Le Paris Basketball n’est pas un promu dans l’élite comme un autre. Présidée par un millionnaire américain, l’institution sportive parisienne affiche un budget supérieur à sept équipes de la première division française. Le simple maintien en Betclic Elite au terme de la saison à venir ne satisferait pas les dirigeants.

Des ambitions européennes pour le Paris Basketball

Ceci n’est un secret pour personne. Très ambitieux, le club de la capitale française vise le plus haut niveau européen à moyen terme. Atteindre l’Euroleague semble impossible en 2022 pour le Paris Basketball… sauf si une wild card venait à être délivrée par la société organisatrice de cette ligue semi-fermée. Cependant, le club pensionnaire de la Halle Carpentier vise la participation à une coupe d’Europe dès l’année prochaine. Pour se qualifier sportivement, Dustin Sleva et ses coéquipiers devront impérativement se hisser en playoffs.

« C’est notre première saison en Betclic Elite. Il y a trois mois, nous étions encore en Pro B. Je tiens à préciser que nos ambitions cette année sont de finir très fort la saison et de prendre part à une compétition européenne la saison prochaine, que cela soit la BCL Champions League ou autre. C’est un petit peu une année de transition peut-être, mais nous avons senti que c’était très important d’ajouter un joueur comme Kyle (O’Quinn) pour nous donner les moyens de nos ambitions. Nous ne voulons pas être un club moyen qui va se battre pour une place en playoffs. Nous voulons être en playoffs. » affirme le président du Paris Basketball, David Kahn, qui investit beaucoup d’argent et souhaite légitimement des résultats sur le terrain.

Figurant parmi les recrues phares de Betclic Elite de l’inter-saison, l’intérieur américain O’Quinn est un renfort XXL pour le promu parisien. Ce genre de signature improbable pour un club de l’Hexagone, le Paris Basketball l’a fait. Après avoir signé le rappeur Sheck Wes la saison dernière pour jouer en Pro B, le club parisien continue de faire le buzz. Basketteur expérimenté aux 474 matchs disputés en NBA, Kyle O’Quinn (31 ans) est une véritable superstar pour le championnat de France ! Son rôle dans l’effectif de Paris sera majeur. A l’image du vétéran Amara Sy, il occupera le rôle de grand frère auprès de ses plus jeunes coéquipiers. Et cela, tout en noircissant les colonnes de statistiques.

Juhann Begarin - Ismael Kamagate - Paris Basketball

Les jeunes prospects au pouvoir

Depuis sa création en 2018, l’ADN du Paris Basketball est de former des jeunes talents et de les lancer dans le grand bain tout en remportant un maximum de matchs. Jusqu’à présent, le résultat est bluffant. Pour la saison à venir, l’identité du club restera identique. L’institution parisienne n’a recruté que deux basketteurs professionnels pour se renforcer. En plus de Kyle O’Quinn, son compatriote Kyle Allman Jr (24 ans) a rejoint l’équipe. Elle a aussi fait appel à deux potentiels futurs pros du centre de formation pour compléter le groupe aux entraînements ainsi que sur les feuilles de marque. Le coach Jean-Christophe Prat aura pour mission de mener dans le haut de tableau de Betclic Elite un groupe mêlant quelques cadres très expérimentés à de jeunes loups en quête constante de progression vers le plus haut niveau possible. En conférence de presse, David Kahn a tenu a féliciter publiquement le boulot accompli par le technicien à la tête de son équipe.

« Je ne suis pas sûr que la majorité des gens comprennent la difficulté du travail effectué par coach Prat. A savoir développer de jeunes joueurs de 18 ans, 19 ans, 20 ans, 22 ans, et gagner.
Ce que nous avons accompli la saison dernière est tout simplement incroyable. D’être en mesure de développer Juhann Begarin, qui a été sélectionné au second tour de la draft NBA… Ismael Kamagate, dont nous croyons tous qu’il sera drafté l’année prochaine… Le travail effectué avec Milan Barbitch a été phénoménal. Les gens oublient que Gauthier Denis est jeune, de même que Dustin Sleva. Nous avons une équipe très jeune, à laquelle nous avons ajouté des joueurs de 16 ans (ndlr : Pacome Dadiet et Mohamed Diawara) ».