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Interview Olivier Yao-Delon : « Il faut que je m’étoffe physiquement »

Publié par le 17 mai 2014               

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Olivier Yao-Delon effectuait, cette saison, sa première année en espoir, après sa sortie de d’INSEP. Il évolue au poste d’ailier.

Pour débuter, je vais simplement te demander de te présenter et de nous expliquer ton parcours de basketteur jusqu’à Dijon…

J’ai commencé le basket à Montpellier au club de “Montpellier basket mosson” jusqu’en minimes France deuxième année. Après, j’ai été jusqu’aux détections pour entrer au Centre Fédéral à l’INSEP. J’ai fait mes trois années là-bas (1 an cadets et 2 ans NM1). J’ai ensuite été contacté par la JDA pour faire des tests afin d’intégrer leur centre de formation et m’entraîner avec l’équipe professionnelle. Ils ont été positifs. J’avais aussi été contacté par Nancy mais j’ai jugé le projet de la JDA plus intéressant.

olivier_yao_delon2Comme tu le dis, c’est ta première année en sortie d’INSEP, à quel(s) niveau(x) l’adaptation entre la NM1 et le championnat espoir a été la plus compliquée ?

La NM1, ça joue plus physique, c’est plus expérimenté, plus adroit : c’est difficile… Mais le niveau espoir est bon aussi et on pense souvent qu’en sortant de NM1, ça va être “facile” de s’exprimer en espoirs. Mais en réalité, ce n’est pas évident. Déjà parce qu’on joue avec de nouvelles personnes qu’on ne connaît pas au départ, mais aussi et surtout parce qu’on a plus de responsabilités sur les épaules. De plus, en tant que sortant de l’INSEP, les gens attendent forcément des performances de notre part et cette pression est difficile à assurer.

Ça aurait pu être facilité par le fait qu’à Dijon, les joueurs déjà présents étaient vraiment expérimentés dans la division. Mais vous faites un début de saison catastrophique avec 2 victoires/6 défaites et des gros cartons (-20 à Gravelines, -37 aux Mans, -30 à Roanne). Que se passait-il à ce moment ?

Je pense que c’était un problème de cohésion d’équipe. Des difficultés à jouer ensemble en attaque et en défense, plus la pression qui augmentait en se sentant obligé de gagner après les revers.

Et puis arrive un moment où tout commence à vous réussir et vous enchaînez les victoires. Quel a été le changement à ce moment-là ?

On avait un objectif : aller au trophée, donc on a durci les entraînements, forcément on s’est mis à se connaître de plus en plus. Tout le monde a réussi à hausser son niveau de jeu individuel, ce qui a augmenté le niveau de jeu collectif. On a aussi essayé de mettre une certaine dureté physique dans tous les matches, en défense et en attaque (rebond, contre-attaque par exemple) pour pouvoir imposer notre jeu. Mais c’est surtout la défense qui fait notre survie, on perd rarement lorsqu’on défend dur 40 minutes tous ensemble.

On avait un objectif : aller au trophée

 

Toi, à l’image de l’équipe, tu as eu un début de saison très compliqué avant de bien finir la saison avec des statistiques en nette hausse : 15 pts à 46% dont 41% à 3-pts, 4 rebonds pour 12.2 d’évaluation sur les dix derniers matches. Comment juges-tu ta saison et ta progression ?

Oui, j’ai eu un début de saison difficile. J’avais du mal à trouver ma place et mon rôle dans l’équipe. Je pense aussi que je ne fournissais pas assez de travail individuel et que c’était la raison principale de mon irrégularité. J’ai donc beaucoup travaillé mon tir avant les entraînements avec mes coéquipiers Macoumba Loum et Drissa Ballo, qui s’entraînent aussi avec les pros : ce travail en plus m’a mis en confiance et ça s’est répercuté au fur et à mesure pendant les matches.

Tu as eu la chance de jouer des NIJT (Nike International Junior Tournament). Même si ce n’est pas tout à fait la même catégorie d’âge, comment classerais-tu ce championnat espoir par rapport à ce tournoi avec des équipes européennes ?

Je pense que certaines équipes du NIJT ont largement le niveau pour jouer en espoirs. Les équipes comme l’étoile rouge de Belgrade, le barça ou le DKV Joventud m’ont beaucoup impressionné dans la connaissance du basket et la qualité de jeu, alors qu’on était encore que des cadets.

Est-ce que tu sais si tu seras encore à Dijon la saison prochaine ?

Oui, si tout va bien, je serais encore à Dijon la saison prochaine.

Avec l’objectif d’essayer de rentrer dans les rotations à Jean-Louis Borg j’imagine ? Sachant que c’est très compliqué avec son système extrêmement basé sur les américains…

Je pense que ça va être difficile mais je vais m’entraîner sérieusement tous les jours. Si je devais rentrer à des moments dans la saison, alors je ferais tout pour faire mon job sur le terrain.

C’était une expérience exceptionnelle et unique

Justement, quels vont-être tes principaux axes de travail ces prochains mois ?

Je pense déjà qu’il faut que je m’étoffe physiquement. Ensuite, il faut que je travaille mes finitions dans la raquette qui sont parfois douteuses, pour vraiment avoir de l’alternance entre le tir et le drive. Après, il y a toujours beaucoup de choses à travailler comme mon dribble ou mon shoot à mi-distance. Donc, il me reste encore beaucoup de boulot mais c’est le but du sport de haut niveau : toujours être meilleur.

Tu as connu des sélections en équipe de France. Tu as notamment fini deuxième du mondial 3×3 l’été dernier avec Paul Rigot, Lucas Paoletti et Charly Pontens. Comment définirais-tu cette expérience?OlivierYAO-DELON_France_

Ouais, c’était une expérience exceptionnelle et unique, c’est vraiment différent du 5 contre 5. En dehors du terrain déjà, je trouve qu’il y a plus un esprit famille parce qu’on est que 4 joueurs et non 12. En plus, les 3 autres sont des vrais amis (ndlr : ils jouaient tous ensemble au CFBB en NM1) et je pense que l’entente dans l’équipe est INDISPENSABLE comparé au 5 contre 5, où même avec quelques embrouilles, ça peut passer. Après, niveau basket, c’est aussi différent : les contacts sont moins sifflés et il faut passer très vite de l’attaque à la défense. Je pense que c’est ce qui fait une bonne ou une mauvaise équipe de 3 contre 3. C’est aussi physiquement plus difficile que le 5 contre 5 car, comme on est que 3 sur le terrain, on est tout le temps impliqué dans les actions et on voit qu’à la fin d’un match de seulement 12 minutes, on est très atteints physiquement.

Il n’y a pas de 5×5 U19 cet été. Est-ce que tu as une chance d’être sélectionné avec une équipe de 3×3 ou ce sera un été sans EDF ?

Je pense que ce sera un été sans EDF pour moi vu que je ne suis pas dans pré-liste de l’EDF U20.

Quel est ton MVP de la saison en Espoirs Pro A ?

Axel Bouteille le mérite statistiquement car il a dominé le championnat, mais son équipe termine loin au classement et n’est même pas au trophée. Donc je dirais plus Yannis Morin qui a fait une saison complète et régulière (6ème meilleur scoreur, 9ème rebondeur) avec en plus de belles apparitions en Pro A et une 3ème position avec Cholet.

Pour terminer, un petit mot aux supporteurs pour leur donner envie de venir plus nombreux aux matches espoirs ?

Un peu plus de soutien car c’est vrai que les supporteurs aux matches espoirs se font rares, exceptés certains fidèles. Donc oui, venez plus nombreux pour nous aider, notamment dans les matches difficiles.

Merci Olivier et bonne chance pour le trophée du futur!

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