Dans une société où les réseaux sociaux sont omniprésents, beaucoup d’athlètes professionnels ne consultent ni gèrent leur compte. D’autres laissent leur manager ou un spécialiste en communication digitale s’en occuper. Certains basketteurs comme JJ Reddick ou encore Donte DiVincenzo s’en écartent momentanément. Ils ont besoin d’une pause pour mieux revenir ensuite. C’est addictif. Conscients du danger et de la perte de temps que peuvent représenter Facebook, Twitter Instagram and co, certains grands noms de la balle orange en sont tout simplement absents.

Michael Jordan

Il faut vivre avec son temps, mais les réseaux sociaux, ce n’est vraiment pas fait pour Michael Jordan. Ayant dominé la NBA à une époque (années 1990) où internet n’était pas répandu à travers le Globe et où Facebook et ses concurrents n’existaient tout simplement pas, « Sa Majesté » n’est pas du tout attirée par cet univers où les individus ne diffusent que des images positives de leur vie. « Mon père est tellement anti-réseaux sociaux, mais vraiment anti-réseaux sociaux. Je ne l’imagine pas une seule seconde sur Twitter, Instagram ou quelque chose du genre. » exprimait récemment sa fille Jasmine Jordan. Il ne fait cependant aucun doute que le GOAT de la balle orange ferait un carton plein s’il décidait un jour de changer d’avis.

Sa marque Jordan Brand est néanmoins très présente sur les réseaux sociaux, et compte des millions d’abonnés (10M sur Facebook) et de followers (4M sur Twitter et 21M sur Instagram).

Kawhi Leonard

Le MVP des dernières Finals et de la dernière édition du All-Star Game est un individu à part dans le paysage de la NBA actuelle. En course pour un troisième titre de champion NBA avec une troisième franchise différente, Kawhi Leonard n’apprécie guère les réseaux sociaux. Pour une raison inconnue, il possède un compte Twitter qui a depuis plusieurs années été visiblement laissée à l’abandon.

Cette absence de visibilité sur Instagram et compagnie ne l’empêche cependant pas de posséder des contrats commerciaux. A la suite d’un conflit avec Nike, il est désormais sponsorisé par New Balance. Il s’agit d’un équipementier très peu connu dans l’univers de la balle orange. « The Klaw » reste néanmoins présent à la télévision ainsi que dans la presse traditionnelle et en ligne de par ses obligations médiatiques envers la NBA. A ce sujet, certaines de ses expressions du visage en conférence de presse suite à des questions douteuses de journalistes sont mythiques.

Rodrigue Beaubois

Individu à la personnalité discrète, accordant très peu d’interview dans les médias malgré son talent et statut qui suscitent beaucoup l’attention, l’ancien arrière des Dallas Mavericks évoluant désormais en Euroleague avec Anadolu Efes Istanbul n’est pas photogénique ni du genre à dévoiler sa vie privée sur internet. Pour le suivre sur les réseaux sociaux, c’est mission impossible. Il n’existe en effet aucun compte certifié à son nom.

Côté sportif, il détient un record dans la catégorie « rookie français en NBA ayant inscrit le plus de points lors d’un match » avec 40 unités marquées à son compteur le 27 mars 2010 face aux Golden State Warriors. Ce soir là, « Roddy B » comme on le surnomme dans le milieu, avait pris feu (avec notamment un joli 9/11 de réussite derrière l’arc). Le natif de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) était l’un des basketteurs français les plus prometteurs de la dernière décennie aux Etats-Unis. A plusieurs reprises, il avait trusté les Top 10 quotidiens de la NBA. Et ce, notamment grâce à son association avec le désormais coach Jason Kidd. Celui-ci l’envoyait régulièrement au alley-oop. Mais ses pépins physiques à répétition auront eu raison de sa carrière au plus haut niveau, dans la meilleure ligue de basket-ball au Monde.