Ils étaient censés devenir des vedettes de la NBA ou du basket européen… La maladie en aura malheureusement décidé autrement. Voici quatre basketteurs au destin brisé par la maladie.

Ludovic Vaty

L’intérieur guadeloupéen Ludovic Vaty a connu une carrière de basketteur professionnel longue de sept saisons avant qu’on lui découvrir un problème cardiaque. La pathologie en question pouvant provoquer une mort subite, aucun risque n’a été pris. Sa carrière s’est stoppée nette, du jour au lendemain. Ludo avait alors 24 ans et était en pleine ascension. MVP de l’édition 2013 de la Leaders Cup, l’intéressé frappait à la porte des Bleus après avoir été membre des équipes de France de jeunes. Quelques années plus tôt, il avait été testé par plusieurs franchises NBA, dont les Lakers, en marge de la draft 2010.

N’ayant jamais vraiment digéré la tragique nouvelle ayant entraîné cet arrêt brutal, Vaty a tout mis en œuvre pour retrouver les parquets. Un retour encadré sur les terrains a pu avoir lieu en 2016 dans la troisième division française. Après trois saisons dans l’élite fédérale, il a rejoint en 2019 le petit club de Coteaux de Luy pour jouer en NM3.

Jonathan Jeanne

Avant d’intégrer la NBA, des tests médicaux très poussés sont réalisés auprès des joueurs susceptibles d’être draftés. Si rien n’est à signaler suite à la grande majorité des analyses, il arrive parfois que les médecins détectent une anomalie physiologique remettant parfois en question la suite de la carrière d’un athlète. Tout s’effondre alors… C’est ce qui est arrivé au français Jonathan Jeanne. Le longiligne pivot, attendu au premier tour de la draft 2017, est tombé de haut lorsqu’il s’est vu notifier qu’il était victime du syndrome de Marfan. Cette maladie héréditaire rare, touchant principalement les individus de grande taille, n’est à priori pas compatible avec la pratique du sport de haut niveau. Malgré le danger encouru, l’ancien pensionnaire du Centre Fédéral a décidé de poursuivre sa carrière de basketteur professionnel dans les championnats de secondes zones. Bien loin des parquets américains de la NBA…

Isaiah Austin

Avant Jonathan Jeanne, le syndrome de mafran a brisé quelques autres carrières. Isaiah Austin est l’un d’entre eux. Comme le prodige français, ce pivot américain de 2m16 a fait le choix de trouver un autre point de chute pour vivre de son sport favori en tant qu’athlète. Devenu une star en Chine après une expérience en Serbie, l’ancien étudiant de la fac de Baylor possède la particularité d’être handicapé au niveau de la vue puisqu’il est également aveugle de l’œil droit. Cela ne l’empêche pas de dominer ses vis à vis dans la peinture. Aux dernières nouvelles, il portait le maillot de Indios de Mayaguez au Porto Rico. Et ce, après avoir écrasé les cercles du championnat mexicain la saison passée.

Brandon Roy

Franchise player des Portland TrailBlazers au milieu des années 2000, Brandon Roy était déjà une vedette de la NBA lorsqu’il a été contraint de mettre prématurément un terme à sa carrière de basketteur pro. Le numéro 6 de la draft 2006 a été victime d’une arthrite dégénérative au genou gauche rendant très difficile – pour ne pas dire impossible – la pratique du basket. Cette maladie incurable le contraignait à avaler des antidouleurs au quotidien pour faire un peu de sport. En amoureux de la balle orange, et après une pause d’un an, il essaya bien un comeback. Et ce, avec les Minnesota Timberwolves. Mais le corps ne suivait malheureusement plus… Aujourd’hui âgé de 37 ans, l’ancien coéquipier de Nicolas Batum s’est reconverti dans le coaching.