🛒 Fans de basket, rendez-vous sur la boutique en ligne des basketteurs ! 🏀 🔥

ad1

ITW Nasser Haïf : “Un rêve de gamin de jouer contre Team USA”

Publié par le 13 novembre 2012               

Le guide pour devenir basketteur professionnel 🏀 📚

Aujourd’hui âgé de 35 ans, Nasser Haïf (2m04) est un ancien basketteur pro qui a assuré sa reconversion. Bien connu des parquets de N1 et de Pro B surtout, il a aussi notamment participé au championnat du monde de basket en 2002 et a affronté la prestigieuse formation américaine. Entretien !


Comment es-tu venu à pratiquer le basket ?

Je fais partie de la génération qui est devenue accro du basket avec les JO de Barcelone en 1992 et la Dream Team USA. Mon grand frère m’a mis le pied à l’étrier, c’était une terreur sur les playgrounds et sur le parquet. Il jouait à Poissy-Chatou en espoirs Pro B avec une équipe qui me faisait rêver avec Thierry Ruppert, Christophe Oyié, Philippe Ladislas, Michael Urie, Cyril Kingue, Mourad Rahib, Michaël Urie et d’autres… Comme beaucoup de ma génération, j’ai commencé à pratiquer sur les playgrounds. Et j’ai débuté tardivement en club (16 ans et demi) en championnat de France cadets à ECOP (Cergy-Pontoise). La ville regorgeait de talents (Amara Sy, Félix N’diaye, Sidy Faye, Anderson Dieujuste, Modibo Niakaté, Antoine Mendy, Abdel Raho, …).
A quel moment de ta vie as-tu pris conscience que tu allais faire du basket ton métier ?
Un peu par hasard, j’ai fait mes gammes avec des vieux briscards en N2 à Cergy-Pontoise pendant quatre saisons et je poursuivais mes études. Je n’avais aucune idée du niveau des joueurs en Pro. Et à 22 ans, après une très bonne saison avec Cergy, deux clubs en Pro B, Poissy et Levallois, étaient fortement intéressés par mon profil. On peut dire que c’est Levallois qui m’a plongé dans le grand bain en venant me recruter.
Tu as connu trois accessions avec le SPO Rouen, de la Nationale 1 à la Pro A. C’est quelque chose d’assez extraordinaire dans une carrière, non ?

C’est une expérience fantastique, on est parti d’en bas pour atteindre l’élite du basket français sans complexe. Nous étions une équipe de mort de faim, chacun d’entre nous avait les dents qui raillaient le parquet. C’est une aventure exceptionnelle, pour moi : le plus jouissif c’est plus l’ascension et non pas le sommet. Je ne suis pas une personne qui se repose sur ses lauriers, je crois que tous ceux qui ont participé à cette ascension partageaient ces mêmes valeurs. C’est la raison pour laquelle on a connu une ascension aussi rapide. C’est aussi une aventure humaine très enrichissante avec des joueurs comme : Michaël Vérove, Alexis Rambur, Darnell Williams, Jean-Emmanuel Lebrun, Xavier Delarue, Jonathan Mc Clark, Michel Diama, David Dubosc… venus d’horizons différents mais avec une très bonne complémentarité sur et en dehors du parquet. 

Quelle est la meilleure et au contraire la pire saison de ta carrière que tu gardes en mémoire ?

Celle qui me reste en mémoire, reste ma première montée en 2003 et le titre de champion de France N1… Ma première vraie consécration !! Ma pire saison est probablement la saison 2005-2006, malgré la découverte de la Pro A. Le noyau dur, qui avait fait naître l’âme du SPO Rouen, avait été éclaté. Et sur le plan sportif, c’était une catastrophe avec un turn-over impressionnant de joueurs. Cette équipe ne ressemblait à rien…

Aujourd’hui, tu t’es définitivement retiré des parquets du monde professionnel. Tu es désormais développeur de sites internet. Quels sont tes projets dans ce domaine et comment es-tu venu à exercer cette profession ?

J’étais passionné de Web depuis de nombreuses années. J’aime sa dynamique et ses intarissables ressources. J’ai le luxe de bénéficier d’expertise du web dans mon entourage proche, ce qui m’a clairement aidé dans mon choix et dans mon évolution dans le domaine. Et je retrouve un peu le goût du challenge, que j’avais dans le sport. Après avoir travaillé pour vente-privée.com, je cherche à acquérir une solide expérience en web développement auprès d’une web agency. Je poursuis parallèlement mes études dans la gestion de projet. Par la suite, j’envisage de créer une agence de conseil en communication digitale.

A-t-il été difficile pour toi de quitter le monde du basket pro et de te reconvertir ?

Pendant ma carrière, je me suis toujours inquiété de l’après-basket, mais sans être en mesure de préparer ma reconversion. La carrière de sportif de haut niveau est une peau de chagrin, elle est courte et ennivrante mais elle te tient éloigné de la réalité et du monde de l’entreprise. C’est ce qui rend la reconversion plus délicate. Il était très difficile d’entreprendre des études ou une formation pendant sa carrière. Aujourd’hui le SNB fait un travail considérable pour faciliter cette démarche. On développe de nombreuses qualités mais pas de compétences solides. Et si vous n’avez pas de compétences sérieuses vous n’intéressez plus personne en dehors d’un terrain. En revanche, si on combine notre expérience de sportif de haut niveau et de solides compétences dans un domaine, vous devenez un profil fort intéressant. Je n’ai donc pas eu de mal à quitter le basket pro, ma reconversion était devenue ma priorité. Après avoir connu une belle carrière avec le basket, je voulais connaître cette même ascension dans le choix de ma reconversion. Cela demande beaucoup d’humilité, et beaucoup de travail mais je me considère toujours comme un privilégié.

Continues-tu de jouer au basket à un niveau amateur ?

Mon travail et mes cours monopolisent tout mon temps, mais il m’arrive de jouer avec l’association “carte blanche”. C’est une bande de potes qui joue du côté de Saint-Germain Des Prés à Paris. 

En 2002, tu as participé au championnat du Monde avec l’Algérie. Malgré une élimination dès le premier tour, tu as pu jouer face à l’armada américaine et ses stars NBA. Comment avais-tu abordé ce match ?

Cela n’arrive qu’une fois dans une carrière comme la mienne. Vous vous dîtes que c’est une chance incroyable, et qu’il ne faut pas la gâcher en étant spectateur. Hors de question de se manger une “Frédéric Weis” !! Ou de rentrer dans le Guiness des records !! Ensuite, vous vous motivez pour faire bonne figure pour représenter votre nation, votre club, votre famille… et apprécier le moment présent.

J’imagine que c’est le plus beau souvenir de ta carrière de basketteur…
Effectivement, c’est la cerise sur le gâteau !! C’est un peu un rêve de gamin de jouer contre Team USA, même si elle a fait son pire résultat de l’histoire. Même si l’écart était considérable, je pense que l’on a fait bonne figure pour représenter l’Algérie.
As-tu une anecdote à nous raconter sur ce match ?

Le match a débuté par un 17-0 en faveur des USA (le fantôme du Guiness planait), mais on a répondu  en envoyant trois shoots incroyables à plus de deux mètres derrière la ligne des trois points… C’est ce qui nous a permis de décrisper notre jeu. Sinon, ma petite fierté était un bon contre sur Ben Wallace… et je crois qu’il l’avait “mauvaise”.

Tu es membre du site World Directory Basket-Ball. Que t’inspire t-il ?

C’est une plate forme très utile pour le monde du basket. Toutes les forces vives du Basket Français peuvent se retrouver répertoriées aux travers de cet outil. Cela permet une communication entre les différents corps de métiers du basket, du spectacle, à la préparation physique des athlètes. Pouvoir mettre en interaction tous les acteurs de notre discipline, cela manquait cruellement auparavant. Je pense que c’est une très bonne idée, WDBB crée une vraie dynamique autour du basket. Et tout le monde peut en tirer bénéfice.

⬇️ GO SHOPPING

ad1

Articles récents

Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.