Décédé il y a pratiquement un an jour pour jour dans un tragique accident d’hélicoptère en Californie, Kobe Bryant est toujours pleuré par ses millions de fans à travers la planète.

Véritable légende du basket-ball à l’éthique de travail exemplaire, cet athlète hors-normes a inspiré plusieurs générations avec sa « Mamba Mentality ». Au niveau de son palmarès, il a soulevé 5 fois le trophée de champion NBA et a remporté 2 médailles d’or aux Jeux Olympiques. Sur le plan individuel, il a été 18 fois All-Star et sacré MVP de la saison régulière en 2008. Pour un sportif de haut niveau, il est difficile de faire mieux.

Homme d’une seule franchise, les Los Angeles Lakers, Bryant aura eu plus de 200 coéquipiers différents en 20 ans de carrière NBA. Le natif de Philadelphie est réputé pour ne pas toujours avoir été très tendre avec certains d’entre eux. Il faut dire qu’il voulait toujours gagner et que ce n’est plus forcément la priorité de tous les athlètes dans le monde d’aujourd’hui. Cette remarque est d’autant plus valable dans les grandes métropoles telles que New York et L.A., où certains cherchent avant tout de se faire une place au soleil dans le paysage médiatique. Cependant, Kobe savait également faire la part des choses et pouvait aussi s’octroyer des moments de détente en dehors des terrains.

Drafté en 2011 par les Lakers, Andrew Goudelock a eu le privilège de le côtoyer durant une saison pleine. Et ce, seulement un an après son dernier titre de champion NBA obtenu. Dans une très intéressante interview accordée au média 3ptshot.com, l’actuel joueur du Rytas Vilnius (Lituanie) a été interrogé sur le meilleur conseil donné que lui a distillé Kobe Bryant concernant le basket-ball ou la vie en général. Sa réponse est éloquente :

« Le meilleur conseil que j’ai reçu de Kobe Bryant était “Sois meilleur individuellement et l’équipe sera meilleure. Ne te préoccupe pas de ce que les autres sont en train de faire, fais simplement ton travail du mieux que tu peux”. »

En d’autres termes, le fait de se focaliser sur soi-même et non sur ses camarades serait l’une des clés du succès. Il est vrai que le basket-ball est le plus individuel des sports collectifs. Comme dans n’importe quelle autre discipline sportive, pour sortir du lot et réussir une belle carrière, vous devez être meilleur individuellement que la concurrence à votre poste de jeu.

De son côté, Goudelock n’a jamais réussi à trouver sa place en NBA. Au terme de sa saison rookie durant laquelle il a tourné à 4.4 points en moyenne par match, ce meneur de jeu américain a principalement évolue en G-League lors de l’exercice suivant. S’en est suivi un départ pour le Vieux Continent, où il aura porté les couleurs de plusieurs grosses écuries européennes disputant l’Euroleague. Entre temps, ce scoreur a effectué un passage par la Chine et a tenté un retour finalement non concluant en NBA la même année. Signé par les Houston Rockets en cours de saison, Andrew a été libéré par la franchise texane avec seulement huit matchs disputés à son actif et un temps de jeu d’environ 6 minutes en moyenne par rencontre. De son propre aveu, il n’a pas eu l’opportunité de se jouer et de se montrer.