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Interview Jean-Christophe Jerome

Publié par le 6 août 2015               

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Interview réalisée par Alexandre Daumur.

Salut Jean-Christophe, merci de nous consacrer de ton temps. Peux-tu brièvement te présenter ?
Salut, merci à toi pour l’intérêt. J’ai 20 ans je joue au basket depuis l’âge de 8 ans, je fais 1m85 et je joue au poste de meneur. Je suis née en région parisienne.

Tu commences le basket en club assez jeune, en poussin dans un petit club du 77. Qu’est-ce qui t’a donné goût à ce sport ? Quels sont les plus anciens souvenirs de tes contacts avec la balle orange ?
Au début comme beaucoup de garçons, je faisais du foot à cet âge-là, mon père étant footeux et entraîneur. Et un jour, en allant au forum des associations, je vois le stand du basket. La coach m’a convaincu de faire un essai. J’ai commencé comme ça. Le fait d’avoir vu plein de matchs professionnels de mon oncle étant petit m’a aussi surement donné l’envie d’essayer ce sport. Mes plus anciens souvenirs sont les premiers matches, les tournois extérieurs en poussins. Plus je jouais au basket, plus j’aimais ce sport et c’est comme ça que c’est très vite devenu une passion très importante pour moi.

Ensuite, tu joues en benjamin à Marne-la-vallée. Tu fais partie de la sélection. A cet âge, le basketball a quelle place dans ta vie ? Tu le vois comment ton futur dans ce sport ?
J’ai continué le basket à Marne-la-Vallée pour continuer de progresser en jouant à un meilleur niveau avec des joueurs ayant un bon niveau. Ma sélection était un peu inattendue parce que je suis benjamin 1 ère année et la plupart des autres joueurs sélectionnés sont deuxième année. Mais puisque l’on me donnait ma chance, je l’ai saisie et ai profité des entraînements et des conseils des coachs de la sélection. J’effectue une année pleine avec les entraînements du club et de la sélection plus les stages et les tournois. Le fait d’être premiere année montre que les coachs me fassent confiance. Je commence à me dire que je peux peut être faire quelque chose d’intéressant dans le basket et du coup je commence à penser que je veux devenir basketteur professionnel.

Vient Charenton. Un club assez populaire pour avoir chaque année une bonne équipe minime France et envoyer plusieurs joueurs à l’INSEP (comme Evan Fournier). Tu joues en minime région et tu disputes quelques matches avec l’équipe minime France. Selon toi, que t’a t-il manqué pour faire intégrer pleinement l’effectif France ? La deuxième année minime, tu fais partie du groupe France. Tu avais la détermination et l’envie d’intégrer ce groupe ?
Je pense que la première année, je devais m’habituer au niveau physique pour pouvoir jouer au niveau France et que je devais progresser sur beaucoup de points dans mon jeu. Surtout savoir gérer les temps forts et les temps faibles d’un match. La deuxième année, je fais partie intégrante du groupe, je m’entraîne avec le groupe mais je ne joue pas tous les matches en minimes France. J’acquière de l’expérience. Ce qui peut peut être expliquer aussi que je joue peu avec les France est qu’à cette époque je suis en sport étude où je m’entraîne tous les jours. Du coup, j’assiste qu’à deux entraînements sur trois à Charenton, ce qui n’était pas à mon avantage. Mais c’était le choix du coach et je le respecte. Il voulait des joueurs ayant participé à toutes les séances et je n’étais pas spécialement dans ses plans.

Que retiens-tu de ce club sur le plan basket ? Que t’a particulièrement apporté ce club ?
Sur le plan basket, Charenton m’a permis de découvrir le championnat de France et avoir plus de rigueur à l’entraînement par rapport aux autres clubs où j’avais joué avant. J’ai découvert un autre aspect du basket et je suis toujours en contact avec la majeure partie des joueurs avec qui j’ai joué à Charenton.

Tu avais quel rôle dans l’équipe ?
Mon rôle avec l’équipe région était celui d’un leader, celui qui devait porter l’équipe, montrer le bon exemple, en quelque sorte le relais du coach sur le terrain. Avec l’équipe France, mon rôle n’était pas très important. Je n’avais pas entièrement la confiance du coach, et pour moi à cette époque, j’avais besoin de sentir cette confiance.

Puis, tu quittes Charenton. Direction Tremblay. En cadet région, en première division. Pourquoi ton choix s’est porté sur cette association ? As-tu tenté d’intégrer un centre de formation ?
J’ai choisi Tremblay car je connaissais la majeure partie des joueurs et le coach contre qui j’ai joué régulièrement auparavant. Ma sœur jouait à Tremblay cette année-là, du coup ça c’est fait naturellement. Un centre de formation, c’était dans un coin de ma tête mais je n’ai pas essayé d’en intégrer un.

11853891_10200960670175534_240718575_nAprès plusieurs années et clubs en France, tu quittes ce pays, destination les USA. Pourquoi cette décision ? Quels ont été les éléments déclencheurs ? Comment as-tu procédé pour organiser ton départ et trouver les structures nécessaires pour tes études et ton basket ?
J’ai toujours pensé à aller aux Etats-Unis pour le basket mais je ne pensais pas que ce serait possible. Ma déception et le manque de confiance me font penser que l’esprit américain me convient plus. J’ai eu la chance de rencontrer un joueur français qui avait été en high school, et en discutant avec lui, il m’a conforté dans mon choix et mon envie. J’en parle avec mes parents, un peu surpris mais qui ne s’y sont pas opposés. Après plusieurs mails à différentes High School qui restent sans réponse, je contacte Fred Bullot qui avait des contacts aux USA et m’aide à partir. Mon souhait était d’intégrer une structure avec des entraînements tous les jours et des joueurs plus forts afin de continuer de progresser. Sur le plan scolaire, parce que c’était important pour mes parents, je suis arrivé en tant que sophomore. Cela m’a fait perdre une année mais c’est sans importance puisque cela m’a été bénéfique pour ma compréhension de l’anglais.

Tu débutes ton aventure aux USA en Floride, à Faith Baptist Christian School. Comment s’est passée ton intégration dans ce groupe basket ? As-tu tout de suite trouvé ta place ? La langue a t-elle été une barrière sur les débuts ? Comment te situais-tu dans l’équipe par rapport à ton niveau de jeu ?
J’arrive à la fin du mois de septembre car j’ai eu des difficultés pour avoir mon visa. Du coup, tous les joueurs se connaissent et c’est vraiment compliqué pour moi au début. Il a fallu que je prouve à chaque entraînement, chaque match pour me faire une place. Je suis l’un des plus jeunes je ne domine pas dans le jeu, mais grâce au travail quotidien je gagne du temps de jeu et en fin de saison je trouve ma place.

Après tu changes, tu te rends à Sunrise Christian Academy. Pourquoi ce choix ? Comment était le niveau ? Que retiens-tu de ce club ?
Je décide de partir car l’année à Faith ne se passe pas très bien, surtout le côté extra basket. J’ai un contact avec Sunrise, école qui a fini les années précédentes neuvième des USA. Une opportunité comme celle-là ne peut pas se refuser. En arrivant sur place, je progresse de jours en jours, le coach est très exigeant et même quand je pense avoir été bon, il m’encourage sur les points positifs mais n’hésite pas à mettre en avant mes erreurs afin de les corriger. J’ai vraiment beaucoup appris durant ces deux années, aussi bien sur le plan basket que sur un plan humain. Au jour d’aujourd’hui, Sunrise est la meilleure expérience de ma vie.

Après quelques années aux USA et beaucoup plus en France. Quelles sont les différences entre ces deux nations d’un point de vue basket et d’un autre plus global ?
Le jeu est très différent, je pense que cela change d’abord par rapport aux règles qui diffèrent. Le jeu est plus individualiste et moins structuré qu’en France mais individuellement les joueurs sont beaucoup plus forts qu’en France.

La NCAA, tu y a pensé ?
Oui, c’était mon objectif. Mais pour avoir une offre de bourse complète en NCAA D1, c’est compliqué en étant étranger. C’était un peu une déception mais je n’ai pas de regret parce que si vraiment je voulais rester aux Etats Unis, j’aurais pu le faire.

Pour cette saison, celle qui s’est conclue il y a peu, tu portais le maillot de Saint-Priest en France, près de Lyon, en NM2. Le niveau était plus haut ou plus bas qu’aux USA ? Que retiens-tu de ce club ?
Je pense qu’individuellement le niveau était plus fort qu’aux Etats Unis mais collectivement en NM2 c’était plus fort qu’aux USA en high school. Le niveau physique était à peu près pareil. La saison était très compliqué pour nous, j’aurais aimé pouvoir plus apporté à l’équipe mais malheureusement je n’ai pas réussi à gagner la confiance du coach, cependant je pense avoir appris sur le plans mental et j’ai vu autre chose par rapport aux Etats Unis du coup je ne regrette pas et j’ai eu la chance de jouer en NM2 assez jeune.

La saison prochaine, tu vas évoluer en NM3 à Limoges. Pourquoi ce choix de descendre de niveau ? Gagner en temps de jeu et responsabilités ?
J’ai décidé d’aller à Limoges parce que quand j’ai été là-bas, j’ai tout de suite accroché avec le coach et les joueurs. J’ai vraiment ressenti qu’ils voulaient que je vienne là. J’ai choisi de descendre de niveau pour avoir plus de responsabilités et effectivement gagner en temps de jeu mais c’est à moi de travailler pour.

Tu auras comme coéquipier Jean-Marc Kraidy et Fredéric Weis. Deux grands joueurs de basket. Qu’attends-tu d’eux envers toi ? Tu espères en apprendre sur le haut niveau et recevoir des conseils ?
Oui, je pense qu’en jouant avec deux joueurs de ce niveau, je ne peux qu’apprendre et progresser. Je suis encore jeune et j’ai encore plein de choses à apprendre donc je pense que c’est une bonne opportunité pour moi.

Comment tu vois ton avenir dans ce sport ? Tu l’espères comment ?
Je vais continuer à travailler dur pour jouer au plus haut niveau possible. Je pense que rien n’est impossible si on travaille dur. Donc je verrais bien ce que l’avenir me réserve.

Le maillot Bleu, celui de la France, tu y penses ?
Forcément, c’est un rêve. Je pense que rien est impossible mais en étant réaliste, je ne me fais pas de film par rapport à ca.

Tu es encore jeune, mais tu as des idées pour après ta carrière ?
Oui, j’espère continuer à travailler dans le sport, comme j’ai commencé à le faire cette année.

Les études pour toi c’est comment ? Quel bac ? Quelles études supérieures ?
J’ai eu le Bac Américain en 2014, cette année j’ai eu un CQP Animateur Sportif et je pense faire un BPJEPS par la suite.

As-tu des modèles dans le basketball ? Dans la vie de tous les jours ?
Oui mon modèle dans le basket c’est Chris Paul, après Eric Thomas et Ray Lewis sont des modèles dans la vie de tous les jours et mes parents.

Ton cinq de légende ?
Magic Johnson, Kobe Bryant, Michael Jordan, Charles Barkley, Shaquille O’Neal.

Quelques uns de tes films préférés ?
Coach Carter, He got Game, Hurricane Carter et ma première étoile.

Quelques unes de tes musiques favorites ?
En ce moment, le nouvel album de Youssoupha, celui de Meek Mill, les mixtapes d’Eric Thomas.

Si tu veux remercier des personnes ou encore faire passer un message, tu peux le faire ici.
Mes Parents, Samuel Eustache, Ryan Pannone, Kyle Lindsted, tous mes coequipiers qui m’ont aidé.

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