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ITW Gaylor Curier : “Mon premier panier à Beaublanc, j’en ai encore des frissons”

Publié par le 8 novembre 2015               

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Interview réalisée par Alexandre Daumur-Smith.

– Salut Gaylor, merci de nous accorder de ton temps. Peux-tu brièvement te présenter pour les lecteurs qui te découvrent ?
Alors salut je m’appelle Gaylor Curier, j’ai 23 ans je suis né à Massy (91). Je fais 1.99m et je joue ailier pour le club du BCS en Pro B.

– Quand et comment débute la pratique du basketball pour toi ? Tu découvres ce sport grâce à ta famille ?
Jai commencé officieusement à toucher au basket à mes 2 ans. A la demande de mes parents, mes grands frères emmenaient leur petit frère pleurnichard malgré eux sur les terrains pour jouer avec eux.

– Pourquoi le choix de pratiquer cette discipline sportive plutôt qu’une autre comme le foot ?
J’y ai tout de suite baigné très petit avec mes grands freres qui suivaient la NBA. J’ai toujours vu la NBA chez moi depuis toujours, des magazines auxquels ils étaient abonnés, aux jeux videos en passant par les posters et les vêtements. C’était pour moi naturel que j’en fasse.

-Peux-tu nous résumer en quelques lignes les différents clubs que tu as côtoyés étant plus jeune ainsi que les niveaux dans lesquels tu as joué ?
J’ai commencé le basket à l’ES Massy Basket, en navigant entre le plus petit niveau departemental et le niveau regional jusqu’à mes 17 ans. J’ai par la suite intégré le SPO Rouen pour une année Cadet France. L’année suivante j’atterris à l’Elan Bearnais Pau-Lacq-Orthez pour deux saisons espoirs. Ma dernière année espoirs s’est faite au Limoges CSP. Je suis ensuite passé pro à 21 ans avec le CSP pour une saison où on terminera champion de France. En 2014/2015, j’intègre le club de l’Angers BC en Pro B afin de gagner du temps de jeu. Saison très enrichissante soldée malheureusement par une descente en NM1. Et me voilà cette saison 2015/2016 avec le BC Souffelweyersheim en Pro B.

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-Plus tard, tu intègres le centre de formation de Limoges pour jouer en Espoir Pro A, c’est bien cela ? Pourquoi le choix de ce centre plutôt qu’un autre ?
À la descente de l’Elan Bearnais en Pro B, j’ai voulu continuer à evoluer en espoirs, estimant n’avoir pas assez prouvé en jeune. J’ai eu quelques contacts, mais le CSP est le club qui m’offrait le plus de confort de travail par ses garanties de responsabilités et d’entraînements avec le groupe pro. Et c’est de loin le meilleur choix que j’ai pu faire.

– Les avis quant à ce championnat Espoir sont très partagés. En effet certain affirment que ce niveau est un frein pour les jeunes qui devraient plutôt se lancer directement dans le grand bain. Alors que d’autres expliquent que ce niveau est une passerelle vers le très haut niveau français. Comment tu vois les choses ?
A part quelques exceptions, les jeunes, en espoirs, sont tous en train de se construire en tant que basketteur et en tant qu’homme. Le centre de formation c’est encore le moment où un jeune garçon se façonne en homme. Ces années en espoirs ont été indispensables à mon developpement mental et physique. Le gap entre la vie de jeune protégée par le centre de formation et la vie d’adulte responsable sous pression du resultat est juste enormissime. Mes années espoirs m’ont permis de faire petit à petit la transition entre ces deux mondes. Et devenir qui je suis en me laissant la liberté de m’exprimer. Bien sûr, certains jeunes arrivent plus tôt à maturité et là ce sera plus intéressant pour eux de voir au dessus. Mais la majorité des jeunes aujourd’hui est encore trop fragile à cet âge.

– Limoges est une ville qui a connu de grandes années dans le basketball avec notamment un titre d’Euroleague en 1993. Avais-tu connaissance de l’histoire cette ville et de ce club avant de t’y rendre ?
Oui effectivement, on connait tous les histoires des grands clubs francais en termes de palmarès que ce soit Limoges, Pau ou encore l’Asvel. Je ne connaissais rien sur la ville honnêtement, mais c’était excitant de rejoindre un club si riche historiquement.

– Après tes années espoir, tu intègres l’effectif professionnel du CSP Limoges. Comment s’est passée ton intégration ?
C’était super, j’ai eu la chance d’avoir, lors de mon année espoirs, été coaché par Giannakis avec les pros, donc autant vous dire que mentalement RIEN ne vous fait peur. Le plus dur au début a été de ne plus me considérer comme un jeune. Les premiers mois je continuais à aller blaguer avec mes anciens coéquipiers dans leur vestiaire apres nos entraînements. Pas mal de gens n’avaient aucune idée que je n’étais plus espoirs non plus. J’avais l’impression d’être toujours dans leur equipe. Le groupe pro était vraiment super, ils m’ont tous mit dans de bonnes conditions pour me sentir à l’aise. Et j’ai tissé de vrais liens avec certains.

– Tu joueras deux saisons avec « les grands ». Beaublanc (salle de Limoges) est notamment réputé pour être une salle avec une grosse ambiance où les visiteurs peinent très souvent à imposer leur rythme. Quels sont tes souvenirs les plus marquants en rapport avec cette salle et son public ?
2013/2014 l’année la plus riche en émotions de toute ma vie. Beaublanc on peut aimer ou détester mais jamais y rester indifférent. Cette salle a clairement une influence sur les joueurs. J’ai à vrai dire deux souvenirs marquants. Mon premier panier à Beaublanc contre la SIG, apres quoi tout le public a scandé mon nom. J’en ai encore des frissons. Et le 2ème peut être mon plus beau souvenir. Le 3pts miraculeux de Nobel contre la SIG au match 3 de la finale. Le ballon tape l’arceau, remonte jusqu’aux étoiles, et retombe sans toucher le filet. Le public a su après ce panier qu’on allait être champion, mes tympans en souffrent encore. C’était magique.

– Durant ces deux saisons, ton temps de jeu est faible puisque tu ne joues que quelques minutes. D’après toi, pour le bon développement d’un joueur, n’est-il pas essentiel d’avoir du temps de jeu ?
Je joue exactement 22min sur l’ensemble de la saison et 13min en playoffs. Bien sûr, le temps de jeu est la clé même de l’apprentissage et du développement. Seulement, je ne suis pas maître de ça, tous les jours je me suis entraîné, aux côtés des tous meilleurs joueurs du championnat de France. Je n’ai pas joué certes, mais j’ai énormément appris et je souhaite à tout jeune de vivre ce que j’ai vecu là-bas! Il faut seulement positiver et savoir que tôt ou tard ça paiera. Le travail n’est jamais fait en vain. J’ai eu une équipe, des amis, une famille formidables.

– Après Limoges en Pro A, direction Angers en Pro B. Pourquoi le choix de ce club et de cette division ?
Apres cette saison d’apprentissage, je n’avais qu’une chose en tete, JOUER. J’avais qu’une envie, c’était de revenir jouer pour le CSP. Je me suis donc tourné vers le championnat Pro B. Angers, on les avait rencontré en coupe de France cette saison et j’avais joué 25min. Ils étaient en NM1, on avait gagné après prolongation. J’avais fait un match solide. Et depuis ce match le Coach Lavandier avait fait part de son intérêt à mon agent. Ils ont surpris tout le monde et joué la monté en Pro B, et c’était naturel pour moi de rejoindre ce club, car il m’avait vraiment montré qu’il me voulait et que je pourrais jouer en moyenne le nombre de minute total que j’ai pu jouer sur une saison au CSP. C’était important pour moi d’aller dans une équipe qui ne me prenait pas par dépit à cause de la règle des -23 ans. Et Vincent Lavandier m’a convaincu par téléphone de par sa rigueur, une démarche que j’ai beaucoup appreciée.

– Quelles sont les grandes différences entre ces deux niveaux ? Quelques joueurs m’avaient expliqué que d’après eux la Pro B était plus physique que la Pro A mais bien moins technique. Tu confirmes ce qu’ils disent ?
La Pro B je pense que c’est plus intense au niveau du cardio, ça va vite tout le temps et ça se bastonne. La Pro A le jeu est plus posé, les systemes bien huilés, les timings respectés, avec des changement de rythmes. Mais je ne pense pas qu’on puisse dire que la Pro B soit vraiment plus physique. Allez dire ça à mon gars Frejus Zerbo… Moins technique c’est vrai.

– Te voilà maintenant à Souffelweyersheim en Pro B. Comment se sont passés la préparation physique et le début de saison ?
Je suis agréablement surpris depuis mon arrivée. Le club est familial et les joueurs ont de suite été adoptés comme s’ils avaient toujours été de la famille. Le coach est très à l’écoute, il a été joueur il y a peu et il sait comment nous gérer physiquement. C’est vraiment bien. Le début de saison est compliqué, on est à 0-3 en perdant à chaque fois dans la dernière minute au money time. On doit prendre en maturité et être plus lucides dans ces moments clés.

– Quels sont tes objectifs collectifs et individuels pour cette saison ?
Mes objectifs collectifs cette année, je ne vais pas faire la langue de bois, ce sont les playoffs. J’ai eu une saison catastrophique sur le plan collectif l’année dernière, j’ai besoin de vite me reconcentrer sur un vrai challenge. Et je pense que notre équipe est suffisamment talentueuse pour y arriver. A nous de bastonner pour ça. Individuellement parlant, je veux m’affirmer en tant que joueur important de Pro B et montrer que je ne suis pas ici par hasard.

– Comment tu vois ton futur dans ce sport ?
Brillant!

– As-tu des modèles dans le sport ? Dans la vie quotidienne ?
Dans le basket, c’est difficile, j’apprécie énormement de joueurs… Allan Houston, Reggie Miller, Gordon Hayward, Mike Dunleavy Jr, Rudy Gay, Scottie Pippen, Carmelo Anthony… j’essaie de tous les regarder et m’en inspirer. Dans le sport en général, c’est Usain Bolt. Un bosseur dingue, le sourir aux lèvres 24h/24. C’est l’image que j’aspire à donner. Dans la vie quotidienne, je suis tres proche de ma famille donc je dirais que ce sont eux mes modèles.

– Avec les réseaux sociaux il est très facile de voir que tu es un sneakers addict. Quels sont tes modèles favoris, aussi bien pour le parquet que pour la ville ?
On touche un sujet sensible… alors ma paire préférée de tous les temps c’est la Nike Foamposite de Penny Hardaway j’en ai 6 paires… J’aime aussi la Jordan 8, elle a une valeur sentimentale particulière, la premiere jordan que jai essayé de ma vie je devais avoir 10ans… Et pour jouer il y en a beaucoup. Je joue en Adidas en ce moment. Les crazy light j’adore. Sinon je dirais la Jordan 10 je crois que c’est LA paire pour jouer au basket!!!

– Je sais aussi que tu es un bon dunkeur. Quel est ton dunk préféré ? As-tu un modèle dans ce domaine ?
Vince Carter est pour moi le meilleur dunkeur de tous les temps. De part son style inimitable. Après aujourd’hui des professionnels du dunk font des figures incroyables c’est même plus marrant. Ca a moins de charme je trouve. Je saute a un pied alors je m’inspire pas mal du dunker “Werm”. Allez voir ses vidéos. Mon dunk préféré est le berceau renversé à une main. C’est mon préféré parce que c’est la seule figure compliquée que je suis sûr de mettre à chaque fois hahaha.

– Si tu avais l’opportunité de choisir LeBron James ou Stephen Curry pour jouer à tes côtés, lequel préfèrerais-tu et pourquoi ?
Je choisirais LeBron James. Son éthique de travail et son fort leadership sont deux choses que je voudrais apprendre de lui.

– Le joueur contre lequel tu as joué et qui t’a le plus impressionné ?
Je dirais Mykal Riley. On dirait un magicien. Il est facile.

– Un mot concernant le match France/Espagne de cet EuroBasket 2015 ?
La guerre n’est pas finie…

– Si tu veux remercier des personnes ou encore faire passer un message, tu peux le faire ici.
Je voudrais remercier tout ceux qui me soutiennent, et ont toujours un petit mot pour prendre de mes nouvelles ou m’encourager. Tous mes gars de Massy, je sais d’où je viens.
Et un petit message, pour le concours de dunk LNB au All Star Game, pensez à moi jai quelques idées…

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