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Comment réussir un lancer-franc à la perfection ?

Publié par le 12 août 2019               

Après le dunk et le lay-up (autrement dit, le double pas) tout seul face au cercle où le joueur n’a plus qu’à déposer la balle (avec ou sans l’aide de la planche) en s’élevant dans les airs, le lancer-franc est la troisième action de jeu offensive durant laquelle le taux de réussite du tir est le plus élevé chez la plupart des basketteurs et basketteuses. Effectivement, s’il est vrai qu’il existe des cancres dans le domaine (comme Shaquille O’Neal, dont vous pouvez retrouver l’autobiographie Sans Filtre), le lancer-franc est une façon très efficace (à condition qu’il soit maitrisé) d’inscrire un à un des points supplémentaires au tableau d’affichage en faveur de son équipe.

Située à 4 mètres et 60 centimètres du panier, la ligne de lancers-francs peut clairement être assimilée à un penalty si l’on compare le basket-ball avec le football. A la différence près que le tireur n’est pas complètement livré à lui-même au football (puisque le gardien de but adverse intervient), contrairement au basket…

L’équipe adverse vient donc de réaliser sa cinquième faute ou plus dans le quart-temps et se trouve dans la pénalité, ou bien vous venez de provoquer la faute d’un défenseur sur une tentative de shoot en pleine exécution. L’un des arbitres du match siffle l’infraction et le jeu s’arrête. Pendant que vous vous dirigez plus ou moins lentement et avec plus ou moins de confiance vers la ligne de réparation avec l’opportunité de sanctionner vos adversaires de la faute commise, tous les spectateurs présents dans la salle ont les yeux rivés sur vous. La pression monte au fur et à mesure que vous vous rapprochez de la tête de la raquette. Dans le même temps, vous recevez les encouragements de vos coéquipiers, parfois des mots doux de vos adversaires, ainsi que l’amour ou à l’inverse la haine du public (selon le fait que vous évoluez à domicile ou à l’extérieur). Une fois en position et ballon en mains, vous avez officiellement cinq secondes maximum pour lâcher le cuir lors de votre première tentative de scorer 1 point en faisant tomber la balle dans le cercle. Que votre premier essai soit réussi ou raté, une seconde opportunité de marquer un nouveau point additionnel vous sera offerte si la faute du défenseur n’a pas amené un panier valide sur l’action de jeu en question.
Votre état d’esprit doit rester positif. Il faut savoir que la confiance en soi est l’une des principales clés d’un lancer-franc réussi. L’aspect mental est extrêmement important. Vous devez visualiser le ballon dans le cercle tout au long du processus propre au déroulement d’un lancer-franc : du moment où vous recevez la balle sur une passe de l’arbitre au fouetté du poignet dirigeant la balle vers le panier, en passant par la phase préparatoire de concentration et le léger fléchissement des jambes.

Pour ne pas être distrait par l’environnement extérieur, les athlètes apprennent à protéger leur corps et esprit des mauvaises ondes en se formant un univers. Ne penser à rien d’autre que le son et la sensation du « swish » de la balle transperçant les filets de l’intérieur est par exemple une bonne astuce pour se créer sa bulle. Cela passe aussi bien souvent par l’installation d’une routine propre à chaque joueur. Beaucoup de basketteurs professionnels ont une mimique qu’ils ne cessent de répéter avant de lâcher le ballon orange dans les airs. A chaque lancer-franc, leurs mouvements et gestes deviennent instinctifs et aident à atteindre la perfection à force de répétitions. Cela peut être plusieurs dribbles effectués au sol, le toucher ou le mouvement d’une partie du corps, etc. A chacun son style et ses habitudes.

Bien évidemment, la technique et notamment la gestuelle de tir est également importante et primordiale pour faire mouche et enchaîner les lancers-francs avec un fort taux de réussite. Un excellent shooteur se positionne les pieds droits et légèrement écartés face au cercle à environ un centimètre derrière la ligne de réparation, de façon à être sûr de ne pas la mordre. Puis, jambes tendues, il effectue un ou deux dribbles à l’arrêt de manière à vraiment s’imprégner du cuir et à bien le prendre en mains au moment du tir. Ces dribbles sont également importants pour amorcer un premier mouvement du bras qui va tirer avant le déclenchement du shoot plus ou moins dans la foulée. Au moment de shooter, au niveau du positionnement, le cuir doit être maintenu du bout des doigts du bras tireur et être placé au dessus de sa tête (tout en étant visible de ses propres yeux) de façon à ce qu’un angle droit soit formé au niveau du coude. Une fois cette position acquise, les jambes doivent être légèrement fléchies puis se tendre avant que le bras tireur se tende également et que le fouetté du poignet intervienne. Les mouvements doivent être coordonnés et se suivre pour allier performance et élégance. Surtout, concernant la gestuelle du tir, il ne faut pas oublier de terminer son geste en fouettant bien le poignet et en conservant la main shooteuse en hauteur vers le sol durant les deux à trois secondes suivants le tir afin de ne pas déformer la trajectoire du ballon. La main « faible » du tireur, à savoir la main gauche pour les droitiers (et inversement pour les gauchers) doit uniquement être utilisée pour stabiliser la balle orange dans l’autre main.

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