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ITW Will Solomon : « Je ne suis pas retraité du basket pro »

Publié par le 20 octobre 2017               
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Véritable légende du basket en Europe, le meneur de jeu américain vétéran Will Solomon (1m85, 39 ans) est actuellement agent libre. A coup sûr, nous devrions rapidement revoir le triple champion de Turquie et ex joueur des Sharks d’Antibes sur les terrains de basket, probablement pour son dernier ou avant-dernier challenge. Entre temps, il m’a donné quelques nouvelles et a parlé de son immense carrière.

Peux-tu te présenter ?
Bonjour, je m’appelle Will Solomon. Je suis un meneur de jeu jouant nul part pour le moment. J’ai évolué en NBA, aux Memphis Grizzlies, Toronto Raptors et Sacramento Kings. Je suis prêt à jouer.

A quel moment as-tu commencé à jouer au basket ? Quel a été ton parcours ?
J’ai débuté à l’âge de 12 ans à Hartford, dans le Connecticut. C’est une ville localisée à 45 minutes de New York. Depuis mes débuts, j’ai simplement continué à améliorer mon jeu. J’ai obtenu une offre de l’université de Clemson, j’ai joué pour eux durant trois ans et ensuite je suis entré à la draft NBA après mon année Junior à l’université. J’ai été le meilleur scoreur de la conférence ACC et été membre de la All-CAA durant mon année sophomore. Je pouvais me présenter à la draft après mon année sophomore mais suis resté un an de plus à l’université. Finalement, j’ai été drafté par les Memphis Grizzlies. J’ai joué là-bas et étais derrière deux très bons meneurs de jeu : Jason Williams et Brevin Knight. A l’époque, j’étais jeune et je voulais jouer. J’ai tellement investi dans mon jeu. Donc j’ai poursuivi ma carrière en Europe. J’ai été en Grèce la première année, à l’Aris Salonique, et j’ai apprécié cela. J’ai vu une différente image du basket en jouant en Europe. J’ai apprécié et suis resté en Europe. Je n’étais plus vraiment concentré sur la NBA après ça.

Te souviens-tu de la soirée de ta draft ?
Oui. C’était énorme pour moi et ma famille. Je ne me suis pas rendu à la cérémonie de la draft, je suis resté à la maison et ai eu une grande fête. Toute ma famille et mes amis étaient là, et nous avions célébré ma draft.

Tu as joué en NBA pour quelques équipes et as remporté presque tout, partout où tu as joué en Europe (France, Grèce, Turquie, Israël). As-tu été en mesure de réaliser ton rêve de gosse ?
J’ai ressenti mon rêve en étant drafté en NBA. C’était l’un de mes objectifs et je l’ai réussi. Mais juste en jouant au basket au niveau professionnel, cela m’a donné du plaisir. C’était mon rêve. Je ne savais pas que je pouvais gagner les dollars que j’ai amassé en Europe, et ainsi prendre soin de ma famille. Je pratiquais le basket-ball depuis mon enfance simplement pour le plaisir. Quand tu accèdes à un niveau différent, ça devient un business. Je donc abordé le basket comme un business et quand tu gagnes, tu t’améliores. Quand tu remportes des championnats, tu en veux plus. Donc j’étais tout le temps à l’entraînement (sourires).

Quelle est la meilleure expérience de ta carrière ?
Honnêtement, c’était de jouer pour le Fenerbahce. Nous avons remporté beaucoup de titres, nous avons été plein de succès. J’ai eu une superbe période là-bas. Nous avons joué en Euroleague, la plus haute compétition en Europe. Les fans étaient incroyables, chaque match était incroyable. Remporter le championnat de Turquie pour la première fois pour le Fenerbahce au 21ème siècle, c’était simplement exceptionnel.

Et as-tu des regrets vis à vis de ta carrière ?
Je n’ai pas de regret dans ma carrière. Si je pouvais faire quelque chose de différent, je serai resté en Europe au lieu de retourner en NBA. Au moment de quitter Fenerbahce, en allant aux Toronto Raptors…

Vraiment ? La NBA est néanmoins l’objectif/rêve ultime pour la plupart des basketteurs dans le Monde…
Pour la plupart des gars, la NBA s’agit d’un rêve, mais je ne sais pas si j’étais différent ou… Je voulais simplement jouer au basket, honnêtement. Je voulais jouer parce que j’avais travaillé tellement dur durant l’été. Je n’étais pas vraiment satisfait de m’asseoir sur le banc ou joueur quelques minutes dans un match. C’est de là où ma joie et mon bonheur proviennent, c’est de là que je peux m’exprimer en tant que personne. Je voulais jouer 30 minutes par match.

Les fans t’ont donné beaucoup de surnoms. Quel est ton favori ?
Mon surnom préféré était « King Solomon », quand les fans du Fenerbahce m’ont adopté. Ils m’ont procuré beaucoup de confiance, beaucoup de passion pour le jeu. Ca m’a aidé à jouer plus dur à chaque fois que j’entendais mon nom comme ça.

Tu as désormais 39 ans et joue toujours au basket. Quel est le secret d’une aussi longue longévité ?
C’est simplement bien manger et prendre soin de votre corps. Avoir le repos approprié dont vous avez besoin pour être en bonne santé. Et rester en dehors de l’alcool, des drogues. C’est vraiment avoir une nutrition appropriée. Je donne les crédits à ma femme. Elle prend très bien soin de moi. Aussi, je respecte et apprécie tellement le jeu. J’aime m’entraîner tout les jours pour me préparer et continuer à m’améliorer à cet âge, donc peut être que c’est la raison pour laquelle je peux jouer aussi longtemps.

Certains sites français spécialisés dans le basket ont écrit durant la dernière intersaison que tu es maintenant retraité du basket professionnel. Que peux-tu leur dire ?
Je ne suis pas retraité, je suis toujours en mesure de jouer au basket. J’ai eu quelques offres provenant d’Argentine et de différents endroits, mais je voulais passer du temps avec ma famille car je n’ai pas beaucoup été aux Etats-Unis au cours de trois dernières années. Maintenant, je pense que je dois regarder les offres de partout. Je ne prenais vraiment aucune offre au début de la saison mais je vais définitivement jouer cette année. Je n’ai pas encore de retraite officielle. J’ai encore beaucoup de basket-ball en moi et je veux montrer cela aux gens. J’ai beaucoup à apporter à une équipe, dont beaucoup d’expérience. Je suis juste en quête de jouer au basket.

De quels genres d’opportunités es-tu à la recherche ? Et où ?
J’aimerai jouer en Europe, dans les pays où j’ai déjà joué auparavant : la Turquie, Israël, la France. Je préfère jouer dans ces endroits. Ca serait merveilleux.

Quel est actuellement ton programme quotidien d’entraînements pour être en forme et prêt quand une équipe t’appellera ?
J’amène mon fils à l’école à 7h du matin. Ensuite, après ça, je vais m’entrainer à 8h. Puis, de midi à 14h, je retourne le prendre à l’école. On revient à la maison, il mange quelque chose et je retourne m’entraîner.

Tu as passé les quatre dernières saisons à Antibes, une équipe localisée dans le sud de la France. Avant que l’équipe et toi ne se séparent, pensais-tu terminer ta carrière là-bas ?
J’aurai pu terminer ma carrière là-bas mais j’aurai joué une année supplémentaire avant de probablement me retirer. Mais l’opportunité n’était pas présente, nous avons pris des directions différentes. Le club avait des directions différentes. Ca fait partie du jeu et je respecte tout à Antibes. Ca n’est juste pas arrivé.

Pour conclure, quels conseils pourrais-tu donner à de jeunes potentiels du basket qui sont obsédés par la NBA et qui ne veulent ps entendre parler de l’Europe ou de n’importe quelle autre destination à l’étranger ?
Je leur dirai juste de se concentrer sur leurs objectifs. Tout est possible mais je peux vous garantir que le travaille dur va payer. C’est simplement à propos d’une bonne situation. Si tu as une bonne situation en Europe, la NBA est toujours là. Parce que si tu joues en Europe, tu joues devant le monde et tu peux encore mettre en avant tes talents pour la NBA. Donc continuez d’avoir une bonne attitude et de travailler dur.

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