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Entretien avec le directeur du Syndicat National du Basket (SNB)

Publié par le 23 juin 2014               

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SNB

Syndicat National du Basket

Jean-François Reymond, le directeur du Syndicat National du Basket (SNB), nous explique le rôle du SNB dans son ensemble et revient plus précisément sur les actions qu’il mène autour des centres de formation. Entretien.

Quel est le rôle du SNB ?

Le SNB est là, à la base, pour négocier la convention collective pour les joueurs de ProA et de ProB mais aussi pour les joueurs qui sont dans les centres de formation de ProA et de ProB. Ça, c’est notre activité principale. Ensuite, on s’occupe d’aide juridique individuelle pour les joueurs lorsqu’ils ont des problèmes avec leur agent ou leur club ou les deux.. On s’occupe aussi de tout ce qui touche à la reconversion et à la formation des joueurs quand ils nous sollicitent. Le dernier point de travail se trouve dans les centres de formation : on met en place des actions de sensibilisation et de prévention dans la quasi-totalité des clubs de ProA qui veulent bien nous ouvrir leur porte mais aussi sur le camp d’exposition LNB qui a eu lieu récemment.

 « On met en place des actions de sensibilisation et de prévention dans la quasi-totalité des clubs de ProA  »

Justement, pouvez-vous nous en dire plus sur l’intervention au camp LNB qui a sembler marquer les esprits de plusieurs joueurs ?

Oui, on en a fait deux ! La première était sur le pôle emploi. Ça paraît être assez loin des réalités des sportifs mais pour autant, ceux qui n’auront pas de contrat professionnel à la fin de leur cursus de formation, il va falloir qu’ils s’y inscrivent ! Malheureusement, de part mon expérience dans la tournée des clubs et même des clubs professionnels, beaucoup ne le font pas. En général c’est soit parce qu’ils sont mal conseillés soit parce qu’on leur dit que ça ne sert à rien. Sauf qu’en France c’est une obligation pour avoir une couverture sociale et à minima gagner un peu d’argent. C’est aussi un droit contrairement à d’autre pays.. donc il semblait important de le leur rappeler. On a également eu une intervention sur la reconversion, sur les objectifs qu’il fallait se fixer et comment faire pour commencer à y réfléchir. Cette intervention a été faite en partenariat avec Noam Rudman.

Raphaël Poulain

Raphaël Poulain

Pour terminer, le dimanche on a fait intervenir quelqu’un que je connais très bien : Raphaël Poulain. C’est un ancien joueur de rugby du stade français, qui a eu une carrière avec beaucoup de très haut mais aussi beaucoup de très bas. Il a également fait du théâtre, il a écrit un livre… il a fait énormément de choses et a beaucoup d’expérience à rapporter. Il a l’avantage de pouvoir apporter une sensibilité différente de celle du basket. De plus, Raphaël c’est le meilleur exemple de tout ce qu’il faut faire et de tout ce qu’il ne faut pas faire dans une carrière. C’était la première fois qu’il faisait une intervention pour des non rugbymans, il y avait pas mal d’appréhension, il a failli ne pas venir. Finalement ça s’est très très bien passé, il a captivé les jeunes pendant 1h30. Ils ont vraiment apprécié je pense. Il y avait aussi les entraîneurs qui étaient là qui ont dit que l’intervention avait été géniale. Lui était vraiment content aussi donc tout le monde est gagnant et je pense que ça a vraiment sensibilisé les jeunes même si d’un aspect sociologique le basket et le rugby sont deux sports très différents. Il a eu un tonnerre d’applaudissement à la fin et je pense que ça va vraiment permettre à ces jeunes, ces futurs professionnels d’aborder leur carrière différemment.

Sur twitter, vous avez annoncé une évolution dans les rémunérations des joueurs en centre de formation. Pouvez vous nous en dire plus ?

C’est signé mais ça ne sera mis en application qu’à partir de la saison 2015-2016. Jusqu’à présent les joueurs en centre de formation étaient rémunérés en points. Ils avaient un certains nombre de points par rapport à leur sélection en équipe de France, etc… Sauf que ça, l’Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) n’en veut plus. Désormais il demande à ce que les gens soient rémunérés suivant un volume horaire correspondant à ce qui peut se faire pour quelqu’un qui serait payé au SMIC par exemple. Ce qui est pour moi normal. Ce qui se passe pour les jeunes en NCAA et pour les athlètes en général et en centre de formation est quand même assez similaire ; dans la mesure où ils ne sont quand même pas amateurs, ils sont salariés : ils doivent avoir un statut qui les couvrent à minima et qui leur offre une protection sociale. Donc on s’est mit autour de la table avec les employeurs, c’était aussi beaucoup plus facile pour eux puisque c’est eux a qui on a demandé en premier de changer ce système. On est arrivé à un accord. Comme dans tout les accords, il y a des gens qui se retrouvent lésés et d’autres qui se retrouvent avantagés : c’est le principe de la négociation. En clair, ceux qui avaient en points de gros salaires risquent de perdre un peu, à contrario ceux qui n’avaient rien auront au moins un minimum. Donc je pense que c’est plutôt une bonne nouvelle pour les jeunes. C’est une rémunération sur la base d’un 1/4 temps (environ 9h par semaine) et se sera donc en application à partir de la saison 2015-2016.

« Désormais les joueurs seront rémunérés suivant un volume horaire »

Est ce que vous voulez rajouter quelque chose par rapport à votre investissement sur les centres de formation ?

Pour résumer, nous on développe depuis 4 ans un programme qui se décompose en plusieurs points. Le premier et le plus important c’est vraiment la partie sensibilisation sur les agents et comment choisir son agent. C’est un travail que l’on fait avec la fédération des agents et la fédération française de basket. On va éditer un petit guide à destination des jeunes et des parents parce que arriver dans le milieu du sport quand les parents n’en viennent pas c’est pas forcément facile. Il permettra également de savoir comment on gère la relation avec un agent dans la vie de tout les jours parce que c’est pas quelque chose que l’on a dans tout les autres métiers, à part les métiers artistiques.

On a une autre partie sur la prévention des risques liés au paris sportifs, je pense que c’est important et c’est un de nos fer de lance. On essaie vraiment de faire le nécessaire en matière de formation : on a notamment développé des contenus sur les téléphones, etc..

Le denier point c’est tout ce qui touche aux réseaux sociaux où là on a eu pas mal de problèmes. On est aussi là pour leurs faire comprendre que lorsqu’on est athlète professionnel, malheureusement ou heureusement, on a aussi des droits et.. des devoirs. Notamment de ne pas faire n’importe quoi en utilisant son téléphone. C’est les trois principaux points que l’on essai de mettre en avant.

Ensuite suivant les clubs, ils nous demandent d’intervenir sur d’autres thématiques comme le dopage, les assurances, etc… On a une formation « à la carte » et après les entraîneurs suivant leurs besoins piochent dedans et on intervient sur les points qu’ils souhaitent. On a des contenus, avec des vidéos que l’on a tourné avec des joueurs de l’équipe de France il y a deux ans et qui sont encore totalement d’actualité. Maintenant, on aurait besoin de gens avec qui ça s’est aussi peut être un petit moins bien passé pour mettre dans nos vidéos donc actuellement on essai de trouver une astuce pour que se soit financièrement réalisable.

Merci pour cette présentation de vos activités.

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