Pilier de l’équipe de France et coéquipier de Nando De Colo à Valence, Flo Piétrus a fait le point avec nous sur sa saison en Espagne, mais pas que … Entretien.

Ton club, le Valencia Basket, se positionne actuellement à la 5ème place du très relevé championnat espagnol. Comment évalues-tu la saison de ton équipe et d’un point de vue personnel, comment juges-tu ta saison ?
FP : En ce moment, tout nous réussit mais ça a pas été toujours le cas. En début de saison, on a eu beaucoup de blessés donc forcément enchainement de défaites ce qui a coûté la place à l´entraîneur. Après, au niveau personnel pour l´instant je suis assez content de ma saison, avec des hauts et des bas bien sûr, mais dans l´ensemble je suis satisfait.

Vous vous êtes qualifié mardi dernier pour le final four de l’Eurocup. Es-tu plutôt confiant concernant la suite et fin de la compétition ?
FP : Pour l´Eurocup, on est bien sûr très motivé à la gagner mais on sait que ça ne va pas être facile, mais on est confiant.


Tu évolues en Espagne dans l’une des meilleures ligues européennes depuis sept ans maintenant. Comment évalues-tu le niveau de la Liga Endesa par rapport à la Pro A française ?
FP : La Liga Endesa est vraiment très dure, tous les week-end c´est match de haut niveau. Il n’y a jamais de match facile, c´est pour ça que je pense que cette ligue est vraiment meilleure que la Pro A.


D’après toi, quelles équipes vous ont causé le plus de problèmes depuis le début de la saison ?
FP : Comme je l’ai dit avant, il n’y a pas de match facile, toutes les équipes sont compliquées. Après, il y a des équipes comme le Barca, le Real et Vitoria qui sont au dessus mais sinon c´est très difficile.


Penses-tu que vous pourrez aller titiller en playoffs les très grosses écuries espagnoles telles que le Barça et le Real Madrid ?
FP : Je pense que l’on a toutes nos chances en playoffs. Ça va être dur, on va faire le mieux possible bien évidemment.


En tant que spécialiste de la défense, quels joueurs toutes compétitions confondues t’ont été les plus difficiles à stopper ?
FP : Je n’aime pas trop le terme spécialiste de la défense, tout le monde peut défendre à condition de le vouloir. Après, le joueur contre qui j´ai eu le plus de mal c´est Dirk Nowitzki.


Avec ton frère Mike, avez-vous prévu d’évoluer ensemble en club dans les années à venir comme cela a été le cas à Pau-Orthez au début des années 2000 ?
FP : Bien sûr, on aimerait rejouer ensemble un jour. Pourquoi pas pour notre dernière année, finir à Pau serait l´idéal.


L’été prochain, vous aurez certainement l’occasion de représenter tous les deux la France aux Jeux Olympiques de Londres. Mike n’est plus revenu en sélection depuis le Mondial 2006. Depuis le temps, j’imagine que tu es impatient que le duo des Piétrus soit reformé …
FP : Bien sûr, je crois qu’il est aussi impatient que moi de reformer ce duo.


Tu es un cadre de cette équipe. Comment vas-tu aborder cette compétition personnellement ?
FP : Pour moi, c´est vraiment le rêve de tous les sportifs. Personnellement, je viverai ces moments au max du début à la fin.