LeBron James est une icône planétaire, qui dépasse le simple cadre sportif. Très peu d’athlètes disposent de ce statut, peu importe leur discipline. Dans les sports individuels, Usain Bolt en athlétisme, Roger Federer en tennis, Tiger Woods en golf ou encore Michael Phelps en natation ont connu une médiatisation similaire dans leur pratique. Parmi les sport collectifs, seuls Lionel Messi et Cristiano Ronaldo en football se rapprochent du niveau atteint par le « King ».

Tous les sportifs professionnels mentionnés ci-dessus sont chacun entrés dans la légende de leur discipline sportive de prédilection. Mais comme son slogan l’indique, LeBron James se différencie de la plupart de ses confrères en se considèrent comme étant « plus qu’un athlète » (« More than an athlete », en version originale). La superstar de la NBA allie les paroles aux actes. Le joueur phare des Los Angeles Lakers est engagé auprès différents sujets de la société, l’éducation des jeunes, la politique, le divertissement, etc. autant de domaines et une implication qui font de lui un homme à part dans un Monde en perpétuel évolution. Soutenu par son équipementier Nike, avec qui il a signé un contrat de sponsoring à vie, il n’hésite pas à investir des millions de dollars dans des actions et oeuvres de charité qui lui tiennent à coeur. James dispose d’un impact sur la vie de millions de personnes à travers la planète. En devenant l’un des meilleurs basketteurs de tous les temps, c’était son souhait. L’homme aux 71 millions de followers sur Instagram montre la voie et agit comme un excellent exemple à suivre.

Édité par Mareuil Editions, le livre “LeBron James, l’élu” n’aborde pas ce volet social concernant son impact en dehors des matchs de basket-ball disputés à travers les États-Unis et diffusés mondialement à la télévision. Cet ouvrage rédigé par le bloggeur italien Luca Mazzella relate néanmoins en détails le parcours de ce basketteur américain hors normes, de son enfance dans un environnement difficile aux sommets de la NBA. La narration s’arrête en 2018, après qu’il ait décidé de quitter pour la seconde fois de sa carrière les Cleveland Cavaliers pour rejoindre la Californie et les mythiques Los Angeles Lakers.

Sélectionné en première position de la mythique draft NBA 2003 (où figurent également Dwayne Wade, Carmelo Anthony, Chris Bosh… mais aussi les français Mickaël Piétrus, Boris Diaw et Paccelis Morlende) par la franchise de son État natal (Ohio), à savoir les Cleveland Cavaliers, LeBron James a métamorphosé le visage de cette ville où aucun millionnaire ne souhaite résider. A travers son talent et ses performances individuelles hors normes, il l’a d’abord placé sur la carte NBA. Avec le recul, il a tout simplement incarné à lui seul le visage de cette équipe devenue moribonde lorsqu’il l’a quitté à deux reprises, et qui était étincelante lorsqu’il a porté ses couleurs.
Ce n’est pas pour rien que les médias le surnomment depuis ses années lycée « the chosen one », traduit en français par « l’élu ». En 2016, après avoir échoué avec cette même franchise sur la dernière marche lors des Finals en 2007 et 2015, l’enfant d’Akron est finalement parvenu à offrir aux Cavs le premier titre de champion NBA de leur Histoire. LeBron James est ce que l’on appelle un game changer. On ne compte plus le nombre de ses distinctions individuelles amassées. Pendant huit saisons consécutives, de 2011 à 2018, il a systématique atteint les finales NBA. Sa présence au sein d’une équipe en fait directement un candidat au titre de vainqueur de la compétition. Actuellement, il compte trois bagues de champion à son actif, et il envisage clairement d’en glaner une quatrième dans les semaines à venir avec les Lakers. En dehors de sa carrière en club, il a remporté trois médailles olympiques (bronze en 2004, or en 2008 et 2012) avec Team USA, la sélection nationale des Etats-Unis. A ce jour, alors qu’il fêtera ses 36 ans à la fin de l’année, sa longévité impressionne. Il était cette saison le meilleur passeur de la NBA et en course pour le trophée de MVP avec le grec Giánnis Antetokoúnmpo. Comme le bon vin, « King James » se bonifie avec l’âge. On peut légitimement se demander s’il ne vient pas d’un autre univers.


“LeBron James, l’Élu” – 271 pages – 18,90€
Pour commander le livre, rendez-vous sur le site internet de l’éditeur en cliquant ICI