Membre des Espoirs du BCM, Julyan Motti, le fils de William Motti (ancien international français d’athlétisme) revient notamment sur l’excellente première partie de saison de son équipe et sa figuration sur une affiche publicitaire de l’Asvel lorsqu’il était bébé.

Après avoir affrontés tous vos adversaires, vous êtes invaincus dans le championnat Espoirs Pro A. As-tu le sentiment que vous survolez cette compétition ?
Julyan Motti : On est content de ce que l’on a fait mais il ne faut pas se reposer sur ça. On est à peine à la moitié du championnat. Tout peut changer. L’objectif est de gagner tous les matchs. On les prend un par un pour essayer d’aller le plus loin possible. On va essayer de faire mieux que l’année dernière (ndlr : défaite sur le fil 74-72 face à Chalon-sur-Saône en finale du Trophée du Futur).

Vous êtes également toujours en course en coupe de France, que vous avez remportée la saison dernière. L’objectif est-il de conserver votre titre ?

Julyan Motti : Ce n’est pas l’objectif principal du club. Pour l’instant, on a gagné quelques matchs mais ce ne sont que les premiers tours. Si l’on peut encore retourner jouer la finale ça peut-être pas mal. Jouer face à des équipes de N2 et N3 sont de bonnes expériences à prendre. On affronte en général des joueurs expérimentés. Ça joue bien à ce niveau-là. Je ne sais pas si toutes les équipes jouent la coupe de France à fond. Mais je pense que beaucoup d’équipes Espoirs sont capables de rivaliser face à des formations de Nationale 2 ou 3.

 

« Beaucoup d’équipes Espoirs sont capables de rivaliser face à des formations de Nationale 2 ou 3 » Julyan Motti

 

Personnellement, c’est ta deuxième saison en Espoirs et il te restera un an si tu le souhaites pour évoluer à ce niveau. Comment vois-tu le futur ?
Julyan Motti : Mon objectif est de pouvoir jouer au plus haut-niveau que je puisse. Je ne me fixe pas de limite. Quand je me suis engagé au centre de formation, c’était pour essayer d’atteindre la catégorie professionnelle. C’est ma troisième saison à Gravelines. Mais ma deuxième en Espoirs. Je suis content d’être là. Et si je peux faire une saison supplémentaire ici, c’est parfait.

Pour l’anecdote, lorsque tu étais bébé, tu t’es retrouvé dans les bras de Ronny Smith sur une affiche de l’Asvel…
Julyan Motti : Quand j’étais petit, cela s’est fait par hasard en fait. Mon père connaissait bien Greg Beugnot. C’est le frère de Gregor qui s’est occupé de l’affiche. On était de passage à Lyon à ce moment-là. Donc il nous avait proposé et on a décidé de la faire. C’était vraiment par pur hasard. A cette époque-là je ne pensais à rien.

Ton père pratiquait-il le basket ?
Julyan Motti : Il faisait de l’athlétisme avant, il a participé aux Jeux Olympiques. Il était vraiment dans ce sport. En fait, il a joué un peu au handball. Mais il n’a jamais fait de basket, il n’a jamais été dans ce milieu-là. Il a gagné un concours de dunks aux Etats-Unis en équipe universitaire mais ce n’était pas une catégorie professionnelle.