Fans de basket, rendez-vous sur la boutique 3ptshot !

ad1

ITW Karim Ouattara : “Le basket, c’est du bonus”

Publié par le 7 décembre 2012               

Le guide pour devenir basketteur professionnel à seulement 34,90 € 🏀

Après neuf ans de carrière en tant que basketteur professionnel, l’intérieur âgé de 33 ans privilégie aujourd’hui sa reconversion, sans pour autant avoir stoppé la pratique de sa passion… en Belgique. Entretien !
Tu t’es engagé l’été dernier en Belgique à Woluwe, qui évolue en D3 (ndlr : ce qui équivaut à la N1 en France). Pourquoi avoir fait ce choix de partir à l’étranger ?
Oui, je me suis engagé avec cette équipe mais ce n’est pas la raison principale pour laquelle je me suis installé à Bruxelles. Je suis tout d’abord venu pour reprendre des études. Le basket, c’est du bonus.
Avais-tu d’autres pistes en France ou ailleurs ?
J’avais déjà pris la décision d’arrêter ma carrière professionnelle. Cela faisait déjà deux saisons que je préparais ma reconversion donc je n’ai pas prêté attention au marché des transferts.
N’est-ce pas trop dur de reprendre tes études en parallèle de ton emploi du temps de sportif ?

Il faut savoir que la Division 3 Belge n’est pas professionnelle. Tous les joueurs travaillent la journée. A Woluwe, on s’entraîne deux fois par semaine. Cela me permet donc de suivre mes cours de manière optimale. Le basket relève plus du loisir/plaisir qu’autre chose mais les joueurs sont des compétiteurs et se donnent à fond malgré leur journée chargée.

J’imagine donc que c’est très important pour toi de préparer ta reconversion…
Oui, comme je le disais précédemment, cela fait un petit moment que j’y réfléchis. C’est un carrefour important dans la vie d’un sportif professionnel, il faut donc mûrement réfléchir ce changement d’orientation.  Une nouvelle vie commence pour moi et j’ai envie de prendre autant de plaisir que j’en ai pris en jouant !
Quels sont tes objectifs, que ce soit avec ton club ou sur un plan personnel ? 
Mon objectif principal est de devenir Kinésithérapeute. Ce sont de longues et dures études donc j’ai transféré la pression des résultats du basket aux études. Mon objectif avec mon club est le maintien et prendre du plaisir. C’est un club familial et accueillant.
Quel est ton plus beau souvenir en sélection nationale avec le Mali ?
L’accueil que nous ont réservé nos supporteurs suite à notre qualification à la CAN en 2005. Nous avions gagné le tournoi qualificatif au Cap Vert dans une belle et chaude ambiance. A notre retour, nous avons été accueilli à l’aéroport par nos supporteurs avec ferveur et joie, le tout en musique. Cela reste un des meilleurs souvenirs avec l’équipe du Mali. Cependant, ce qui restera gravé à vie dans ma mémoire est l’expérience humaine. J’ai été entouré de mecs géniaux sous tous rapports, talentueux, solidaires et généreux sur et en dehors du terrain. On forme une famille et mon seul regret est de ne pas avoir rapporté la coupe d’Afrique au pays.
Quel est le joueur et l’équipe la plus talentueuse contre qui tu aies joué ?
Il y en a beaucoup et c’est difficile de choisir. Lors de mon passage aux Etats-Unis, j’ai joué contre pas mal de joueurs qui ont évolué ou qui évoluent toujours en NBA. J’ai joué contre Syracuse chez eux et ils m’ont vraiment impressionné.
Tu as été formé en partie à Levallois et en partie aux Etats-Unis, à l’université d’Albany (New York). Que retiens-tu de ces deux formations et quelles sont leurs principales différences ?
Je retiens principalement que ce sont deux formations d’excellente qualité. Levallois a lancé énormément de jeunes dans le milieu professionnel. Ce club n’avait pas peur d’utiliser ses jeunes français, et ce, avec grand succès. La philosophie de formation de ce club à l’époque reste pour moi un exemple à suivre, même aujourd’hui. La principale différence entre la formation française et américaine a été pour moi les études. A Albany, j’ai été dans les conditions optimales pour poursuivre des études et du sport de haut niveau. La compétition, l’intensité, la charge de travail et l’envie de réussir est à un tel niveau que cela m’a changé à vie.  Le fait d’avoir un diplôme universitaire et de parler couramment une langue est un énorme plus dans ma vie et surtout au niveau de mes possibilités de reconversion.
Aux USA, tu évoluais dans la 1ère division de la NCAA. A quel championnat français peut-on la comparer à ton avis ?
L’université venait tout juste d’accéder à cette division. Il faut savoir qu’il y a environ 300 équipes en D1 avec différents niveaux. Une chose est sûre, c’est que les tops équipes de D1 NCAA peuvent être compétitives en Pro A, de part leur athléticité et qualité technique… Après, niveau expérience et lecture de jeu, c’est une autre histoire.
Tu es ambassadeur de l’association Giving Back. Peux-tu nous en expliquer son principe ?
Le principe est simple, aider la jeunesse défavorisée par différents biais (éducation, le sport, les arts…).  Babacar Sy, le président et créateur de l’association, a réussi à mettre en marche un cercle vertueux de solidarité. J’invite vos lecteurs à soutenir cette association en allant sur le site http://www.givingbackcharity.com, sur notre page Facebook et en participant à nos différentes actions.
Tu es inscrit sur le site World Directory Basket-Ball. Que dirais-tu à ceux qui n’y sont pas encore pour les convaincre ?
WDBB va devenir le réseau social incontournable du basket français. Grâce à la toile qu’il est en train de tisser, tous les protagonistes du basket français vont être mis en relation. S’inscrire sur WDBB, c’est mettre toutes ses chances de son coté pour réussir. En un mot, WDBB c’est l’avenir.

Les basketteurs américains racontent tout sur leur vie en Europe 🏀🇺🇸

⬇️ GO SHOPPING

ad1

Articles récents

Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.