Le NBA All-Star Weekend représente l’un des événements majeurs de la saison organisé par la grande ligue américaine. Attendus chaque année par les fans du Monde entier, ces trois jours de spectacle sont également suivis par des centaines de médias nationaux et internationaux qui font chaque année le déplacement dans la ville organisatrice.

Le media day du Rising Star Challenge

Tout commence le vendredi matin avec le media day du Rising Star Challenge, qui se déroule dans une infrastructure différente que les matchs et concours du soir. En l’occurence, c’était la Wintrust Arena, située au Sud de Chicago et dotée d’une capacité de 10 387 spectateurs, qui accueillait les festivités matinales tout au long du vendredi et samedi. Tout est chronométré dans l’organisation et le déroulement des évènements. Dès 9h30, les membres de la Team « World » arrivent au compte goutte sur le parquet recouvert de tapis bleus fonçés, et se montrent disponibles pour les médias pendant une durée approximative de 20 à 30 minutes maximum.

A 10h pétante, c’est au tour de leurs homologues de la Team « USA » de débarquer accompagnés par un membre du staff de la NBA afin de remplacer leurs confrères. Chaque joueur est assis dans un « stand », qui ressemble à une mini-cabine ouverte, à son nom. Les journalistes les entourent et enchaînent à tour de rôle les questions plus ou moins pertinentes et originales.

Zion Williamson et Luka Dončić en chef de file

Véritables superstars, Zion Williamson et Luka Dončić ont remporté haut la main le titre honorifique de joueur ayant provoqué le plus de frénésie médiatiquement, respectivement pour la sélection américaine et la sélection mondiale. Pour approcher l’un de ses deux diamants qui représentent le futur de la NBA, il faut soit s’être levé très tôt et être arrivé parmi les premiers dans l’arena, soit appartenir à un puissant média.

L’omniprésence en masse des caméras, micros, smartphones et autres appareils photo autour d’eux pourrait facilement être déstabilisante pour des gamins d’à peine 20 ans. Mais cela ne semble pas être le cas pour ces deux « franchise player ».

A 10h30 pétante, c’est l’heure pour tous les acteurs de quitter le terrain. Tandis que les joueurs filent aux vestiaires, les médias sont invités à s’installer dans les tribunes pour assister aux 45 minutes d’entraînement de chaque sélection qui se succède sur le parquet. Très peu intenses, ces séances sont majoritairement constituées de shoots à longue distance et de légères courses en trottinant. En définitive, il s’agit d’un « décrassage » qui ne va pas fatiguer des organismes déjà très fortement sollicités durant la première partie de la saison.

Obligations contractuelles avec les sponsors et soirée variée

Tout le monde est libéré pour le déjeuner. L’après-midi, les joueurs participants aux différents matchs (Rising Star Challenge et All-Star Game) et concours (Skills Challenge, Three-Point Shootout et Slam Dunk Contest) sont conviés à des événements sociaux, caritatifs ou commerciaux organisés par la NBA (à travers les programmes NBA Jr. et NBA cares entre autres) et/ou leurs sponsors individuels. Dans le cadre de leurs missions et engagements contractuels, ils ont donc plus ou moins l’obligation de s’y rendre.

En fin d’après-midi, a lieu le match des célébrités qui réunit d’anciens joueurs NBA ainsi que des artistes, acteurs, etc. Néanmoins, l’heure de fin de cette rencontre coincide avec le coup d’envoi du Rising Star Challenge à l’autre bout de la ville, au United Center. Que cela soit pour les fans, les joueurs NBA et les journalistes, un choix est donc à faire entre ces deux matchs d’exhibition. Il est effectivement impossible de ne pas manquer une miette de ces deux évènements.

Comme chaque année à l’occasion du NBA All-Star Weekend, Michael Jordan profite de l’événement pour célébrer son anniversaire en compagnie d’invités de prestige et triés minutieusement sur le volet. En 2020, la soirée privée a été programmée dans la nuit du vendredi au samedi.

Le media day du All-Star Saturday Night et du All-Star Game

Le samedi matin est une copie conforme de la matinée de la veille, à quelques exception près. Toujours à la Wintrust Arena, les participants des différents concours du soir se montrent disponibles pour les médias à partir de 9h15. A l’extérieur de la salle, des milliers de fans commencent simultanément à constituer une immense file d’attente. Lorsque ceux-ci sont finalement autorisés à pénétrer dans les tribunes aux alentours de 10h, cela devient l’hystérie.

A chaque entrée de l’un des 24 All-Stars dans l’arène, les supporters acclament leurs idoles dans un contexte unique dans la saison. Une fois de plus, les joueurs ont été séparés en deux groupes distincts : la Team Giannis et la Team LeBron. Les douze membres de chaque équipe ont tous dû se présenter à leur stand nominatif durant un laps de temps de 45 minutes. Des dizaines de questions, plus ou moins pertinentes et insolites, défilent les unes après les autres à destination de chaque All-Star, livré à eux-mêmes derrière leur micro pour apporter systématiquement une réponse.

LeBron James superstar

De par son statut dans la NBA, l’apparition de LeBron James, lunette de soleil vissée sur le nez, casquette sur la tête et écharpe au cou, aura été particulièrement remarquée. Il semblerait que le « King » s’était préparé à affronter le froid glacial règnant en hiver à Chicago, lui qui est habitué à un climat tropical tout au long de la saison du côté de Los Angeles.

Une fois les obligations médiatiques terminées, les deux sélections « All-Stars » ont chacune offerte près d’une heure « d’entraînement » aux fans ammassés dans la Wintrust Arena. A l’image des entraînements de la veille de la Team World et de la Team USA du Rising Star Challenge, les protagonistes se sont majoritairement contentés de faire du shooting sans intensité et opposition durant la majeure partie du temps. Avant de rejoindre définitivement les vestiaires, ils ont néanmoins pris le temps de lancer des cadeaux (des petites balles en mousse avec le logo du NBA All-Star Game 2020 imprimé dessus) aux fans dans les tribunes afin de les remercier de leur présence et soutien.

Des concours de folie…

Après un après-midi où chacun a pu vaquer à ses occupations personnelles, la « State Farm All-Star Saturday Night » commence à 19h. Les festivités débutent tranquillement avec le Taco Bell Skills Challenge, qui rassemble huit participants au total et qui se déroule sous forme de duels à élimination directe entre deux candidats. Le premier qui remporte deux manches passe au tour suivant. Dans cet épreuve, l’abilité balle en main des candidats est testée.

Qu’ils soient arrières, ailiers ou intérieurs, les participants doivent courir le plus vite possible avec le ballon. Mais aussi faire des slaloms entre des poteaux, réaliser une passe dans une cible et inscrire un shoot à trois-points (à défaut, un lay-up suffit en cas d’échec à la première tentative) pour terminer le parcours. C’est Bam Adebayo, l’intérieur titulaire du Miami Heat, qui a soulevé le trophée de l’édition 2020. Comme il l’a souligné après sa victoire, il a apprécié avoir déjoué les pronostics. Les bookmakers de Las Vegas l’avaient effectivement prévu à la dernière place de la compétition.

Ce fût ensuite au Mountain Dew Three-Point Contest de prendre place sur le parquet du United Center. Huit snipers ont sorti l’artillerie pour tenter de succéder à Devin Booker. Bien qu’il ait failli parvenu à conserver sa couronne, l’arrière All-Star des Phoenix Suns a finalement terminé à la deuxième place du podium, coiffé sur un dernier tir primé dans le corner du surprenant Buddy Hield (Sacramento Kings). La nouvelle formule de ce concours, qui intègre deux tirs primés supplémentaires situés à 8 mètres du panier et valant 3 points chacun, a contribué à relancer l’intérêt de cette épreuve redondante.

… concluent par un Slam Dunk Contest de très haut niveau

Enfin, la soirée s’est clonclu sur un « feu d’artifice » avec le tant attendu Slam Dunk Contest. Les 20 000 spectateurs de la salle habituelle des Chicago Bulls en ont pris plein les yeux par le spectable proposé par les quatre dunkeurs mis en concurrence : Dwight Howard (Los Angeles Lakers), Pat Connaughton (Milwaukee Bucks), Derrick Jones Jr. (Miami Heat) et Aaron Gordon (Orlando Magic). Auteur de deux dunks parfaits lui ayant valu deux « 50 » au premier tour, le dernier athlète cité s’est facilement qualifié en finale face à son homologue floridien Derrick Jones Jr., qui l’a quant à lui rejoint de justesse en raison d’une concurrence féroce.

Les deux protagonistes enchaînant des smashs spectaculaires, originaux et parfaitement exécutés, il aura fallu ajouter deux prolongations pour que le jury ne se décide à donner l’avantage à l’ailier volant du Heat, qui fêtait le jour même son 23ème anniversaire. Le public n’a pas forcément compris cette décision, tant les performances de son adversaire Aaron Gordon ont été incroyables tout au long du concours. Son dernier dunk, réussi au dessus du géant Tacko Fall (2m26), aurait dû emmener le concours en triple prolongation. En vain…

Le jour le plus attendu du NBA All-Star Weekend

Le dimanche, dernière journée du NBA All-Star Weekend, permet à tout le monde de se reposer avant d’assister au match des étoiles le soir. Après déjeuner, les médias sont invités à se rendre à la clôture du Basketball Without Borders Global Camp, événement de quatre jours regroupant les meilleurs prospects mondiaux masculins et féminins âgés de 17 ans.

Pendant que les fans commencent déjà à faire la file d’attente dès 16h pour pouvoir pénétrer dans le United Center, la sécurité les retient devant une grille jusqu’à ce qu’ils n’obtiennent le feu vert pour laisser entrer les détenteurs d’un ticket. Effectivement, à cette heure-ci, nous sommes en plein cœur des répétitions de la présentation du show d’avant-match. L’accès y est donc formellement interdit au public.
A 18h, les premiers All-Stars font leur apparition sur le parquet pour le traditionnel échauffement d’avant-match.

Sur les coups de 19h, Magic Johnson prend la parole pour rendre hommage à David Stern, Kobe Bryant et sa fille Gianna, avant que Common ne reprenne le micro et les commandes de l’animation de l’événement. Après un nouvel hommage aux personnalités de la NBA récemment décédées, un hommage à la ville de Chicago et au néo retraité Dwyane Wade, la présentation des deux équipes « Team Giannis » vs « Team LeBron » pouvait avoir lieu, et le match commencer.

Victoire de la “Team LeBron”, Kawhi Leonard MVP

Dominé par LeBron James et ses coéquipiers, le premier quart-temps (53 à 41) n’avait pas la même allure que le second acte, cette fois-ci remporté par leurs adversaires (51 à 30). Au retour des vestiaires, le troisième quart-temps n’aura pas permis de départager les deux formations puisque la « Team Giannis » et la « Team LeBron » ont fait match nul (41-41) sur un ultime panier égalisateur de Rudy Gobert, servi sur un plateau par son coéquipier d’un soir, Trae Young. La victoire finale allait donc se décider dans le quatrième et dernier quart-temps.

Bien que la « Team LeBron » concédait des points de retard suite à l’excellent second quart-temps réalisé par la « Team Giannis », c’est bien l’équipe de la star des Los Angeles Lakers qui s’est imposée au final (sur le score de 157 à 155), grâce à un lancer-franc d’Anthony Davis. Kawhi Leonard a été élu MVP de la rencontre, avec notamment 30 points (dont 8 paniers à 3-pts inscrits) à son actif.