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ITW Mam Jaiteh : “Je ne fixe aucune limite”

Publié par le 2 janvier 2015               

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Interview réalisée par Alexandre Daumur

Nous avons discuté avec Mouhammadou Jaiteh (2,08 mètres, 110 kg), actuel pivot de la JSF Nanterre (Pro A) et né le 27 novembre 1994 à Pantin dans le 19ème arrondissement de Paris.

Tu as commencé tardivement le basket, à l’âge de 13 ans, à l’USM Malakoff. Comment t’est venue l’idée d’enfiler le maillot ?
Tout d’abord, une personne qui s’appelle Saliou Ba me disait de faire du basket tous les ans depuis 6 ans car j’étais grand. Mais j’étais têtu et je voulais faire du foot comme tous mes anciens potes de l’époque. Ensuite, au collège, un de mes surveillants qui s’appelle Harold Daclinat jouait dans l’équipe première de l’USMM en N3 et il m’a invité à venir voir un match un jour. Puis c’est là où j’ai tout de suite adoré ça et je me suis rendu compte que je ne savais même pas ce qu’était le basket à ce moment-là.

Après seulement 1 an de basket dans les jambes, tu es repéré par l’INSEP (Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance). Les années INSEP de Tony Parker, Boris Diaw et tous les autres leur ont été bénéfiques, comment se sont passées les tiennes ?
Voilà, le mot bénéfique est le bon terme justement. J’y est évolué trois années et chaque année j’ai appris énormément de choses là-bas. L’Insep a vraiment été pour moi la base de ma construction vers le sport de haut niveau et je leur en suis très reconnaissant d’ailleurs. Et en plus du côté basket, cela m’a également permis de grandir en tant qu’homme et j’ai créé des liens d’amitié très fort avec mes coéquipiers de là-bas.

A l’Insep, tu arrives avec beaucoup de retard, car tous les autres pratiquent le basket depuis bien plus longtemps que toi. Comment ce problème s’est il résolu ?
(rires) Non franchement c’est une bonne question, mais sans prétention je pense tout d’abord que j’ai une capacité d’adaptation et à apprendre les choses qui est plus rapide que la moyenne. Ensuite, j’ai eu la chance de tomber sur les bonnes personnes au bon moment qui ont su me dire les bons conseils également. Et pour finir, il n’y a pas vraiment de secret, j’ai énormément bossé et persévéré car j’étais au courant que je partais avec quand même pas mal de retard.

Tu avais 14 ans, tu jouais sous le maillot du Centre Fédéral, te rends-tu compte de ce que tu vis ? C’est un rêve pour plein de basketteurs…
Bah à vrai dire, c’est à l’image de ma situation depuis que j’ai commencé le basket. Tout est allé très vite pour moi depuis le début, donc sur le coup je n’ai pas vraiment le temps de réaliser et je pense que c’est mieux comme ça, je profite simplement du moment à fond sans me poser de question. Donc sauf savourer et prendre du plaisir, je ne réalise pas encore ce qui se passe.

Tu participes au Championnat d’Europe U16, qu’as-tu retenu de cette expérience ?
Je dirais que la chose principale que j’ai retenu en ayant cette première expérience internationale, c’est que en dehors de la France et des Etats-Unis, ça joue très bien au basket et surtout ça travaille beaucoup. C’est ce qui me servait de moteur l’année d’après.

Le maillot bleu, cette consécration pour tous basketteurs français, tu y penses ? Tu aimerais succéder à Flo Pietrus, Alexis Ajinca, des gars comme ça qui ont une importance majeure dans cette équipe ?
Effectivement, arriver à un certain moment, tout le monde y pense et tout le monde en rêve. Evidement que j’aimerais, après par rapport à ça, la France est championne d’Europe, ce qui veut dire que c’est la meilleure équipe européenne du moment. La concurrence y est rude donc je me laisse une marge avant de pouvoir y songer sérieusement. Bon, évidamment, ce qui ne veut pas dire que si jamais on m’appelle maintenant, je refuserais (rires).

Tu renonces l’idée d’aller évoluer en championnat américain universitaire et signes ton premier contrat pro avec l’équipe de Boulogne-Sur-Mer. La saison se passe et tu termines MVP et meilleure progression alors que tu n’es pas majeur, qu’as-tu ressenti ?
J’ai tout d’abord eu un sentiment de reconnaissance énorme envers le staff et mes potes de l’équipe. Si au début de l’année le coach Germain Castano n’avait pas pris le risque de me mettre sur le terrain, malgré le fait que je fasse des erreurs d’apprentissage, je n’aurais jamais acquis cette confiance et à côté de ça, l’entente sur le terrain avec les gars était énorme et tout ça c’est quelque chose qui est difficile à expliquer mais je ne l’oublierais jamais.

En juillet 2013, tu signes un contrat de 3 ans avec la JSF Nanterre (Pro A), championne de France en titre. Pourquoi ce club ?
Tout d’abord, c’est un club ambitieux, je le suis également. Par rapport à ça, c’était très intéressant. Ensuite, le fait qu’il y ait l’Euroleague m’a énormément poussé. Les jeunes de mon âge jouant l’Euroleague cette saison-là, on peut les compter avec les mains (rires). Et puis la localisation était importante, être à côté de ma famille pour j’espère mes derniers moments en France était une volonté. Et en plus de tout ça, je savais qu’avec les joueurs qu’il y avait, j’allais très bien m’entendre avec eux. De plus, le préparateur physique est de qualité et je bosse avec lui, ce qui est l’une de mes principales lacunes.

Cette saison-là, vous avez joué l’Euroleague. Vous n’avez pas réussi à intégrer le top 16 mais vous avez battu le FC Barcelone et, n’avez perdu que de 3 petits points face au CSK Moscou. Comment qualifierais-tu votre parcours ? Que retiens-tu de cette expérience ? Pensais-tu un jour arriver aussi haut en Europe ?
C’est un parcours qui nous a apporté beaucoup d’expériences aux joueurs et au club. Il n’y pas de regret car l’expérience a été vécue pleinement. Maintenant, on est des compétiteurs donc en plus du positif, on va retenir du négatif comme la défaite à Kiev pour pouvoir avancer afin d’éviter que ça se reproduise. Bah clairement, j’ai la prétention de dire que je ne fixe aucune limite, donc à partir de la… je me dis que tout est possible.

Cette saison, tu as participé au fameux All-Star Game à Paris Bercy. Quelles impressions en retiens-tu ? Est-ce intéressant de jouer avec d’autres gars que ceux de ton équipe ?
Oui j’ai eu le privilège de pouvoir y participer, c’était vraiment magnifique cette journée, le fait de passer tous ces moments autour des meilleurs joueurs de Pro A, tout ça m’apporte encore une expérience supplémentaire. En l’espace d’un match, jouer avec de nouvelles personnes, oui, c’est vraiment très intéressant. Par exemple, Florent Piétrus qui me donne quelques conseils sur la défense, c’est quelque chose pour moi qui est enrichissant et qui me fait progresser encore plus vite.

Tu envisages la NBA. Jouer parmi les meilleurs, tu y penses depuis combien de temps ?
L’année prochaine j’y pense déjà. on verra ce qu’il en dit d’ici là.

Y a-t-il une franchise particulière où tu voudrais laisser ton nom ?
A vrai dire, je n’ai pas spécialement de franchise spéciale, c’est notamment là où la situation sera le mieux pour moi.

Ton équipe préférée de NBA ? Pourquoi ?
Là-dessus je n’ai pas de préféré, j’aime juste regarder deux bonnes équipes s’affronter.

As-tu une idole, un modèle dans le basket ? Dans la vie de tous les jours ?
Tim Duncan est vraiment un garçon que j’admire car il rend le basket simple. En le regardant, on dirait que le basket est très simple, il n’est pas spécialement flashy, ce n’est pas le joueur que tu verras tout le temps dans les highlights. C’est tout simplement un vrai joueur de basket, très efficace.

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