🎁 Ebook : Comment devenir basketteur professionnel ?

Être un athlète professionnel ne présente pas que des avantages. Loin de là. Mis de côté la gloire, la célébrité et un salaire bien supérieur à la moyenne allant avec, ce métier requiert de faire des sacrifices de plusieurs types.

Comme l’a fait remarquer Malcolm Delaney, la star américaine de Milan et ancien joueur de l’Élan Chalon-sur-Saône, il n’a passé Noël avec sa famille qu’à seulement quatre reprises lors des quatorze dernières années. Dont trois éditions lors de son cursus universitaire de quatre ans à Virginia Tech. Cela signifie que depuis le début de sa carrière de basketteur professionnel en France lors de la saison 2011/2012, ce gros scoreur n’a pu célébrer la naissance de Jésus auprès des siens à l’occasion d’une seule année.

Ne s’étalant pas sur le sujet, il n’a pas précisé laquelle. En jetant un oeil à son CV, on peut imaginer qu’il s’agit de l’une de ses deux saisons passées en NBA, où il a porté les couleurs des Atlanta Hawks entre 2016 et 2018. Et encore, la Grande Ligue ne s’arrête pas de fonctionner pour Noël, une poignée de matchs étant programmés tous les ans le 25 décembre.

Un train de vie atypique

« Croyez-moi, pour accéder à l’endroit où vous voulez aller, vous devez faire de vrais sacrifices. Vous ne pouvez pas faire semblant. », a-t-il simplement posté sur son compte Instagram. Son message montre bien à quel point le fait de quitter les États-Unis pour devenir un athlète pro à l’étranger n’a rien d’évident sur le plan familial. A priori célibataire sans enfant, cet ancien MVP des championnats ukrainiens et allemands vit seul dans son appartement milanais.

Son cas est semblable à celui à des centaines de confrères américains construisant une carrière de basketteur à l’international. Ces sportifs professionnels sont séparés de leur famille ainsi que de leurs amis pendant neuf à dix mois de l’année. Lorsqu’ils sont mariés, sont en couple ou possèdent des descendants, la situation est cependant souvent différente. En revanche, en cette période de pandémie mondiale cette année, bon nombre de femmes et enfants de joueurs sont restés aux USA. Du moins, dans un premier temps. Pour le début de la saison, un certain nombre de joueurs ont été privés de leur famille pour des raisons administratives et sanitaires. Des mesures de précaution et des restrictions ont été prises.

Dans le basket professionnel, les jours fériés n’existent pas toujours

Par ailleurs, tous les basketteurs américains n’ont pas les moyens financiers d’inviter les membres de leur famille à passer les fêtes de fin d’année avec eux. Les billets d’avion, entre autres, coûtent chers. Il y a également des frais annexes.

Les seuls athlètes US ayant la possibilité de fêter Noël avec leurs proches sont ceux qui évoluent dans les divisions inférieures. Là-bas, le championnat marque souvent un arrêt de deux à trois semaines entre la fin de l’année civile et le début d’une nouvelle. Et ce, contrairement aux compétitions majeures un peu partout dans le Monde. Comme évoqué précédemment, toutes les équipes NBA ne sont pas au repos le jour de Noël. De même, la saison ne s’arrête pas en Chine. En France, la trêve hivernale en LNB a lieu après Noël mais avant le Nouvel An. En outre, les clubs disputant l’Euroleague et l’Eurocup ne peuvent pas se permettre de laisser rentrer au bercail leurs joueurs étrangers à cette période en raison du calendrier sportif.

D’une manière plus générale, les fêtes comme Thanksgiving mais aussi les anniversaires et les mariages sont involontairement sacrifiés par les basketteurs professionnels. Leur emploi du temps ainsi que leur éloignement géographique par rapport à leur famille ne leur permettent pas de vivre ces moments précieux dans la vie d’un être humain. Présent dans la bulle d’Orlando avec les Los Angeles Lakers l’été dernier, Alex Caruso avait manqué les festivités liées au mariage de sa soeur. Cet exemple n’en est qu’un parmi tant d’autres…