Organisé depuis 1951, le NBA All-Star Weekend ne cesse de régulièrement changer de formule depuis la dernière décennie dans un soucis de renouvellement et afin de raviver l’intérêt des fans. Alors que les meilleurs éléments de la conférence Est affrontaient depuis toujours leurs homologues de la conférence Ouest lors du match des étoiles, ce n’est désormais plus le cas depuis 2018. Les All-Stars sont désormais mélangés entre eux, et les deux équipes sont aujourd’hui constituées par deux capitaines désignés par le vote du public.

Concernant le match de gala du vendredi soir regroupant les premières et deuxièmes années les plus performants depuis leur arrivée en NBA, le format de la rencontre a également été remodelé à deux reprises au cours des dix dernières années. De la création de cette opposition en 2000 à l’édition 2011, les rookies (premières années) défiaient les sophomores (deuxièmes années). De 2012 à 2014, les stars en devenir de la NBA ont commencé à être associées entre elles sans aucune distinction d’âge ou du nombre d’année d’expérience dans le basket professionnel américain. Avec l’internationalisation grandissante du championnat année après année, les meilleurs talents internationaux ayant moins de deux ans d’expérience en NBA affrontent désormais depuis 2015 les meilleures pépites étatsuniennes venant elles aussi de débarquer dans la Grande Ligue.

Par ailleurs, pendant près de cinquante ans, le tant attendu match des étoiles du basket américain ne rassemblait quasi exclusivement que des joueurs locaux. Pour l’édition 2020, la NBA n’a jamais recensé autant de joueurs internationaux parmi les 24 joueurs sélectionnés au All-Star Game. Il y avait effectivement 8 basketteurs nés et ayant grandi en dehors des Etats-Unis : Giannis Antetokounmpo (Grèce), Luka Dončić (Slovénie), Joel Embiid (Cameroun), Pascal Siakam (Cameroun), Rudy Gobert (France), Nikola Jokić (Serbie), Domantas Sabonis (Lituanie) et Ben Simmons (Australie).

En outre, mis à part une escapade à Las Vegas en 2007, jamais la grande ligue américaine n’avait organisé son All-Star Weekend dans une ville n’abritant pas une franchise NBA. Mais dans un univers actuel où des matchs de pré-saison et de saison régulière sont désormais programmés chaque année dans d’autres Continents que l’Amérique du Nord afin de promouvoir le produit NBA à travers le Monde, délocaliser un tel événement dans un pays étranger semble t-il inenvisageable ? Si la question avait déjà été étudiée par le regretté David Stern et ses équipes il y a une dizaine d’années, elle n’avait pas été évoquée depuis un certain temps. Pour remédier à cela, le sujet a été abordé avec le pivot international français du Utah Jazz, Rudy Gobert, lors du Media Day de son premier All-Star Game.

« Je pense que ça pourrait être intéressant. Il faut regarder au niveau de la logistique, parce que tu as des joueurs qui viennent de toutes les villes (des Etats-Unis). Aussi, le break n’est pas si long que ça. Je pense que la ligue pourrait regarder et voir ce qu’il est possible de faire. Mais forcément, plus c’est loin, plus c’est compliqué », a t-il répondu.

Si l’idée ne semble pas tout à fait folle, cela ne sera réalisera pas en tout cas avant 2023, puisque le All-Star Weekend y est programmé à Salt Lake City. En 2021 et 2022, l’événement aura respectivement lieu à Indianapolis et à Cleveland.