Moussa Diabate - Los Angeles Clippers
© Alan Le Bolloch / bolloch.com

A la rencontre de Moussa Diabaté, le rookie français des Clippers

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Moussa Diabaté est l’un des rookies français en NBA cette saison. Drafté par les Los Angeles Clippers en 43ème position, il a signé un contrat « deux voies » avec la franchise californienne. Nous l’avons rencontré à Los Angeles, en marge d’un match face aux Cavaliers. Entretien.

Comment se déroule ta découverte du monde NBA ?
Ça se passe bien ! La NBA, c’est quelque chose dont tu rêves depuis que tu es petit. C’est une belle expérience, j’apprends tous les jours. C’est un rêve qui se concrétise !

Tu arrives en NBA après seulement une année passée en NCAA. Était-ce le plan initial à l’issue de ta saison avec l’université de Michigan ?
Je ne savais pas du tout ce que j’allais faire, jusqu’à la fin du draft Combine. Pendant tout ce temps là, je pensais que j’allais sûrement retourner à l’université. A la fin, ma famille et moi avons décidé de laisser mon nom à la draft NBA. On a pris la décision au dernier moment.

Avais-tu un plan B dans le cas où tu n’aurais pas été drafté ?
J’aurai travaillé. Il n’y a que ça que tu peux faire. Si ça ne marche pas, il faut continuer à travailler et avancer.

« J’ai quitté la France à 14 ans. » Moussa Diabaté

Moussa Diabate - Clippers

 

Étant parti très jeune de l’Hexagone, beaucoup de fans français ne te connaissent probablement pas très bien. Peux-tu nous en dire plus sur toi et ton parcours dans le basket ?
Mon parcours a été long, le chemin a été difficile. En comparaison à beaucoup d’autres, j’ai beaucoup bougé. J’ai dû m’adapter énormément de fois. Ce n’était pas facile, mais c’est une aventure. Je l’ai choisi et ça fait ce que je suis maintenant. J’ai quitté la France à 14 ans. J’ai joué en Région 2 avec Charonne dans le 20ème arrondissement de Paris. Après ça, j’ai été à Charenton où est passé Evan Fournier. En minimes deuxième année, j’ai quitté le club pour aller en Floride. J’ai intégré la high school de Montverde, une grande école. Après ça, j’ai continué à travailler. J’ai encore changé d’école et réussi à devenir l’un des meilleurs joueurs des Etats-Unis dans ma catégorie. A la suite de ça, j’ai été recruté par l’université de Michigan. Dieu merci, maintenant je suis là où je suis, en NBA.

Transformer ton two ways contract en contrat garanti : tel est ton challenge principal cette saison ?
C’est le plan. Il faut continuer à travailler avant tout. Notre équipe est vraiment bonne, on a beaucoup de bons joueurs. Il faut que je sois patient, que j’attende mon opportunité. Et quand elle arrivera, il faudra la saisir. Je suis prêt, je travaille tous les jours.

Qu’est-ce que ça fait de se retrouver du jour au lendemain avec des superstars NBA comme Kawhi Leonard et Paul George ?
Tous les jours depuis que tu es petit, tu rêves de ça. Maintenant, d’être arrivé à ce niveau là, c’est formidable. Cependant, il n’y a rien qui change. Tu fais toujours la même chose qu’avant : travailler, écouter et continuer à avancer.

« Il est clair que j’aimerai participer aux Jeux Olympiques »

Moussa Diabate - lifestyle (1)

Est-ce que le fait d’avoir dans l’équipe un joueur français, qui plus est Nicolas Batum, t’aide au quotidien pour ton adaptation en NBA ? Quelle est ta relation avec lui ?
Quand je ne comprends pas quelque chose, il m’arrive de lui poser des questions. Mais, en vérité, tu t’y habitues tout seul en tant que joueur… L’environnement fait que tu t’adaptes. Je considère Nicolas comme mon vétéran. Il est en NBA depuis de nombreuses années. C’est l’un des symboles de la France au niveau du basket. J’ai beaucoup de respect pour lui. En dehors du basket, il a une vie de famille. C’est une très bonne personne et c’est ça le plus important.

Pour finir, quels sont tes liens concernant l’équipe de France ?
En jeunes, j’ai joué en U16 et U18. Il est clair que j’aimerai participer aux Jeux Olympiques. Concernant la coupe de Monde l’été prochain, s’ils me donnent la chance de venir, je viendrai peut être. A vrai dire, je n’en ai pas encore discuté avec mon entourage. Donc on verra. Mais ça serait une bonne idée, c’est sûr.