Une fois de plus, la NBA et son lot de décideurs auront géré à la perfection les embûches venues clairsemer la fin de saison régulière et les phases finales de la saison 2019/20. Passés fin de saison régulière tronquée, les playoffs ont pu débuter presque normalement et sous le modèle habituel. Toujours au meilleur des quatre matches, les favoris et outsiders se sont affrontés sur le système classique de premier tour puis demi-finale. Désormais, les finales de conférence prennent place avec des équipes que l’on n’attendait peut-être pas…

Insolite, les playoffs NBA se disputent à Disney World

À l’ouest, les Lakers face aux surprenants Nuggets

Les Lakers font office de grands favoris depuis leur début de saison régulière et la continuité mise tout au long de leur saison. Le jeu de la franchise la plus réputée de Californie n’a cessé de s’améliorer au fil des matches cette année. Ce fut encore plus probant durant les playoffs disputés dans la bulle d’Orlando. Montée en puissance pour laquelle LeBron James n’est pas étranger. Véritable fer de lance de son équipe, celui qui est également l’un des sportifs les mieux payés au monde continue de mettre progressivement ses angelinos sur orbite. Tout bonnement impressionnant depuis la reprise de la compétition, LeBron et ses coéquipiers font figure de grands favoris parmi les 4 équipes encore en lice.

Face à l’armada de Los Angeles, les Denver Nuggets n’ont rien à perdre. Absolument rien tant ils reviennent de loin. Un tel parcours fatiguera peut-être les joueurs, mais il ne faut pas oublier qu’à l’intérieur de la bulle d’Orlando, au sein même de Disney World, les équipes n’ont pas à subir les traumatismes des voyages répétés auxquels ils sont habitués.

Pour la première fois de l’histoire de la NBA, une équipe a remonté à deux reprises le bilan de 1-3. Par deux fois, les Nuggets de Jokic se sont retrouvés au bord du gouffre pour ensuite remonter le Jazz d’Utah puis l’un des grands favoris, les Clippers de Los Angeles. Empêchant donc une finale de conférence 100% LA, Denver compte bien jouer les trouble-fêtes grâce à un collectif incroyable, porté par les individualités de Jokic et Murray, intenables depuis le début des playoffs.

Un duel qui sent l’histoire de l’autre côté

Victorieux du premier duel face aux Boston Celtics, le Miami Heat se retrouve au bon souvenir des duels historiques face à la franchise du Massachusetts. Tombeur des grands favoris et de l’équipe au meilleur bilan de saison régulière, toutes conférences confondue (les Milwaukee Bucks), Miami n’a cessé de monter en puissance pour gagner dûment sa place face à une fougueuse équipe de Boston, de plus en plus habituée à ces rencontres décisives.

La série entre ces deux équipes promet et sentait déjà la poudre avant même que le premier match voie le Heat l’emporter au bout du suspens, en prolongation (117-114). Il semblait impossible de dégager un favori pour cette finale de conférence est. Portées par deux coachs relativement jeunes, mais dont l’expérience est importante (Erik Spoelstra a déjà remporté deux championnats NBA), les deux franchises sont aux portes d’une finale NBA.

Bien malin celui qui devinera le futur champion NBA

Côté Boston, on s’était fait peur lors d’un match 7 totalement évitable, face aux champions en titre, les Toronto Raptors. Mais grâce au sang-froid de Jayson Tatum, digne d’un joueur frôlant la trentaine du haut de son expérience et à la hargne habituelle de Marcus Smart, Boston avait su s’extirper du piège lancé par les Canadiens.

Jimmy Butler, souvent décrié ses dernières années pour son caractère bien trop trempé, a cette fois-ci, su s’adapter à la perfection. Bien ancré dans le collectif de Miami, l’ancien des Bulls, Wolves et autres 76ers, est aujourd’hui rivé que sur le sportif et porte à merveille son équipe.

Cette finale de conférence promet donc une série immense avec de chaque côté, une grande liste de joueurs qui devraient animer la NBA et ses playoffs lors de nombreux printemps dans le futur…