Ugo Bajeux jeune poste 3 de la génération 1994 de la JDA Dijon revient avec nous sur son expérience du championnat espoirs et nous parle du son futur, aussi bien dans le basket que dans le monde du travail.

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Ugo Bajeux, je viens d’avoir 20ans, je viens de Champs sur Marne à coté de Marne la Vallée en région parisienne (77) et je joue à la JDA Dijon en espoirs.

Quel a été ton parcours dans le basket avant d’arriver à la JDA et depuis combien de temps y joues-tu?

J’ai commencé le basket à 8ans à Champs sur Marne, j’y ai joué jusqu’en minime première année, uniquement en championnat départemental. Ayant fait les sélections départemental, Thomas Thouillez m’a “repéré” et m’a fait venir à Paray Vieille Poste (91) en championnat de France pour ma deuxième année minime. L’année suivante j’arrivais à Dijon, en tant que cadet première année. Donc ça fait 5 saisons que je suis à la JDA.

Avec la JDA en espoirs tu as tout connu, la dernière place il y a 2 ans, le milieu de tableau la saison passé, le trophée du futur cette saison. Comment juges-tu l’évolution, qu’est ce qui a changé depuis cette première saison ?

Il y a deux ans, on venait de remonter en Pro A, donc l’équipe était faite de joueurs qui ne se connaissaient pas. On était relativement jeune, ce n’était pas évident. L’année dernière, on échoue à la neuvième place. Je pense qu’on a manqué de constance, pourtant le groupe était bien. Cette année, déjà le championnat était plus ouvert, on termine 4ème, mais avec uniquement une victoire de plus que le premier non-qualifié pour le trophée. Quant à notre équipe, elle était plus complète je pense, avec vraiment 10 joueurs capables de rentrer et d’apporter.

C’était votre premier trophée du Futur… comment aborde-t-on une compétition comme celle-ci ? 

A vrai dire, c’était mon second personnellement, puisque même si je n’étais pas rentré en jeu, j’étais sur le banc lors du trophée 2009, l’année de la descente des pros. Mais c’est vrai que c’est particulier, comme un match de coupe de France, la seule comparaison possible pour nous, c’est gagne ou rentre chez toi. Aucune question à se poser, aucun calcul. Mais à l’inverse, il ne faut pas manquer de lucidité non plus. C’est un équilibre à avoir. Au final, c’est une atmosphère incroyable, et même si certains matches à enjeux lors du championnat y ressemblent, ça reste particulier et à vivre.

Vous êtes finalement éliminés en demi-finale face à Antibes. C’est une déception pour vous ?

Oui, même si dans un sens, on finit 4ème et on échoue en demi finale, on est à notre place on va dire. Mais oui, c’est une réelle déception parce qu’ils étaient à notre portée. Sans faire un bon match, on perd de 7 points. Mais c’est la loi du trophée. C’est toujours très décevant de perdre…

Le BCM a réalisé un incroyable triplé cette saison. Qu’est-ce que cela t’inspire ?

Du respect parce que c’est très fort ce qu’ils ont fait. Le triplé est historique, leur bilan de 29-1 égale le record que détenait la JDA à ce qu’on m’a dit ici, donc bravo à eux, vraiment. Et puis Julien Mahé est passé par Dijon, donc je suis content que ce soit lui.

Personnellement maintenant, c’était ta troisième saison espoirs avec plus de 15 minutes de temps de jeu. Comment juges-tu ta progression au cours des années ?

Je suis mitigé. A vrai dire, j’espérais pas mal de cette saison pour m’épanouir, puisque je fais désormais partie des cadres, et ma blessure en début d’année m’a pas mal handicapée physiquement sur la saison. En revenant, j’ai eu un peu de mal à trouver ma place, et la confiance en a pris un coup. Mais ça fait partie du jeu, et j’espère continuer la saison prochaine sur la même lignée que le dernier match. J’en suis capable, maintenant à moi de le montrer.

En lisant entre les lignes, on peut déduire que tu seras encore à Dijon pour ta dernière année espoirs l’année prochaine ?

Ça, c’est encore un point d’interrogation. Tout dépend de ce que me propose le club, et de l’aspect scolaire, qui joue un rôle en parallèle. Mais j’aimerais bien, mon coach Julien Marchand aussi, donc il y a quand même des chances oui.

L’aspect scolaire est très important effectivement et certains jeunes en centre de formation l’oublient parfois un peu trop vite. Parle nous de tes études et de tes projets professionnels en parallèle du basket…

C’est sûr que même si de plus en plus de clubs font attention à l’aspect scolaire, il est difficile de concilier cours et basket en France, quand on arrive à un certain niveau dans chaque. Personnellement, je suis en BTS Génie civil – Bâtiment 2ème année. Je compte poursuivre mes études en licence pro au moins, voire faire un école d’architecture plus tard. Mais bien sûr tout ça dépend aussi du basket. L’idéal serait de poursuivre ce côté étudiant sportif un maximum, mais tout dépend de l’avenir du basket mais aussi des opportunités qui s’ouvriront dans mes études.

Pour terminer, un petit mot pour les supporters dijonnais qui viennent voir jouer les espoirs ?

Ça serait bien qu’ils soient plus nombreux, le palais est un peu vide. Mais quelques irréductibles sont toujours là ou presque, et ça fait plaisir, très plaisir même. Maintenant, à nous de produire du beau basket et d’essayer de “fidéliser” un maximum les spectateurs occasionnels.

Merci Ugo et bonne chance pour la suite !