Issu d’une famille de basketteurs professionnels, le combo guard Mathis Keita (1m96, 23 ans) pouvait difficilement ne pas être contaminé par le virus. C’est aux alentours de 6 ans qu’il pris sa première licence. « Mon oncle, mon père, tout le monde jouaient au basket dans ma famille. Forcément, ça m’a un peu encouragé à jouer au basket. Et quand je fais quelque chose, je le fais à fond donc je me suis toujours entraîné pour devenir le meilleur possible. Il s’avère que je suis devenu pro mais c’était toujours dans un coin de ma tête, sachant que j’aime le basket, je suis passionné. C’était quelque chose que je voulais », explique t-il.
Mais avant de devenir professionnel en France l’an dernier en s’engageant en Pro B avec l’ALM Evreux, Mathis est passé par la case Centre Fédéral pendant 3 ans avant de partir tenter l’aventure américaine en université. En première division à Gonzaga tout d’abord où un certain Ronny Turiaf en était sorti quelques années plus tôt par une draft accompagnée d’un contrat NBA, puis en seconde division à IUP. « J’avais toujours voulu aller aux Etats-Unis, j’espérai y aller depuis tout petit. Après, j’espérai juste pouvoir trouver une bourse. J’ai réussi à en avoir une donc j’ai sauté sur l’occasion. Pour l’anecdote, la première fois que je suis allé à Gonzaga, c’est Ronny Turiaf qui m’a accueilli à l’aéroport avec l’assistant-coach. Le fait qu’il y avait déjà eu un français dans l’université m’a encouragé à y aller. Ronny m’a aidé un peu vu que je ne comprenais pas bien l’anglais, il a vraiment été gentil. Après mes deux années à Gonzaga, je voulais rester en première division, j’avais quelques offres mais rien qui me plaisait vraiment. Et puis en deuxième division, j’ai rencontré le coach Lombardy qui m’a appelé tous les jours pendant une semaine et qui m’a proposé de venir pour une visite. J’ai accepté parce que le coach avait l’air vraiment bien, et au final, j’ai trouvé que c’était un très bonne opportunité, surtout que je n’avais pas besoin de ne pas jouer pendant un an, chose obligatoire quand l’on reste en NCAA D1 mais que l’on change d’équipe. Je me suis vraiment éclaté là-bas car même si le niveau était un petit peu en dessous, ça reste quand même un très bon niveau de basket », expose celui qui est titulaire d’un Bac +4 en communication, ayant pu allier sport de haut niveau et études aux USA, chose difficile voir impossible dans l’Hexagone. « Cela va me servir dans le futur », assure Mathis. En parlant d’avenir, il aimerait bien goûter à la Pro A « le plus tôt possible » mais est bien conscient du travail qu’il lui reste à accomplir. « Il faut que je prouve que j’ai le niveau. Rien ne dit que je jouerai en Pro A, rien n’est jamais acquis mais j’aimerai y évoluer ». En attendant, le fils de Jérôme et neveu d’Ahmadou Keita s’apprête à honorer sa deuxième saison avec Evreux. « L’adaptation a été un peu dure l’an dernier mais au final, surtout en deuxième partie de saison, j’ai trouvé que j’ai effectué une année assez encourageante. J’espère que mon rôle va augmenter la saison prochaine et que tout va bien se passer avec le nouveau coach », termine t-il.