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Pour Cleveland, le retour à la réalité risque de faire mal

Publié par le 19 août 2018               
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Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Ce fameux dicton, dans toute l’histoire du basket et du sport en général, n’aura peut-être jamais été aussi réel et adéquat à la situation des Cleveland Cavaliers durant cette intersaison NBA. L’enfant du pays, drafté en 2003 par le club alors qu’il était déjà certes un phénomène des plus prometteurs mais pas encore le King tel qu’il est aujourd’hui, a quitté Cleveland, sans doute définitivement cette fois, après un premier départ pour Miami en 2010 avant de revenir aux Cavaliers en 2014. Tout l’Ohio est en deuil après son annonce de rejoindre la franchise mythique des Lakers et, au vu de tout ce qu’aura apporté LeBron James au cours de ces 4 dernières années au sein du club, il est fort probable que Cleveland ne s’en remette pas de sitôt.

Une malédiction de 52 ans enfin brisée

Cleveland la misérable, Cleveland la maudite. Voilà ce qu’était la capitale de l’Ohio avant LeBron James. Seule des 15 villes engagées dans les trois grands championnats américains, à savoir le baseball, le football américain et le basketball, sans jamais avoir remporté le moindre titre dans aucune des 3 disciplines depuis 1964, Cleveland a pu enfin rompre la malédiction en 2016, en remportant le titre NBA après une finale d’anthologie, devenant la première équipe à remporter la finale 4 à 3 après avoir été menée 3 à 1. Et bien sûr, elle doit grandement ce succès à LeBron James, élu une nouvelle fois MVP des Finales, lui donnant définitivement son surnom de Chosen One.

En quatre ans depuis son retour, Cleveland aura réussi à rejoindre 4 années de suite les Finales NBA, à chaque fois contre les Warriors de Golden State. Une régularité impensable pour un club qui a plus souvent été abonné aux années de galère qu’au haut de l’affiche, et qui a tout misé sur LeBron James dès 2003, balançant exprès sa saison pour s’assurer la dernière place et donc le premier choix de la draft de cette année qui allait forcément se porter sur le futur King.

LeBron James

Le début d’un déclin possiblement terrible

Mais voilà, cette année, avec le fracassant départ de James pour les Lakers, ce qui sera sa première expérience dans une franchise basée sur la côte Ouest des États-Unis, Cleveland a perdu plus que son meilleur joueur et son homme à tout faire, à attaquer, à défendre, à marquer et à contrer, elle a perdu son âme. Avec le départ de Kylie Irving l’année d’avant, les Cavaliers se retrouvent d’un coup comme complètement dépouillés. Surtout quand on voit les stats de LeBron cette saison comparées au deuxième meilleur de l’équipe, Kevin Love : 34 points de moyenne pour James contre 14,9 pour Love, 9 passes décisives en moyenne contre 1,6 pour Love et un taux de rebonds quasi-identique à Love pourtant ailier fort.

Autrement dit, avec son départ, Cleveland perd plus de la moitié de ses points. L’information la plus marquante pour situer ce recul des Cavaliers se trouve sur les sites de paris sportifs. Alors qu’ils étaient tout de même encore finalistes l’an passé, et ce, pour la quatrième année consécutive, la cote d’une victoire finale cette année des Cavaliers est grimpé sur BetStars à 276,00. Seuls les Grizzlies de Memphis et les Kings de Sacramento font pire avec une cote de 351,00. A titre de comparaison, les ultra-favoris Warriors sont cotés à 1,44, et les Lakers, la nouvelle équipe de LeBron James, est directement cotée à 8,50, en quatrième position, alors qu’elle n’a terminé que 11ème de la Conférence Ouest l’an passé. Mais avoir dans son effectif le meilleur joueur de tous les temps, en compétition seulement avec Michael Jordan pour ce titre honorifique, change tout.

Et pour Cleveland, c’est pareil. Perdre le plus grand joueur de basket de tous les temps change tout. Et une seule hantise trotte désormais dans la tête des supporters des Cavaliers et des habitants de l’Ohio, celle d’être repartis pour 52 ans de disette et d’humiliation.

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