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Représentant l’avenir du basket français aux côtés d’autres prodiges comme Victor Wembanyama par exemple, le combo-guard Killian Hayes (1m96, 19 ans) a changé de statut dans la nuit de mercredi à jeudi.

Devenu le français le plus haut sélectionné dans l’Histoire de la Draft NBA, le natif de Lakeland (USA) a connu l’un des plus beaux jours de sa vie. De la joie, de la fierté et de l’excitation pouvaient entre autres se laisser ressentir sur son visage lorsque les Detroit Pistons décidèrent de le retenir en septième position du premier tour.

Un talent hors-normes

Pour l’athlète et ses proches, il s’agit d’une reconnaissance de son talent hors-normes, mais surtout d’une récompense après de nombreux sacrifices réalisés ainsi que des milliers d’heures passées enfermées dans un gymnase avec un ballon. Né de deux parents baignant dans le milieu de la balle orange, le MVP et vainqueur du championnat d’Europe des moins de 16 ans en 2017 pouvait difficilement échapper au virus.

Depuis plusieurs années, il était évident que Killian Hayes allait évoluer en NBA un jour. Il ne restait plus qu’à connaitre sa destination et sa place dans la hiérarchie de sa tranche d’âge au niveau mondial. Car oui, le fils de l’ancien basketteur pro DeRon Hayes fait assurément partie des dix meilleurs basketteurs de la planète nés en 2001. Comparé à LaMelo Ball par certains, il va pouvoir défier ses concurrents dès le mois de décembre, date de la reprise de la saison NBA.

C’est donc au sein de la franchise NBA localisée dans le Michigan, surnommée « Motor City », que la pépite franco-américaine va atterrir. Detroit est une institution du basket américain sur la côte Est. Les Pistons ont remporté le titre de champion NBA en 1989 et 1990, puis pour la dernière fois en 2004. Il s’agit également de la ville où le rappeur Eminem a grandi.

La NBA, une affaire de gros sous

Dans une entreprise où les salaires sont versés tous les quinze jours, Killian Hayes va devenir millionnaire dans les mois à venir. Le néo-Piston s’est effectivement engagé pour quatre années et 24.1 millions de dollars, dont près de 11 millions garantis. Jamais un basketteur français n’avait touché une telle somme pour des débuts dans la Grande Ligue. Il faut dire que plus un joueur est drafté haut, plus son contrat est juteux. A titre de comparaison, retenu en 8ème position par les New York Knicks en 2017, Frank Ntilikina avait paraphé un contrat de « seulement » 18.7 millions de dollars sur 4 ans. Dont 7.6 millions de billets vert assurés.

De son côté, son compatriote Théo Maledon (1m92) devrait toucher beaucoup moins d’argent. Retenu en début de deuxième tour par Philadelphie, puis échangé dans la foulée au Thunder d’Oklahoma City, l’ancien joueur de Villeurbanne va vraisemblablement bénéficier d’un salaire annuel avoisinant le million d’euro pour sa première saison en NBA. Le montant reste néanmoins très intéressant pour un jeune homme âgé de seulement 19 ans. Et également plus élevé que ce que gagnait son ex-président Tony Parker à son arrivée aux San Antonio Spurs en 2001.

Une popularité nouvelle

En s’apprêtant à rejoindre la cour des grands, Hayes ne va plus bénéficier de la même exposition. Et ce, bien que celle-ci était déjà assez importante pour un individu à peine majeur. Sa popularité a explosé sur les réseaux sociaux, les publications mentionnant son nom étant incessantes depuis l’annonce de son nom au micro d’Adam Silver. Il ne fait également que très peu de doutes que les demandes de contrats de sponsoring vont pleuvoir sur la table de ses représentants. L’équipementier américain Nike l’accompagne déjà depuis ses 16 ans.

Detroit, l’environnement idéal pour débuter

Professionnel depuis ses 16 ans, Killian Hayes a disputé deux saisons en Jeep Elite puis une autre en Allemagne où il a également eu l’opportunité de goûter à l’Eurocup (C2). C’est un talent précoce, ayant la tête sur les épaules et un entourage compétent pour l’accompagner au quotidien. Son père, de nationalité américaine, a arpenté les parquets du basket pro durant près de vingt ans. Il connait sur le bout des doigts les exigences du monde professionnel. Formé à Cholet Basket, un bastion du basket français où est notamment passé Rudy Gobert avant lui, le futur numéro 3 des Pistons possède tous les atouts pour réussir.

Gaucher très fort scoreur, comparé à James Harden ou encore au slovène Goran Dragić, il ne fait aucun doute que son style de jeu est adapté au basket américain. Hayes débarque dans le meilleur championnat de basket-ball du Globe avec des certitudes. Celles d’avoir beaucoup de temps de jeu et des responsabilités lors de sa première année…

Dans une cuvée 2020 où aucun monstre physique ne se démarque, Killian Hayes pourrait pourquoi pas se mêler à la course du trophée de Rookie of the year. Il s’agirait alors d’une première pour un basketteur français. Ses qualités techniques et athlétiques ainsi que son shoot de plus en plus fiable en font un joueur d’élite. Si l’attaque, les crossovers et les dunks sont bien entendu au coeur du spectacle en NBA, « Kiki » ne rechigne pas à effectuer des tâches défensives.

Sa mentalité de tueur ainsi que sa confiance en lui vont lui permettre de s’imposer aux Pistons. L’environnement est propice à son développement et sa découverte du gratin du basket mondial. Il va y retrouver son ami Sekou Doumbouya, un autre français qu’il connait bien pour l’avoir côtoyé à plusieurs évènements dont le Basketball Without Borders Global Camp. Le vice-champion du Monde des moins de 17 ans avec les Bleuets ne devrait pas subir de pression énorme sur ses épaules pour ses premiers pas. Avec Derrick Rose comme mentor, Hayes est à la bonne école. Être accompagné et conseillé à son poste de jeu par le plus jeune MVP de l’Histoire de la NBA, ce n’est pas rien.