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© Alan Le Bolloch / bolloch.com

Comment les basketteurs NBA investissent leur argent ?

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Être basketteur en NBA signifie empocher chaque année a minima un million de dollars à travers un contrat avec une équipe. Sans compter les revenus de sponsoring générés en parallèle par des partenariats noués avec des entreprises provenant de différents secteurs (équipements sportifs, alimentation, multimédias, etc.).

Investir pour diversifier ses sources de revenus

Les investissements sont le meilleur moyen pour les basketteurs NBA d’accroitre leur patrimoine. Ou, a minima, de le préserver.

Des millionnaires du jour au lendemain

Face à cette richesse soudaine pour la plupart d’entre eux, les athlètes appartenant au meilleur championnat de basket-ball au Monde réagissent différemment concernant l’utilisation de leurs liquidités. Globalement peu éduqués dans ce domaine et venant majoritairement de milieux sociaux défavorisés, beaucoup des nouveaux venus dans la grande ligue américaine n’ont qu’une seule idée en tête : profiter de la vie et faire bénéficier de leur fortune à leurs proches. Ce qui signifie dépenser à tout va, sans compter. Dans des futilités qui plus est la majeure partie du temps… De ce fait, il n’est pas étonnant que de nombreux basketteurs américains finissent ruinés dans les années suivant leur retraite sportive.

Les actions de sensibilisations de la NBA

Pour tenter d’anéantir ce véritable fléau, la NBA mène depuis plusieurs années des actions de sensibilisation à la gestion financière auprès de ses acteurs. Cela peut donner des idées à certains pour s’instruire et faire fructifier intelligemment leur argent. Et en refroidir d’autres dans leurs envies de folies. Dans cet article, nous allons nous intéresser à la première catégorie de basketteurs professionnels. Ceux qui cherchent à augmenter leur capital.

Bien entendu, comme tout autre individu sur Terre, un joueur estampillé NBA doit utiliser une partie de son salaire pour vivre au quotidien. Pour sa part, la superstar montante Jayson Tatum a décidé d’épargner sur un compte bancaire l’intégralité de ses revenus de son contrat rookie (d’un montant de 30 millions de dollars sur quatre ans) avec les Boston Celtics, et de consommer uniquement l’argent perçu par l’intermédiaire de ses sponsors. Mais il s’agit probablement d’un cas isolé dans cette ligue de multi-millionnaires, probablement peu intéressés pour mettre leur argent en sommeil et par les faibles taux d’intérêt proposés par les banques.

L’immobilier, une valeur sûre et plébiscitée

Outre la nourriture et un moyen de transport pour se déplacer, un basketteur doit aussi se procurer un toit. Certains sont locataires de leur logement. Cela est compréhensible pour ceux qui débarquent dans la ligue et dont l’avenir à moyen terme dans une ville est incertain. Heureusement pour eux, beaucoup sont propriétaires d’au moins un appartement ou d’une maison. L’immobilier est l’un des premiers secteurs d’investissement dans lesquels les athlètes se lancent. Il s’agit en effet d’un domaine assez sûr et rentable. Candidat à la dernière édition du Slam Dunk Contest lors du NBA All-Star Weekend, Pat Connaughton en a presque fait une seconde activité professionnelle. A ce sujet, il compte bien se reconvertir dans ce secteur une fois sa carrière sportive terminée.

Un investissement sur son corps et sa santé

Un autre investissement primordial dans l’univers du sport au plus haut niveau est l’investissement sur son outil de travail, à savoir son corps. Cela se traduit par exemple par l’embauche d’un chef cuisinier, d’un kiné. Ou encore dans l’achat de produits alimentaires de haute qualité, d’équipements favorisant la récupération physique. Ainsi, en prenant de soin de soi, les basketteurs améliorent leurs performances sur le terrain et leur longévité. Cela influencera logiquement le montant de leur(s) futur(s) contrat(s) NBA. En investissant plus d’un million de billets verts par an dans ce domaine, LeBron James a parfaitement compris cela. Malgré ses 35 ans, le numéro 23 des Los Angeles Lakers siège toujours des les sommets de la grande ligue américaine. Mais il est vrai que l’ensemble de ses confrères n’ont pas tous les moyens d’investir autant d’argent dans ce secteur…

Un mélange de passion et de rentabilité

Mis à part ces deux investissements qui devraient être incontournables pour tout athlète professionnel qui se respecte, ces derniers établissent une stratégie afin de diversifier leur patrimoine et leurs sources de revenus. Ainsi, de préférence à l’aide d’un ou plusieurs conseillers financiers, ou de toute autre personne de confiance et compétente, ils vont placer leurs sous dans différentes sociétés pour en devenir actionnaire. Les choix d’investissements effectués peuvent être guidés par la passion, pour le plaisir de participer au développement d’un projet qui leur tient à cœur. Mais aussi bien évidement dans l’espoir d’un retour financier sur investissement.

Kyle Kuzma veut gagner de l’argent 24h/24

Joueur NBA, Kyle Kuzma ne se satisfait pas de ses différentes sources de revenus liés à son activité de basketteur professionnel. Il a donc décidé d’investir son argent dans différentes entreprises qui lui rapportent déjà des dividendes. Le fait de générer des revenus passifs quand il dort, c’est l’ambition ultime de Kyle Kuzma. Celui-ci a acheté des parts dans les entreprises Trufan (start up spécialisée dans la récupération de data sur les réseaux sociaux) et Boku (société spécialisée dans l’alimentation vegan) entre autres. Selon ses dires, il en a déjà tiré un bénéfice sur le plan économique…

« C’est juste pour faire de l’argent », réagissait-il d’abord en plaisantant, sans doute un peu gêné, devant les caméras et micros braqués sur lui à la sortie d’une séance d’entraînement à l’époque où il jouait pour les Lakers. « Honnêtement, c’est la principale raison. Pour moi, il est très judicieux d’investir son argent. Je suis jeune et dispose de supers modèles autour de moi. Les vétérans, des gars qui ont joué dix ou douze ans en NBA, ils sont tous dans les investissements. Avoir Magic Johnson ici est énorme parce qu’il est l’exemple parfait du businessman. L’objectif est que mon argent produise de l’argent. Et donc que je puisse continuer à faire de l’argent quand je suis en train de dormir. C’est la mentalité que j’essaie d’avoir. Jusqu’à présent ça fonctionne pour moi. », poursuivait-il ensuite avec un air plus sérieux.

S’il suit les traces de ses aînés Magic Johnson et LeBron James, qui visent le milliard de dollars de patrimoine, Kyle Kuzma pourrait devenir l’un des plus grands entrepreneurs à succès dans le milieu du basket professionnel américain.

L’émergence du e-sport

Parmi les secteurs prisés, on retrouve les nouvelles technologies. Effectivement, le retour sur investissement peut être élevé. Cependant, le risque de perdre des billes est également plus fort si le projet ne prend pas. Autre domaine : le e-sport, qui prend de plus en plus d’importance dans la société. Et dont le pivot international français Rudy Gobert a décidé d’y consacrer des économies.

Le e-sport : une passion et un investissement pour Rudy Gobert

Rudy Gobert est le basketteur français le mieux rémunéré de la planète. C’est aussi un grand amateur de ces loisirs virtuels. Il s’y adonne en local ou en ligne sur consoles portables et de salon depuis son adolescence. Ses jeux fétiches ? On retrouve les différentes éditions des jeux Call of Duty. Et bien sûr NBA 2K. Mais Gobert ne fait pas que de se divertir derrière les écrans. Il s’implique également dans le développement de ce secteur. Le médaillé de bronze à la Coupe du Monde 2019 a rejoint le capital de la société ReKTGlobal. Celle-ci est relativement récente, puisqu’elle a été fondée en 2016.

Son implication dans cette entreprise et cet univers ne se limite pas à un simple apport de liquidités. Effectivement, au delà de son investissement monétaire, Gobert va apporter son image et sa notoriété dans le recrutement de nouveaux fans, « gamers » et partenaires entre autres. Ainsi que certainement faire part de conseils. Ou, du moins, de retours d’expériences concernant sa pratique des jeux vidéos. Il est également prévu que « The Stiffle Tower » co-anime des shows de jeux vidéos en live. Décrié par certains, qui affirment notamment que la pratique des jeux vidéos n’est pas un sport, le E-Sport prend de plus en plus de place dans le Monde d’aujourd’hui. Celui-ci est tourné vers la technologie, le virtuel et le divertissement.

Les investissements des basketteurs dans les clubs de football

L’univers du sport traditionnel n’est pas oublié dans les finances de certains basketteurs NBA. Particulièrement lucratif, notamment sur le sol européen, le football est la cible de plusieurs All-Stars. C’est le cas par exemple de Carmelo Anthony (qui a acheté en 2015 le Puerto Rico FC), de Kevin Garnett (actionnaire de l’AS Roma), de LeBron James (actionnaire du Liverpool FC) ou encore dernièrement de Tony Parker (ambassadeur de l’Olympique Lyonnais et actionnaire du club féminin Reign FC).