Frank Ntilikina - Dallas Mavericks
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Frank Ntilikina : « Un nouveau challenge à Dallas »

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Médaillé d’argent l’été dernier aux Jeux Olympiques, Frank Ntilikina est l’un basketteurs français de NBA à avoir changé de destination durant l’inter-saison. En marge de la rencontre opposant les Indiana Pacers aux Dallas Mavericks, le nouveau meneur de jeu de la franchise texane nous a gentiment accordé un entretien. L’occasion de discuter de son actualité du moment.

Après quatre ans aux New York Knicks, tu as signé pour un an et le minimum salarial aux Dallas Mavericks. S’agit-il d’une saison charnière pour la suite de ta carrière NBA ?
J’accorde de l’importance à toutes mes saisons. C’est sûr que c’est un nouveau chapitre dans ma carrière. Une saison charnière je ne sais pas, mais c’est certain que c’est un moment important pour la suite de ma carrière. Ça faisait quatre ans que j’étais aux Knicks. C’est ma première saison aux Mavericks. Je suis hyper content. C’est un nouvel environnement, un nouveau challenge.

Tu as retrouvé à Dallas plusieurs anciens coéquipiers passés avec toi par New York. Il y a également plusieurs européens dans l’effectif et dans le staff. Est-ce que ça a facilité ton intégration ?
C’est sûr que ça facilite la transition. Quand on change d’environnement, avoir des visages familiers rend les choses plus faciles.

Avec Luka Doncic, Jalen Brunson et Trey Burke, vous êtes quatre joueurs pouvant évoluer au poste de meneur de jeu. Quel est ton rôle dans l’équipe ?
Je sais pourquoi l’équipe m’a recruté et donné une chance. Je suis ici pour mes qualités défensives. Aussi pour ma versatilité, les différentes options que je peux apporter sur les positions offensives et défensives. Faire souffler les joueurs, apporter de l’énergie en sortie de banc, ça fait également partie de mon job.

Jason Kidd, l’un des meilleurs postes 1 de l’Histoire de la NBA, est le coach des Mavs. Est-ce qu’il te donne des conseils au quotidien pour t’améliorer ?
Bien sûr, il est super vocal avec toute l’équipe. Il est obligé, parce que c’est le coach, mais il est très vocal et il donne pas mal de tips (astuces) par rapport à son point de vue. Même si on écoute tout le coaching staff, c’est super intéressant d’avoir les conseils de quelqu’un qui n’a pas seulement joué, mais qui a dominé à son poste de jeu. Avoir la chance d’être coaché par un ancien joueur qui a un QI basket si élevé, qui voit les choses différemment sur le terrain, c’est génial.

« Adolescent, j’étais juste un jeune basketteur qui avait des rêves et qui a essayé de les rendre réalités. » Frank Ntilikina

 

Frank Ntilikina interview

Tu as récemment sorti un livre sur le basket, inspiré de ton enfance. Quel était le principal objectif de cet ouvrage ?
On a réalisé ce projet pour motiver, inspirer les gens. Surtout les jeunes. Adolescent, j’étais juste un jeune basketteur qui avait des rêves et qui a essayé de les rendre réalités. Je veux surtout montrer que tout le monde peut y arriver. Rien n’est impossible. Jusqu’à présent, j’ai eu pas mal de bons retours du livre.

Participer à l’écriture du livre a pris beaucoup de temps en plus de ton quotidien de basketteur professionnel ?
Non, pas vraiment. C’est plus mon équipe. Je suis vraiment reconnaissant par rapport à ça. Ils ont fait tout pour que ça se passe de la meilleure des manières possible. On a travaillé avec les éditions Michel Lafon et une écrivaine qui s’appelle Laurie Beck. Nous avons eu un rendez-vous durant lequel on a parlé de mon enfance. Sa magie a fait le reste. Le plus dur du travail a été fait de son côté. Elle m’envoyait régulièrement des mises à jour de ce qu’elle faisait. On échangeait et discutait pour peaufiner les petits détails.

Plus jeune, imaginais-tu l’univers de la NBA comme tu le connais depuis que tu y évolues ?
On essaye de s’imaginer mais on ne peut jamais savoir comment ça se passe avant de le vivre.

Tu as joué pendant plusieurs années à New York, où est abritée la mecque du basket. S’agit-il d’une de tes villes préférées aux USA ?
C’est toujours spécial de jouer à New York, au Madison Square Garden. Je me rends compte maintenant ce que c’est de jouer là-bas tous les soirs. On ne réalise pas forcément quand on est joueur des Knicks parce qu’on est habitué à y jouer à domicile. Mais quand on ressort et qu’on joue plus souvent dans d’autres salles, on prend encore plus conscience de ce qu’est le Madison Square Garden. L’ambiance qui y règne, c’est quelque chose. Mais l’ambiance de l’American Airlines (ndlr : l’arena des Dallas Mavericks) est quand même pas mal également !

A 23 ans seulement, c’est déjà ta cinquième saison en NBA. Beaucoup de joueurs de ton âge n’y entament que leur première ou deuxième saison. Est-ce beaucoup de pression d’arriver si jeune dans la Grande Ligue ? Surtout en étant drafté haut dans un très gros marché comme NYC ?
Ce n’est pas forcément de la pression, mais le challenge est plus grand. On sait qu’à 18 ans, on arrive à une maturité qui est moins élevée qu’à 22 ans. Et ce, que cela soit au niveau du physique ou même par rapport à l’expérience du basket, au jeu et à la vie. C’est sûr que le challenge est différent. Être en NBA depuis bientôt cinq ans m’a permis d’apprendre pas mal de choses. J’ai engrangé beaucoup d’expériences depuis mes débuts.