Expression popularisée en France par le célèbre commentateur George Eddy, le « money time » signifie les deux à trois dernières minutes d’une rencontre particulièrement indécise.

Au basket-ball, dans ces moments chauds, chaque possession compte. Le moindre faux pas des deux côtés du terrain peut être fatal. Et prendre les meilleures décisions pour obtenir le gain de la partie n’est pas forcément une chose aisée.

Dans cette situation, il peut arriver que tous les joueurs se regardent et veulent se débarrasser du ballon pour éviter d’être celui qui va fait perdre l’équipe en cas de perte de balle ou d’un shoot manqué. C’est souvent ce qui se passe dans les divisions amateurs, aux niveaux départementaux ou encore régionaux. Dans le monde professionnel, les basketteurs se posent moins de questions. Certains parviennent à se sublimer dans ces moments clés qui peuvent les faire entrer dans la légende. Donner la balle au joueur qui a la main chaude peut être une solution. Aussi, en toute logique, le leader de l’équipe pourrait vouloir prendre ses responsabilités et la réclamer. D’autres éléments évoluant habituellement dans l’ombre voudraient certainement s’improviser le héros de la rencontre. Cependant, il y a une hiérarchie à respecter dans chaque organisation. Et la responsabilité de la gestion de la fin de match en revient à l’entraîneur.

Le rôle essentiel du coach dans le money time

Pour aider ses joueurs à mieux appréhender une fin de match au couteau, le coach principal a un rôle primordial à jouer. Même si ce n’est pas directement lui qui attrapera un rebond, effectuera une interception ou inscrira un panier décisif, il a notamment la capacité d’influencer sur le mental de ses éléments. Mais aussi plus ou moins sur leurs faits et gestes à venir… Un coach possède effectivement les compétences pour rassurer sa troupe, ainsi que de mettre en place une stratégie et des systèmes de jeu efficaces. Même si tout ne se passera pas forcément comme prévu, son expérience et ses conseils permettront à ses cinq joueurs sur le terrain d’essayer de prendre la meilleure décision, à la fois en attaque et en défense.

L’utilisation de tous les temps-mort restants à la disposition du coach est recommandé. Pour, d’une part, essayer de relâcher la pression en faisant souffler au maximum les joueurs. Ces derniers peuvent être épuisés à la fin d’un match éprouvant à la fois physiquement et mentalement. Et d’autre part pour exposer un plan de jeu à adopter sur l’action suivante. Parfois, tout ne se passe pas comme souhaité initialement, mais le dénouement de la rencontre peut être heureux quand même.

Ne pas oublier les arbitres

Acteurs importants d’un match, les arbitres seront aussi plus tendus et attentifs à la moindre faute défensive ou offensive qui pourrait être commise. Et ce, encore plus particulièrement dans un environnement hostile, dans lequel la pression du public, des joueurs et entraîneurs est réelle. Une faute technique peut vite arriver à l’encontre d’un acteur trop insistant et râleur. Celle-ci peut littéralement faire basculer le sort du match à l’avantage de l’adversaire. Aussi, dans ces fins de match se jouant à une possession d’écart, un coup de sifflet du corps arbitral à la dernière seconde peut vous faire gagner ou perdre une rencontre. Le contrôle de ses émotions sur le plan mental et physique est le maitre mot pour éviter une défaite.