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Interview Julian Gamble : « Persévérer malgré toutes les difficultés que vous rencontrez »

Publié par le 15 janvier 2020               

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Le “big man” américain de la Virtus Bologna, passé par Nanterre la saison précédente, parle de sa carrière et de ses objectifs avec l’ambitieuse écurie italienne.

Peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Julian Gamble. Je suis né à Durham, en Caroline du Nord. J’ai 30 ans, je suis marié à ma femme L’Oreal et nous avons deux fils, Jay et Lai. Je suis passé par l’Université de Miami (2013) et il s’agit actuellement de ma septième saison professionnelle.

Comment as-tu débuté dans le basket ?
J’ai très tôt commencé à jouer au basket-ball. Je suis originaire de Caroline du Nord, un endroit où le basket est presque comme une religion. Être aux alentours de l’une des plus grandes rivalités de tous les sports universitaires, Duke contre North Carolina, a définitivement accru mon enthousiasme pour le jeu. De plus, de regarder un joueur comme Michael Jordan quand j’étais très jeune m’a vraiment donné envie de vouloir jouer au basket. Et une fois que j’ai commencé à y jouer, j’ai adoré tout de suite.

En grandissant, quel genre d’athlète étais-tu ?
En grandissant, j’ai commencé à jouer au basket très tôt, comme je l’ai dit. Mais j’ai aussi pratiqué presque tous les sports. J’étais un enfant très actif, donc au niveau sportif j’ai voulu tout essayer. J’ai joué au baseball, au foot US, et ai pratiqué l’athlétisme jusqu’à ce que je sois au lycée. C’est à partir de ce moment là que j’ai commencé à jouer uniquement au basket-ball.

Tu as débuté ta carrière professionnelle à l’étranger dans des championnats de second rang (deuxième division française, ensuite la première division belge) où tu dominais beaucoup tes adversaires, avant d’exercer dans quelques unes des meilleurs ligues nationales en Europe (Allemagne, France, et désormais l’Italie). Était-ce le parcours que tu avais imaginé quand tu jouais au basket à l’Université et rêvais de devenir basketteur professionnel ?
Mon parcours professionnel a été très intéressant. Je suis béni d’être dans la situation dans laquelle je me trouve maintenant, et tout cela n’est qu’un témoignage du travail acharné. J’ai passé six ans à l’Université de Miami en raison de blessures et du fait que je n’avais pas l’opportunité de jouer. Donc, même mes chances de jouer à l’Université de Miami sont quelque chose pour lesquelles je devais vraiment travailler. Faire partie d’une équipe qui a remporté un championnat lors de ma dernière saison m’a toujours appris à persévérer malgré toutes les difficultés que vous rencontrez, et peu importe ce qu’il se passe, de continuer à travailler dur. Le travail dur est toujours récompensé. Donc, en ce qui concerne ma carrière professionnelle, je savais que ce ne serait pas un chemin facile. Je savais que j’étais un joueur talentueux et je savais comment jouer le jeu de la bonne façon. Tout ce que je cherchais, c’était une opportunité. Et jusqu’à ce qu’on me donne cette opportunité, où que je joue, je continuerais juste à travailler dur.

Tu as terminé la saison 2017/2018 en étant le meilleur contreur du championnat allemand. Selon toi, est-ce que les contres, la dissuasion et la défense sont ta marque de fabrique sur un terrain de basket ?
Je pense que pour moi et mon poste de jeu, la chose sur laquelle je me concentre le plus est simplement de pouvoir contrôler la peinture des deux côtés du terrain. Je sais que je suis un bon contreur de tirs. Je suis fier d’être le protecteur du cercle de mon équipe. En outre, offensivement, mon rôle est d’être capable de finir dans la peinture, être prêt à chaque fois que les meneurs et arrières passent le ballon. Aussi, c’est d’aller chercher des rebonds offensifs, obtenir des possessions supplémentaires pour mon équipe. C’est être le gars qui est à l’intérieur de la raquette et fait beaucoup de sale boulot. J’ai beaucoup de fierté à faire ça. J’adore la partie physique du jeu, je suis un joueur très physique, donc je pense qu’aux deux extrémités du terrain c’est un domaine dans lequel j’excelle.

Disposes-tu d’un état d’esprit particulier quand tu entres sur le terrain ?
Mon état d’esprit lorsque je rentre sur le terrain est évidemment de jouer le plus durement et efficacement possible, de faire ce qu’il faut pour aider mon équipe à gagner. Si ce jour n’est pas le mien pour scorer, pas de problème. Je vais prendre les rebonds, je vais défendre, je ferai quelque chose d’autre pour que mon équipe se rapproche de la victoire. Quels que soient les besoins de l’équipe, c’est ce que je suis vraiment fier d’essayer de faire – juste d’être un leader.
Vocalement, je veux mettre mes gars dans le match. Je suis toujours en train de communiquer sur et en dehors du terrain pour garder la confiance de tout le monde élevée, tout en gardant tout le monde et moi-même tranchants et prêts à jouer au plus haut niveau. J’ai le sentiment que plus je parle et donne de l’énergie à mes coéquipiers, plus cela m’aide à avoir de l’énergie moi-même. Je pense que c’est quelque chose qui a été énorme pour moi tout au long de ma carrière. Cela m’aide aussi à ne pas m’inquiéter si quelqu’un effectue un mauvais coup de sifflet contre moi, ou si je manque plusieurs shoots. Mais je me concentre vraiment sur le fait de jouer à un jeu collectif et d’y participer ensemble. Je pense avoir cet état d’esprit tous les jours, que ce soit à l’entraînement ou en match. C’est quelque chose qui est très important pour moi.

La Virtus Bologna a construit un effectif impressionnant durant l’intersaison en recrutant Milos Teodosic, Stefan Markovic, Frank Gaines, Kyle Weems et toi-même. Pouvons-nous dire que si l’équipe ne remporte pas l’Eurocup, ou atteint au minimum la finale de la compétition, ça sera considéré comme un échec ?
Je pense qu’avec l’effectif que nous avons construit, évidemment avec les noms que nous avons dans notre équipe, nous avons ce dont nous avons besoin pour gagner au plus haut niveau. De toute évidence, notre objectif est de gagner au plus haut niveau et de gagner chaque match.
Mais le plus important, c’est de construire une culture. Nous essayons vraiment de construire quelque chose qui va durer de nombreuses années, avec évidemment des gars qui ont signé des contrats pluri-annuels. Je ne dirais pas que ne pas remporter une compétition cette saison serait un échec, mais ce serait certainement une déception.
Si vous regardez le travail que nous avons pu réaliser jusqu’à présent, nous avons effectué des choses très positives. Mais nous avons un long chemin à parcourir, nous avons beaucoup de travail à mener. Nous sommes encore loin de remporter notre première compétition, mais c’est absolument notre objectif. Donc, nous allons à chaque entraînement et à chaque match pour jouer de la bonne manière et nous assurer que nous faisons ce que nous devons faire pour obtenir des victoires. Après cela, nous pouvons laisser notre talent prendre le dessus et simplement jouer le jeu de la bonne façon.

Votre entraîneur, Coach Djordjevic, est une vraie légende en Europe. Est-il l’une des raisons qui t’ont poussé à signer ici ? Après plusieurs mois à le côtoyer, sens-tu que tu t’améliores et apprends de nouvelles choses au quotidien ?
Je pense vraiment que c’est un grand privilège pour moi d’être ici, ainsi que d’apprendre et de jouer pour coach Djordjevic. Évidemment, comme vous l’avez dit, c’est une légende du basket-ball à la fois en tant qu’entraîneur et joueur. J’ai appris beaucoup de choses à ses côtés, à travers sa grande attention aux détails et la façon dont nous nous préparons pour les matchs. Il m’a appris énormément de choses, et il m’aide à devenir un meilleur joueur et leader… à me concentrer sur certaines de ces petites choses auxquelles je n’avais pas pensé auparavant. Le fait d’être avec un gars comme ça, qui sait ce qu’il faut pour gagner, est un grand luxe pour moi. Je suis ravi de continuer à apprendre de lui et à m’améliorer de toutes les manières possibles. Encore une fois, c’est dans l’optique d’aider mon équipe à gagner. Tous nos objectifs sont les mêmes, c’est de gagner chaque match et de remporter un championnat. Je pense qu’avec le staff et les joueurs que nous avons, c’est très possible de le faire.

Tu ne t’es pas beaucoup reposé durant la dernière intersaison. En fait, tu es directement allé jouer en Chine après une très longue saison (63 matchs joués) avec Nanterre. Te sens-tu un peu fatigué, ou à l’inverse dans la meilleure forme de ta carrière ?
Je ne dirais pas que j’étais fatigué. Je suis définitivement au sommet de ma carrière et dans la meilleure forme physique de ma vie. Je cherche donc à en profiter au cours de ces années. Passer de la France à la Chine pour maintenant être en Italie a eu ses défis, mais je pense que ce n’est qu’une autre partie de mon développement en tant qu’homme et en tant que joueur. D’être en dehors de ma zone de confort, et ne pas vraiment avoir ce repos, ce temps d’arrêt pendant l’été dont beaucoup de gars ont vraiment besoin, dont nous avons tous besoin – juste pour faire une pause mentale, physique et spirituelle par rapport à tout le travail abattu durant la saison européenne…
Mais en étant ici et en côtoyant un staff, une organisation et une équipe qui comprennent vraiment ma situation, que je suis allé de pays en pays et joué durant toute l’année civile, ils m’ont vraiment aidé à gérer mon corps et à m’assurer que je n’ai pas de petites blessures liées à la fatigue.
L’équipe a été construite avec beaucoup de profondeur de banc. Le fait que chaque soir, vous n’avez pas à jouer beaucoup de minutes – il y a peut-être une nuit ou deux où vous allez devoir jouer un peu plus – est très appréciable. Vous pouvez vraiment compter sur vos coéquipiers, tout le monde s’entraide. Je pense que nous nous facilitons tous la tâche les uns pour les autres.

Pour terminer, as-tu un message à faire passer à tes fans à travers les Etats-Unis et l’Europe ?
A mes fans, mes amis, et ma famille, je continue d’apprécier le soutient de chacun. Tout m’aide vraiment à continuer à faire toutes les choses dont j’ai été en mesure de réaliser. Je continue toujours de rester en contacts avec des gens que j’ai rencontré à chacune des étapes de ma carrière, de Miami à Saint-Vallier, à Bruxelles, à Bonn, à Nanterre, à la Chine et maintenant en Italie. J’ai été dans tellement d’endroits, j’ai été béni d’être en mesure de jouer aussi longtemps. Je prie pour que je continue à rester en bonne santé et que je puisse jouer encore de nombreuses années supplémentaires. Mais sans le soutien de mes amis, de ma famille et de mes fans, ça serait beaucoup plus difficile à réaliser. Je vous apprécie vraiment les gars, et continuer à me montrer de l’amour. Merci !

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