Vous avez pu suivre dimanche, lundi et mardi dernier sur notre site le parcours de l’ASVEL à l’Adidas Next Generation Tournament à l’Hospitalet. Nous sommes revenus sur le parcours de l’ASVEL avec le meneur titulaire de l’équipe, Thomas Vincent, aussi vainqueur du concours de shoot à trois points.

 

Comment se prépare-t-on à jouer, pour la première fois, un adidas junior tournament ?

Tout simplement en s’entraînant le plus possible tout en gérant la fatigue. Beaucoup de joueurs de notre équipe cumulent les entraînements cadets/espoirs et les deux championnats espoirs/cadets. Le staff a fait le maximum pour que nous arrivions dans les meilleures conditions à ce tournoi.

 

Avant d’arriver à Barcelone, que représentait pour toi cette compétition ?

Ce tournoi représentait une chance immense pour nous, se confronter à certaines des meilleures équipes européennes. En ce qui me concerne jouer contre Stefan Peno (Barcelone) et les meilleures écoles du basket européen a été très intéressant.


Vous arrivez à Barcelone avec un vécu collectif faible : toi, Kévin Hangoue, Lucas Hergott jouaient principalement avec les espoirs, Amine Noua n’avait pas encore disputé un match de la saison. Combien d’entraînements communs aviez vous eu ?

Notre préparation a été très courte puisque le championnat espoirs a duré pour nous jusqu’au 27 décembre avec le match contre Le Mans. Nous avons eu en commun à peu près 5/6 entraînements du 29 décembre au 3 janvier.

 

Vous terminez la phase de poule quatrième à égalité avec Ljubljana et Badalone mais avec un plus mauvais point average que ces deux équipes. N’y a-t-il pas eu des regrets après cette deuxième journée de compétition où vous auriez pu vous imposer contre Badalone ou gagner avec un plus gros écart contre Ljubljana ?

Au regard du classement c’est vrai qu’on finit dernier mais en prenant du recul nous ne sommes pas passés loin de la deuxième place de la poule.
Pour ma part et je pense le reste de l’équipe aussi, il y a quand même pas mal de regrets de ne pas avoir fini 2ème pour faire une demi-finale contre le Réal. Jouer contre Madrid aurait été excellent.

 

Vous terminez finalement huitième de ce tournoi, qu’est ce que tu vas retenir de ces 3 jours ?

J’ai appris énormément de choses: techniques, tactiques, pour mes ambitions. Jouer un tournoi comme l’euroligue junior permet de voir pour ceux qui ne connaissaient pas, comme moi par exemple, le niveau européen. On acquiert beaucoup d’expérience tout en créant une très bonne cohésion de groupe et c’est la meilleure des préparations pour la deuxième partie du championnat.

 

En terme de jeu, qu’est ce qui est très différent du niveau espoirs ProA où tu as l’habitude d’évoluer avec des joueurs plus âgés ?

Je pense que le championnat espoirs est très athlétique avec des joueurs qui sont physiquement très impressionnants. Dans ce tournoi, les joueurs jouent plus justes, sont plus adroits et ont un profil physique plus grand,fins et mobiles. L’arbitrage est aussi très différent …

 

On va terminer en rappelant que tu as remporté le concours à 3pts, est ce que cela t’étais déjà arrivé ?

Non je n’avais jamais participé à un concours à 3pts.

 

Comment est ce que tu as vécu le moment ?

J’ai profité de ce moment ! Au début, à l’échauffement je n’y croyais pas trop. Plus les shooteurs passaient et plus je me disais que c’était possible. Avec les encouragements de mes coéquipiers qui m’ont beaucoup aidés, j’étais très confiant. D’ailleurs j’aimerais encore une fois remercier mes coachs et plus particulièrement Fousseyni Sidibe qui m’a consacré beaucoup de son temps pour bosser.