Agent sportif est un métier prisé dans l’univers du sport business. Beaucoup d’étudiants dans les écoles de management du sport rêvent de faire carrière dans ce domaine. Certains tentent l’aventure mais finissent par abandonner rapidement.

C’est un métier beaucoup plus difficile que la plupart des individus le pense.

Pour beaucoup, il s’agit d’un job de rêve qui consiste à assister aux plus grands évènements sportifs internationaux en étant assis au premier rang. En réalité, cette profession est beaucoup plus complexe que ça. Ne représente pas des sportifs professionnels qui veut. Encore moins les vedettes d’une pratique sportive très médiatisée, comme le fait Comsport.

La profession d’agent, qui nécessite une forte passion pour perdurer, est règlementée. Dans un premier temps, il faut obtenir une licence en passant avec succès un examen. Le taux de réussite est très faible.

Une fois le précieux sésame en poche, les agents doivent convaincre les joueurs et les clubs professionnels de collaborer avec eux en faisant appel à leurs services.

De Saint-Germain-en-Laye au chic parisien

L’agence Comsport a accompli de grandes choses dans l’univers du basket-ball. Plus de 20 ans après sa création dans un local modeste en banlieue parisienne, cette société de représentation de basketteurs et basketteuses est devenue leader du marché en France. A son actif, elle recense une centaine de clients. Son chiffre d’affaires annuel se compte en millions d’euros. De plus, son siège social se situe désormais dans le 17ème arrondissement de Paris. A quelques pas de la prestigieuse avenue des Champs-Élysées…

Une aventure aux États-Unis depuis plus de 15 ans

Depuis 2005, l’agence Comsport s’est affirmée au fil des années comme étant spécialiste de l’importation de basketteurs français en NBA et de basketteuses françaises en WNBA. Elle possède aussi des bureaux à Dallas, où réside Bouna Ndiaye.

A ce jour, elle a envoyé plus d’une dizaine d’athlètes dans la plus prestigieuse ligue mondiale de basket. Chez les hommes, Nicolas Batum, Evan Fournier, Rudy Gobert, Sekou Doumbouya, Jaylen Hoard, Ian Mahinmi, Ronny Turiaf, Mickaël Gelabale, Alexis Ajinça, Rodrigue Beaubois, Kévin Séraphin et Vincent Poirier ont tous vécu leur rêve américain en étant représenté par l’agence. Chez les femmes, on recense notamment Céline Dumerc, Marine Johannes, Sandrine Gruda et prochainement Iliana Rupert.

Comsport, une agence qui ne se fixe aucune limite

Représenter les meilleurs athlètes professionnels de la planète ne se concrétise pas du jour au lendemain. Co-fondateurs de Comsport, Bouna Ndiaye et Jérémy Medjana se sont lancés plusieurs défis ambitieux en fonctionnant par étapes. Au fur et à mesure du temps, le duo a franchi les marches les uns après les autres.

Parmi leur portefeuille de clients, ils possèdent actuellement un triple meilleur défenseur de la NBA et double All-Star. Vous l’aurez reconnu, il s’agit de Rudy Gobert. C’est le premier basketteur géré par l’agence à bénéficier d’un tel statut dans le championnat de basket nord-américain. Son contrat de 205 millions de dollars sur cinq ans est historique dans le sport français. Mais aussi chez les pivots en NBA…

Avant la signature du nouveau contrat astronomique de Gobert, qui a fait passer l’agence dans une autre dimension dans la hiérarchie mondiale des agents, Nicolas Batum a permis à Comsport de se faire respecter par les poids lourds du milieu aux États-Unis. Sa prolongation à Portland en 2012, pour un montant global de 46 millions sur quatre années, avait fait beaucoup parler à l’époque. Plus tard, la signature du normand à Charlotte pour un pactole de 120 millions de billets verts n’aura fait que confirmer les excellentes capacités de négociation de ses agents. D’autant plus que le même été, plusieurs autres clients de l’agence Comsport ont touché le jackpot. Evan Fournier (85 millions sur cinq ans), Ian Mahinmi (64 millions sur quatre ans) et Rudy Gobert (102 millions sur quatre ans) ont tous mis leur famille à l’abri financièrement pour leur vie entière.

L’été historique de Comsport a été documenté en vidéo dans un reportage diffusé gratuitement sur YouTube.

Des désillusions avant le succès

Avant d’occuper une position de choix sur le marché américain des athlètes français, les fondateurs de l’agence ont connu des déceptions. L’univers du basket-ball professionnel aux USA est une grande jungle. Des joueurs représentés par Comsport au début de leur carrière NBA ont quitté l’agence en cours de route. On pense notamment à Ronny Turiaf, Johan Petro ou encore Kévin Séraphin (avant de revenir plus tard). D’autres n’ont plus trouvé preneur parmi les trente franchises après quelques saisons disputées. Cela a compliqué la tâche pour leurs représentants dans l’optique de s’imposer à l’étranger dans un secteur ultra concurrentiel.

Il est également important de préciser que l’union fait la force. Les deux associés, Bouna Ndiaye et Jérémy Medjana, l’ont bien compris. Seul, il est impossible de gérer un portefeuille de joueurs NBA internationaux. Une présence quotidienne sur place est indispensable. Et ce, pour répondre aux sollicitations diverses et accompagner au mieux ses athlètes. Et ainsi éviter de se faire piquer des clients prestigieux par une concurrence agissant sans scrupule…

Un avenir radieux malgré la concurrence

Aujourd’hui, l’intégralité des prospects NBA de nationalité française ne sont pas représentés par l’agence. Mais Comsport dispose dans son giron d’un noyau important de pépites pleines de promesses. Parmi elles, Juhann Begarin et Victor Wembanyama, respectivement leaders des générations 2002 et 2004. Le joueur de Nanterre est d’ailleurs le potentiel français le plus intriguant et impressionnant de tous les temps. En toute logique, si la tendance se confirme et qu’il maintient ses exploits sur les parquets, Wembanyama marquera l’Histoire en devenant, en 2022 ou 2023, le numéro 1 de la draft NBA.