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ITW Laura Salin-Eyike : “Un basketteur peut exceller dans le saut en hauteur”

Publié par le 27 août 2015               

Interview réalisée par Alexandre Daumur-Smith.

Salut Laura, merci du temps que tu nous accordes. Peux-tu rapidement te présenter ?


Donc moi c’est Laura Salin-Eyike, j’ai 20 ans je suis étudiante en STAPS à Nantes où j’évolue au sein du pôle espoir depuis 4 ans. Je fais du saut en hauteur depuis 5 ans vraiment, mais cela fait 14 ans que je fais de l’athlétisme au club de mayenne l’EANM (Entente Athletique Nord Mayenne). Cette année, j’ai fait mon record qui est d’1m83 et qui ma permis d’être championne de France espoir et vice championne de France élite.



Tes parents étaient plutôt sportifs, ta maman dans le basket et l’athlétisme et ton papa dans le football. Pourquoi le choix de l’athlétisme et plus particulièrement du saut en hauteur ?

Oui, enfin ma maman était plus sportive au niveau scolaire et mon papa a joué au foot comme beaucoup d’autres. L’athlétisme ça a été le hasard, je partais pour faire du basket mais comme le stade était plus proche de la maison, ma mère m’a dit d’aller essayer l’athlétisme avec mes cousines et depuis j’y suis restée. Et le saut en hauteur, pur hasard aussi. En athlé, on essaye tout et là où on voit qu’on est le plus fort, souvent on se spécialise et pour moi ce fut le saut en hauteur même si je me voyais faire du 400m comme Marie-José Pérec.


Quels ont tes premiers contacts avec cette pratique ?


Μes premiers contacts se sont fait lors des compétitions en benjamine lorsque l’on fait du triathlon. Il fallait choisir trois épreuves : un saut, une course et un lancer mais vu que j’étais nulle en lancer, je faisais hauteur et longueur. C’est comme ça que j’ai commencé le saut en hauteur mais je n’aimais pas ça plus que le reste.



Penses-tu qu’un basketteur de très haut niveau pourrait exceller dans le saut en hauteur ?
Je pense oui qu’un basketteur peut exceller dans le saut en hauteur, sans forcément être un joueur de très haut niveau, un niveau correct suffi. On en a déjà l’exemple avec Donald Thomas, ancien basketteur qui, lors de sa première compétition, a fait 2m22. Après, de la à dire exceller, je n’en sais rien, il faudra bien évidemment qu’il s’entraîne car sans technique il y aura un blocage à un moment et puis les basketteurs n’ont pas du tout le même gabarie que les sauteurs en hauteur.

Tu as 20 ans, tu es encore jeune. Te vois-tu faire une carrière entière dans cette pratique ?

Je pense que oui, après on ne sait pas de quoi l’avenir est fait mais je travaille pour le saut en hauteur pour devenir forte dans cette discipline. Même si j’aimerais bien toucher un peu à d’autres disciplines, je ne pense pas atteindre le même niveau qu’en saut en hauteur.

Peux-tu nous présenter ton palmarès ?


Championne de France cadette 1ère année 1m74 indoor et 3ème l’été 1m68
Vice championne de France cadette 2ème année l’été 1m74 et je n’ai pas fait de saison hivernale car j’étais blessée.

3ème indoor en junior 1ère année 1m72 et la médaille en chocolat l’été.

2ème indoor en junior 2ème année 1m72, 4ème aux France élite et championne outdoor chez les juniors 1m78
Double championne de France cette année chez les espoirs avec 1m77 et 1m79 et deuxième aux Élites avec 1m82

J’ai aussi eu la chance de pouvoir représenter les couleurs de la France car j’ai été sélectionnée en équipe de France senior en août 2014 pour faire le décanation à Angers, où nous avons fini deuxième derrière les États-Unis.



10676352_10203881931240408_1036399066720497535_nIl me semble que tu fais partie de l’équipe de France. Quelles ont été tes pensées lors de tes premières courses pour la France ?
Non, en athlé on ne fait partie de l’équipe de France que lors d’une compétition. Il faut ensuite refaire des minimas ou être le meilleur pour pouvoir faire une autre sélection. J’ai donc été une fois en équipe de France avec beaucoup de chance car d’autres filles meilleures que moi avaient refusées la sélection. Mais bon, faut saisir sa chance ! 
Mes premières pensées ont été «  Waw je saute pour la FRANCE » j’étais sur un petit nuage, et surtout je ne voulais pas décevoir ceux qui me faisaient confiance.

L’athlétisme n’est pas un sport très médiatisé. Est-ce-que cela te dérange ? Aimerais-tu que les choses changent ?

Je trouve que l’athlétisme est un sport assez médiatisé par rapport à d’autres ! Après, c’est sur nous sommes loin de sports comme le foot ou le basket. Cela me dérange dans le sens où je pense que chaque sport doit être autant médiatisé qu’un autre, que ce soit l’athlétisme, le foot ou le tir à la carabine par exemple. Car j’ai l’impression qu’il y a une hiérarchie des sports, alors qu’aucun sport n’est mieux qu’un autre ! 
C’est sur je voudrais que ça change, que les athlètes soient aussi reconnus qu’un footballeur ! Mais comme j’ai dit, c’est valable pour tous les autres sports qui sont dans l’ombre de ceux hyper médiatisés.

Quels sont tes modèles dans l’athlé ? Et dans la vie de tous les jours ?


Dans l’athlé, mes modèles sont la gazelle, Marie-José Pérec que j’aimais vraiment beaucoup. Après, il y a forcément Mutaz Barshim, un sauteur en hauteur Quatari qui va bientôt battre le record du monde j’en suis sur, et Mariya Kuchina, une sauteuse en hauteur Russe, elle est discrète mais très forte et prometteuse et j’aime beaucoup sa façon de sauter.
 Et dans la vie de tous les jours, j’en ai qu’un seul, ma maman. Elle s’est toujours battue pour moi et a toujours tout fait pour que je sois bien, elle est toujours derrière moi et m’encourage dans tout ce que je fais.

Quels sont tes objectifs dans le sport ?


Pour mes années espoir, intégrer l’équipe de France espoir puis après intégrer l’équipe de France senior, mais il y à encore beaucoup beaucoup de travail, je viens à peine de débuter le long le chemin qui m’attend pour y parvenir.

Le dopage est très présent dans l’athlétisme. Qu’en penses-tu ?
Le dopage a toujours été présent et sera toujours présent. Je pense qu’on devrait faire beaucoup plus de contrôle anti-dopage, renforcer la surveillance et interdire à vie les athlètes dopés. Après, on sait tous que le dopage est en avance sur les moyens qui le détecte donc bon..




Et au niveau de tes études ? Quel est ton cursus scolaire pour le moment ?
Je passe en deuxième année de staps à la rentrée de septembre là, à Nantes bien évidemment. Après la suite je ne sais pas, pour l’instant je pense à devenir professeur d’eps mais bon j’ai encore un peu de temps.

Si tu souhaites remercier des gens, faire passer un message particulier, tu peux le faire ici.


Je remercie ma maman, mon coach, mon club l’entente athlétique nord Mayenne, ma ville, mon département et la région pour leurs aides, le pôle espoir de Nantes, ma famille et mes amis et tous les gens qui croient en moi, m’encouragent et me soutiennent. 
Et je terminerai sur une phrase que mon coach me dit 
 «  De toute façon si tu veux y arriver, il ne faudra pas être forte, il faudra être la meilleure ».

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