Ettore Messina est une légende européenne du coaching. En Italie, le technicien de 61 ans a entraîné les meilleurs clubs de son époque : la Virtus Bologne, le Benetton Trévise et donc l’Olimpia Milan. L’actuel sélectionneur de l’équipe nationale italienne a également exporté ses talents à l’étranger. Et ce, au sein de prestigieuses organisations comme le Real Madrid et le CSKA Moscou. Aux États-Unis, il a également l’un des premiers non-américains à se faire une place dans le coaching staff d’une franchise NBA. Assistant coach des Los Angeles Lakers lors de la saison 2011/2012, puis de Gregg Popovich aux San Antonio Spurs de 2014 à 2019, Messina inspire le respect. Son palmarès est gigantesque. En plus d’être le deuxième coach le plus titré en Euroleague avec quatre trophées de vainqueur de la compétition à son actif, le sexagénaire est quadruple champion d’Italie et sextuple champion de Russie. Ettore Messina maîtrise son sujet. Donc lorsqu’il parle, tous les acteurs du basket l’écoutent. Peu importe leurs expériences dans le domaine…

« Victor Wembanyama ? Un cas unique. » Ettore Messina

Le weekend du 11 et 12 septembre, il était présent en France dans le cadre des Paris European Games. En marge de cet évènement de prestige organisé par le Paris Basketball, le technicien italien s’est exprimé sur différents sujets. Parmi eux, le basket français et sa pépite Victor Wembanyama. Considéré comme étant actuellement le meilleur prospect NBA au Monde, le prodige passé de Nanterre à Villeurbanne a affronté l’équipe milanaise. Et il s’est distingué avec 9 points, 7 rebonds et 2 contres à son actif.

« C’est un type de joueur très intriguant pour sa taille et sa mobilité. Je pense que c’est un cas unique. Je lui souhaite de se développer comme tout le monde s’y attend. », commente sobrement Ettore Messina.

Concernant le basket tricolore, le coach de Milan s’est montré très respectueux.

« Le championnat de France est très compétitif. C’est bien organisé. Je pense qu’ils respectent leur budget et leurs objectifs. A chaque fois que vous jouez face à l’Asvel par exemple en Euroleague, vous savez que ça sera toujours un match difficile. Cette année, je m’attends également à une confrontation compliquée avec Monaco, surtout à l’extérieur. Par ailleurs, ça sera aussi intéressant de voir l’équipe de Paris qui vient de monter en première division. Je pense que leur projet est très intéressant ».