Si l’on compare la valeur d’un joueur dans la vie réelle en NBA et dans le virtuel à travers le mode “Mon Equipe” dans le jeu vidéo NBA 2K20, nous avons rencontré quelques anomalies. Avec ce cinq majeur comme adversaire, préparez-vous à encaisser une pluie de paniers à trois-points… et à rencontrer quelques difficultés à scorer dans la peinture.

Tacko Fall : 99

Pouvant déposer la balle dans le cercle sans sauter, juste en levant les bras bien droits, Tacko Fall est un véritable phénomène de foire. Titulaire d’un two-way contract, qui lui permet d’alterner les séjours entre la ligue de développement et la NBA, le géant (2m26 sans chaussure) pivot sénégalais des Boston Celtics est l’une des grandes surprises du championnat nord-américain en termes de popularité. Inconnu du grand public il y a encore un an, Tacko est rapidement devenu le chouchou des fans. Au point de figurer parmi les quinze joueurs de la Conférence Est ayant reçu le plus de votes du public, avec près de 1 million de voix, pour participer au NBA All-Star Game 2020.

Néanmoins, il est encore très loin d’être légitime pour disputer le match des étoiles. S’il est vrai que Fall parvient à s’imposer en G-League avec un double-double en moyenne par match, il reste un élément du bout de banc au sein de l’effectif dirigé par Brad Stevens. Avec six apparitions dans la cours des grands pour 3.2 points et 1.8 rebond en 4 minutes de temps de jeu, Tacko Fall peut déjà se féliciter d’avoir réussi à entrer dans la rotation. Par la même occasion, il a gratté des minutes à un autre rookie, l’international français Vincent Poirier.

Bol Bol : 99

Le fils du regretté Manute Bol n’a pas encore disputé la moindre rencontre en NBA. Le pivot soudanais de 2m18 attend encore avec de prendre la relève de son père dans la plus prestigieuse ligue de basket-ball au Monde. Drafté en 2019 par le Miami Heat au milieu du second tour (44ème position), un peu à la surprise générale alors que les tendances l’annonçaient dans le top 15, il a vu ses droits envoyés dans la foulée aux Denver Nuggets. Actuellement barré dans la solide raquette, emmenée par l’international serbe Nikola Jokić, de la franchise localisée dans le Colorado, Bol Bol n’a vraiment pas eu de bol.

Le demi-finaliste malheureux de la conférence Ouest lors des derniers playoffs l’a finalement signé par l’intermédiaire d’un two-way contract, lui permettant d’évoluer jusqu’à 45 jours (sauf si un contrat garanti venant à lui être proposé par la suite) par saison en NBA. Cette saison, il a donc été envoyé en G-League du côté de Chicago pour évoluer avec l’équipe affiliée des Bulls, où il a fait équipe avec le français Adam Mokoka. Et même si ses performances ont loin d’avoir été ridicules (12 points et 6 rebonds en moyenne par match), elles se sont visiblement avérées insuffisantes selon le coaching staff des Nuggets pour faire appel à ses services à l’étage supérieur.

Alex Caruso : 99

Combo guard de grande taille, chouchou des fans des Lakers, le natif de College Station disputait cette saison sa première année à temps plein en NBA. Et ce, après avoir passé deux ans à alterner entre la G-League et sa grande sœur. S’il est moins responsabilisé et donc moins performant qu’il a pu l’être la saison précédente, Caruso fait désormais partie à part entière de l’effectif des mythiques Los Angeles Lakers. L’été dernier, en prolongeant son bail en Californie pour 5.5 millions de billets verts sur deux ans, il a réalisé une excellente affaire au vu de son parcours dans le milieu. Effectivement, sachant qu’il n’a pas été drafté et qu’il évolue chez l’un des trois principaux candidats très sérieux au titre, le scénario est digne d’un film hollywoodien.

A l’instar de Tacko Fall, pour un joueur remplaçant qui n’a jamais dépassé plus de deux fois la barre des 20 points lors d’un match NBA, Alex Caruso a lui aussi reçu un nombre inimaginable de votes de la part des fans pour le All-Star Game. Les stars de son équipe restent néanmoins LeBron James et Anthony Davis, qui ont quant à elles disputer en toute logique l’annuel match des étoiles de mi-saison. Néanmoins, ses surprenantes qualités athlétiques lui permettront peut être un jour de participer à l’évènement en étant invité au Slam Dunk Contest…

Isaac Bonga : 92

Drafté par Philadelphie au second tour de la draft 2018, en 39ème position plus précisément, ce jeune international allemand âgé de 20 ans n’a jamais porté le maillot des Sixers. Transféré aux Los Angeles Lakers avant ses débuts en NBA, Bonga aura livré une première saison anecdotique dans la grande ligue américaine. Avec 0.9 point (à 15.2% de réussite aux tirs), 1.1 rebond et 0.7 passe décisive en 5 minutes de temps de jeu en moyenne par rencontre lors de ses 22 matchs disputés, l’impact de ce basketteur polyvalent pouvant évoluer aux postes de meneur de jeu, arrière et ailier aura effectivement été nul. La prestigieuse franchise californienne n’a donc pas hésité à s’en séparer l’été dernier dans un package permettant l’arrivée d’Anthony Davis.

Envoyé chez les Washington Wizards en compagnie notamment de son compatriote Moritz Wagner, Bonga aura montré des choses intéressantes, mais loin d’être étincelantes, dans la capitale fédérale des Etats-Unis. Titularisé à 41 reprises sur les 58 matchs auxquels il a pris part, l’intéressé a compilé en moyenne 4.6 points, 3.2 rebonds et 1.1 passe décisive. Cela reste loin de valoir une très bonne note de 92 dans NBA 2K20.

Mo Bamba : 92

Né à New York de parents ivoiriens, le coéquipier d’Evan Fournier au Orlando Magic ne produit pour l’instant rien d’étincelant en NBA. Son match référence en carrière dans la grande ligue américaine ? 15 points, 10 rebonds et 4 contres en 17 minutes de temps de jeu face aux faibles Atlanta Hawks. Prospect classé 5 étoiles au moment de sa transition du lycée à l’université, le sixième choix de la draft 2018 compile en moyenne seulement 5.5 points et 5 rebonds par rencontre. Les attentes placées en lui sont élevées et le front office de la franchise floridienne reste pour le moment patient.

Il est encore très jeune (22 ans) certes, mais Mo Bamba devra rapidement élever son niveau de jeu s’il souhaite perdurer dans la grande ligue. L’intéressé est un athlète d’exception, court très vite et dispose de longs bras, ce qui doit lui permettre d’être actif des deux côtés du terrain. Excepté Tacko Fall, qui ne possède pas un contrat NBA à proprement parlé, il détient la plus grande envergure de la NBA. Lui aussi relativement très populaire de l’autre côté de l’Océan Atlantique, son nom a été l’intitulé d’un son du rappeur américain Sheck Wes, un ami avec lequel il a grandi. La chanson en question recense plus de 294 millions de vues sur la plateforme YouTube.