A 21 ans, le poste 2/1 Malcolm Gountas (1m88) s’apprête à découvrir la Nationale 2 avec un rôle majeur, privilégiant le temps de jeu et les responsabilités au prestige du championnat dans lequel il évolue. Un choix opté par très peu de jeunes espoirs prometteurs sortant d’un centre de formation. Ayant commencé le basket au SPO Rouen à l’âge de 8 ans, il n’a jamais vraiment quitté le club normand depuis ses débuts. « La région Haute-Normandie, j’y suis né et j’ai toujours vécu là-bas. C’est vraiment la première fois cette année que je vais partir afin de lancer ma carrière », explique Malcolm, déterminé à réussir et à évoluer à un niveau dans lequel il pourra s’épanouir. « A la base, je souhaitais signer en Nationale 1 mais il n’y a pas eu de suite avec les clubs avec qui j’avais des contacts. Finalement, Guillaume Quintard, qui est le nouveau coach de Cognac, a joint mon agent et ça s’est fait. Je me retrouve quand même dans un club professionnel puisque ce n’est pas un club de Nationale 2 amateur, donc je suis plutôt ravie de ma signature. Je viens pour m’affirmer et dominer la poule si jamais j’en suis capable », poursuit celui qui a déjà connu avec succès le monde des adultes avec la formation rouennaise en 2013/2014, terminant à une belle deuxième place de la poule G de Nationale 3. De plus, lors de ces trois dernières années, en plus de s’entraîner avec les pros, Gountas a eu l’opportunité de disputer une cinquantaine de matchs au total entre la Pro B et la Pro A. L’occasion pour lui de laisser entrevoir des choses intéressantes pour l’avenir. « Retrouver la LNB, c’est l’objectif à long terme. Mais je ne suis pas du tout pressé et je peux faire plusieurs années en Nationale 2 ou en Nationale 1 avant vraiment d’arriver en Pro B ou en Pro A. En tout cas, tout ce que je veux, c’est d’arriver prêt et avec un vrai rôle. En Pro B, c’est quand même difficile de faire sa place, surtout avec la nouvelle règle des moins de 23 ans qui fait que beaucoup de joueurs qui sont là pour compléter les effectifs. J’avais des propositions comme cela mais j’aurai refait une année au cours de laquelle je me serai entraîné avec les pros et j’aurai disputé les matchs en Nationale 3. Ce qui ne m’intéressait pas car déjà fait pendant trois ans. Généralement, c’est difficile de signer en Pro B avec un rôle sans être 10 ou 11ème homme. A un moment, tu as envie de jouer 25-30 minutes, et pas quand il y a une hécatombe de blessures ».