Quelques minutes après avoir obtenu la qualification face à l’Hermine de Nantes pour les demi-finales des playoffs de Pro B, l’expérimenté meneur de jeu américain des Sharks Antibes, Will Solomon (1m87, 37 ans), nous a accordé un entretien au cours duquel il a évoqué divers sujets (le match 3 des quarts de finale, la suite des playoffs et son avenir).

Avec 28 points (à 6/9 à 3-pts), 5 rebonds et 2 passes décisives pour 30 d’évaluation, tu es le MVP de ce Game 3 des quarts de finale. Quel est ton point de vue sur ce succès ?
C’était un match “Do or Die”. Soit vous gagnez et vous poursuivez l’aventure, soit vous perdez et vous rentrez à la maison. Il y avait de la pression pour tout le monde. Le match a été difficile du début à la fin. Nous avons joué un bon basket au bon moment, en jouant ensemble pour obtenir la victoire.

Au terme de la saison régulière, vous avez terminé à la sixième place du championnat. Maintenant, nous sommes au coeur des phases finales, les cartes sont redistribuées pour toutes les équipes et vous avez encore toutes vos chances d’aller décrocher le titre. C’est en ce moment que votre saison se joue…
Oui, les playoffs est une saison différente. Nous avons terminé sixième mais nous avons remporté la Leaders Cup, nous avons prouvé que nous pouvons gagner. Par ailleurs, nous avons battu toutes les équipes du championnat au moins une fois, voir deux pour certaines. Nous avons confiance en nous et nous devons continuer à jouer au basket. Nous avons l’avantage du terrain pour les demi-finales face au Portel. On va tout faire pour essayer de rejoindre les finales.

L’effectif d’Antibes est composé de beaucoup de joueurs d’expériences, tels que toi-même, Mamoutou Diarra, Karim Atamna, Sim Spralja ou encore Tim Blue. A ton avis, est-ce un atout important pour gagner les playoffs ?
Oui, nous avons plusieurs joueurs d’expériences qui sont associés avec de jeunes joueurs. Nous avons le point d’équilibre sur la balance. Les jeunes gars apportent de l’énergie tandis que les joueurs expérimentés apportent d’autres choses, jouent un basket différent.

Après avoir connu le gratin du basket mondial avec la NBA et l’Euroleague, que penses-tu du championnat français et plus particulièrement la Pro B ?
La Pro B est un championnat difficile avec des joueurs qui sont durs à affronter. Tu dois te préparer comme pour un match d’Euroleague ou de NBA, parce que c’est du basket professionnel. C’est une compétition difficile, vraiment une compétition difficile.

Que penses-tu faire la saison prochaine, rester à Antibes ou partir ailleurs ?
Je ne sais pas, on verra. On verra quelles équipes voudront de moi en Pro B et Pro A.

Avant un éventuel départ des Sharks, as-tu as coeur de faire remonter Antibes en Pro A après avoir connu la descente en Pro B l’an dernier ?
Bien sûr. Tout le monde dans l’équipe veut aller en Pro A et gagner les finales. Si nous gagnons les finales, nous irons en Pro A. Mais qui sait ? Peut-être je vais rester à Antibes, peut-être que je ne pourrai pas.