Dans une quête incessante de devenir un meilleur basketteur, l’amélioration de sa vision de jeu est primordiale. Comprendre et lire le jeu permet de prendre des meilleures décisions pour soi et son équipe. Concrètement, cela peut permettre d’éviter une perte de balle, de chiper le ballon à l’adversaire, etc. Mais aussi de sauver une possession mal embarquée en trouvant par exemple au dernier moment un coéquipier libre. Au final, tout cela peut s’avérer très précieux pour remporter un match accroché au tableau d’affichage.

Développer sa vision de jeu, un travail de longue haleine

Chez un basketteur, la vision de jeu ne se développe pas toute seule. Elle demande un certain travail, à la fois individuel et collectif. Sur un terrain de basket, il faut être conscient que tous les joueurs n’ont pas le même QI basket. Ni les mêmes compétences techniques, athlétiques et mentales… Cependant, tous les joueurs d’un effectif doivent cohabiter ensemble sur le parquet. Et ce, avec leurs propres forces et faiblesses. Pour attaquer et défendre en équipe, les coéquipiers doivent également être connectés entre eux, les uns aux autres. L’amélioration de la vision de jeu passe donc impérativement par un travail en équipe afin de mettre en oeuvre des systèmes appris collectivement. Mais pas que. La plus grosse partie du travail s’effectue soi-même.

Individuellement, il existe différents moyens pour améliorer sa vision de jeu.

  • Le fait de visionner et étudier de nombreux matchs de basket-ball : regarder de nombreuses actions et situations de jeu vous permettra d’apprendre beaucoup sur comment bien jouer au basket. Lorsqu’une situation identique ou similaire à celle que vous avez visionné au préalable se reproduira dans un de vos matchs, vous saurez quoi faire. Vous aurez intégré quelle est la meilleure décision à prendre pour vous et votre équipe. Cela sera un automatisme, bien que de nombreuses situations de jeu soient différentes (il existe un grand nombre de variantes dans ce sport) et que l’environnement, notamment concernant le placement des joueurs en attaque et en défense, est toujours à prendre en compte.
  • La pratique : pour assimiler tout ce que vous avez appris théoriquement, il n’y a rien de mieux que la mise en oeuvre. La pratique et la répétition des mouvements vont vous permettre de mémoriser les opportunités à saisir à un moment T. Plus vous accumulerez de l’expérience, plus vous serez bon dans ce que vous faites. Que cela soit à l’entraînement ou en match, le fait d’appliquer les systèmes de jeu ainsi que les conseils reçus de la part de votre coach et coéquipiers vous permettra de vous améliorer. Cependant, le basket-ball n’est pas une science exacte. Le jeu « se sent », il fonctionne aussi au feeling. Parfois, vous devez donc aussi vous écouter et tenter de nouvelles choses.
  • La chirurgie des yeux : même si elle peut s’effectuer au laser, il s’agit d’une méthode un peu extrême et peu conseillée pour Monsieur tout le monde. En plus d’un prix assez couteux pour se faire prendre en charge, les yeux représentent un organe très sensible du corps humain. Un certain nombre de joueurs NBA ont néanmoins adopté cette opération permettant d’améliorer sa vue, sans avoir besoin de porter de lunettes ou de lentilles. La superstar LeBron James, qui était cette saison (avant l’arrêt de la compétition) le numéro 1 de la NBA au nombre de passes décisives délivrées à ses coéquipiers, en fait partie. De même que son ami désormais retraité Dwyane Wade, que Chris Paul ou encore du shooteur d’élite Danny Green, son coéquipier aux Lakers.

Comme tout domaine de la vie, tout est perfectible ou source de progrès au niveau de la vision de jeu. Certes, vous ne deviendrez pas John Stockton (meilleur passeur de l’histoire de la NBA) ou Steve Nash (double MVP de la saison régulière NBA en 2005 et 2006) du jour au lendemain. Il s’agit d’un travail de longue haleine. Même si dans ce secteur, en partant de zéro, vous effectuerez certainement beaucoup de progrès au début, il parait logique que vous effectuerez certainement aussi un certain nombre d’erreurs… Avant d’apprendre régulièrement de nouvelles subtilités et de les intégrer au fur et à mesure à votre arsenal. C’est de cette façon que l’on progresse.