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Les effets néfastes des réseaux sociaux racontés par des basketteurs NBA

Publié par le 16 avril 2019               

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Les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, Instagram ou encore Snapchat permettent de connecter entre eux des milliards d’utilisateurs. Cette innovation technologique formidable, inexistante il y a vingt ans, a révolutionné positivement les moyens de communication entre les individus. Qu’ils se trouvent dans la même pièce ou qu’ils résident aux quatre coins de la planète, les êtres humains peuvent désormais s’échanger instantanément et gratuitement des messages, vidéos et photos. Aujourd’hui complètement démocratisés dans la société, les réseaux sociaux présentent notamment des incroyables opportunités de business en se constituant par exemple un réseau virtuel en ligne. Pour un athlète professionnel, être présent sur ces plateformes présente un moindre coût financier pour proposer du contenu auprès de ses fans. Au contraire, cette activité sur le net peut lui rapporter des revenus complémentaires en partenariats et sponsoring en postant des publications sponsorisées proposées par des annonceurs divers et variés (exemples : chaussures de sport, casques audio, bijoux, montres, etc.).

Que cela soit du côté des sportifs, de leurs fans ou de la majorité des êtres humains de manière générale en possession d’un smartphone, le temps passé quotidiennement sur les réseaux sociaux représente une incroyable perte de temps, et favorise en plus la procrastination. C’est pourquoi certains joueurs professionnels coupent totalement des « social medias » durant les playoffs, période de la saison où les enjeux sportifs et économiques sont énormes. Le plus connu d’entre eux, LeBron James, s’impose depuis 2015 cette éthique de couper son téléphone durant les phases finales du championnat nord-américain afin d’éviter toute distraction. « Pas de téléphone, pas de réseaux sociaux. Je n’ai rien. Il y a trop de non-sens.. Je n’ai pas besoin d’avoir des choses inutiles qui parasitent mon esprit », expose la superstar passée par les Cleveland Cavaliers, le Miami Heat et désormais les Los Angeles Lakers.
D’autres ont été plus radical en supprimant définitivement leur(s) compte(s) sur les réseaux sociaux et en retirant les applications de leur(s) téléphone(s). C’est le cas du NBAer JJ Redick, qui, après plusieurs années à essayer de se détacher de Facebook and co sans réellement y parvenir, à enfin sauter le pas l’été dernier. Non sans difficulté, le shooteur d’élite des Philadelphia 76ers s’est coupé des réseaux sociaux, supprimant ses comptes Twitter et Instagram (dont un compte privé qu’il avait créé uniquement pour sa famille et amis). « C’est la meilleure chose qui me soit arrivée » a t’il confié au Bleacher Report, qui a consacré un article sur le sujet.

Redick a effectué cette démarche de désintoxication à la suite d’un constat : il s’est rendu compte qu’il y passait beaucoup trop de temps sur les réseaux sociaux et d’autres sites internet, en actualisant constamment ses fils d’actualités, au lieu de profiter de sa femme et ses deux enfants. « Ce n’est même pas fait consciemment. Cela devient instinctif. On est toujours à la recherche de notre téléphone, même si on le pose à un endroit et que l’on change de pièce. C’est clairement effrayant », exprime t-il.

En NBA, les joueurs utilisent leur(s) téléphone(s) (car la plupart en possèdent au moins deux !) partout et tout le temps pour se divertir et passer le temps : dans le bus, dans l’avion, sur la table du kiné, dans les vestiaires avant et juste après les matchs (certains prennent même le risque de consulter leur portable à la mi-temps des rencontres), dans leur chambre d’hôtel, lors des repas au restaurant, etc. Afin de faire face à ce fléau, des franchises NBA ont tenté d’instaurer des actions ayant pour objectif de permettre à leurs joueurs de limiter leur utilisation de leur smartphone. Chez les Philadelphia 76ers, où évolue JJ Redick depuis maintenant deux saisons, un bac à téléphones a tenté d’être mis en place lors des repas d’équipe pour favoriser la communication entre coéquipiers et le staff. « J’ai été dans des équipes où personne ne parle les uns avec les autres durant les dîners. Tous les gars étaient sur leur téléphone », témoigne celui qui sort de sa meilleure saison statistiques en carrière avec 18.1 points, 2.4 rebonds et 2.7 passes décisives en moyenne par match en saison régulière sur l’exercice 2018/2019.

A l’instar de la cigarette ou de toute drogue, les notifications liées aux messages ou likes reçus représentent une addiction dont il n’est pas évident de se défaire. A la chasse de « cœur », de « pouces bleus » ou encore de commentaires, les utilisateurs de ces plateformes en ligne peuvent facilement être perturbés mentalement par exemple s’ils jugent que le nombre interactions suscitées par leur(s) post(s) est insuffisant ou inférieur comparé à d’autres individus. Et ce, alors que ceci n’aura aucun impact direct sur la vie réelle. « Il s’agit d’un endroit sombre et pas du tout sain, notamment en ce qui concerne l’égo. C’est même effrayant. Ce n’est pas réel » commente l’ancien étudiant à la prestigieuse université de Duke. Stanley Johnson, un autre basketteur américain jouant en NBA, confirme : “Instagram est de la perception, perception, perception. Ce n’est pas la réalité.” Transféré des Washington Wizards aux Phoenix Suns au cours de la saison, la jeune star montante Kelly Oubre Jr ajoute : « Je sens que nous sommes trop dépendant des téléphones portables et des réseaux sociaux pour faire valoir notre égo et nous sentir bien ». Comme pour toutes les choses à lesquelles nous sommes addicts et pour lesquelles on parvient à se détacher, JJ Redick a fait savoir qu’il se sentait beaucoup moins anxieux depuis qu’il s’est retiré des réseaux sociaux.

Pour aller plus loin, on peut dire que l’utilisation abusive des réseaux sociaux et des téléphones peut devenir un vrai problème de société et provoquer des effets néfastes sur la santé de ses utilisateurs. Il s’agit d’une véritable maladie, très difficile à soigner et à laquelle beaucoup de joueurs NBA sont contaminés. Une étude menée en 2016 sur des jeunes adultes a montré que les gens qui consomment plusieurs réseaux sociaux sont trois fois plus susceptibles de montrer des signes de dépression et d’anxiété que ceux qui sont inscrits sur uniquement un réseau social ou qui ne sont tout simplement pas présents sur les réseaux sociaux. Pour Steve Magness, entraîneur de quelque uns des meilleurs marathoniens au Monde, le problème le plus inquiétant est que l’on ne peut pas encore visualiser les dégâts procurés à notre cerveau en rechargeant constamment nos fils d’actualités sur Facebook, Twitter, Snapchat ou encore Instagram. Les réseaux sociaux peuvent nous voler notre concentration et nous faire perdre de notre précieux temps, que l’on ne récupèrera malheureusement jamais. « Les réseaux sociaux sont addictifs. Nous avons le choix, mais il est déjà fait. Dès que vous voyez votre téléphone, vous allez le consulter. », déplore ce spécialiste de la performance à haut niveau.
Il a également été prouvé scientifiquement que les gens qui consultent leurs réseaux sociaux dans les 30 minutes avant d’aller dormir, les probabilités que leur sommeil soit perturbé est augmenté par 1,5… Malgré tous ces points négatifs, méconnus et/ou ignorés par beaucoup, l’utilisation des réseaux sociaux ne semble pas prête à décroitre chez les individus, aussi bien les athlètes ayant une renommé mondiale que chez Monsieur tout le monde.

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