher ? Regardes-tu des matchs ?
J’adore le jeu, particulièrement le jeu international. Je suis encore impliqué dans mon université. Je suis retourné là-bas et y ai coach pendant un an, simplement pour aider. Je suis encore impliqué avec eux, j’aide quand je peux mais c’est tout. Je n’entraîne pas de joueurs ou quelque chose comme ça. Mais j’espère rester impliqué d’une certaine façon. Actuellement, je le fais en aidant les athlètes en gérant leurs finances et investissements, mais qui sait ce que nous réserve l’avenir. J’adorerai coacher en étant de retour en France ou en Italie un jour.

Es-tu déjà revenu en France ?
Je suis revenu en France deux ou trois fois, en allant à Paris. Ma femme est italienne et nous sommes encore propriétaires d’une maison dans le nord de l’Italie. A chaque fois que je reviens à la maison, j’essaie de conduire jusqu’au sud de la France ou de prendre un vol. Je suis revenu plusieurs foi. Je continue d’apprécier et j’adore ça. J’espère que je pourrais bientôt revenir à Roanne, voir la ville de nouveau et mes vieux amis. Je pense que ça serait très cool.

Pour conclure, as-tu un mot à faire passer à tes fans ?
J’espère que quand ils se souviennent de moi, ils disent juste.. « C’était amusant de le regarder jouer ». Je n’ai pas besoin d’être le meilleur, je voulais simplement faire sourire les fans et les faire apprécier eux-mêmes, parce que c’est ce qu’ils m’ont apporté. Je dois aux fans tous les centimes que j’ai obtenu ainsi que tous les souvenirs que j’ai. Honnêtement, pour les gens, spécialement en France, je veux juste dire merci. Quand tu regardes en arrière sur ta carrière, je ne me souviens pas de l’argent que j’ai gagné, je ne me souviens pas des nuits, je ne me souviens pas des matchs, combien de points j’ai marqué, mais je me souviens des fans ainsi que de leur soutient avant et après les matchs. J’ai encore des dizaines de souvenirs, pas seulement concernant le basket mais aussi avec les fans. Juste merci.

L’intégralité de l’interview en version originale est à retrouver ici : http://3ptshot.com/marc-salyers-i-never-dreamed-about-playing-professional-basketball/

Les dernières News
Hebergeur d'image

Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>