Après Juhann Begarin, seul français drafté en 2021, et en attendant Victor Wembanyama, prévu tout en haut de la draft 2023, plusieurs frenchies devraient tenter leur chance pour l’édition 2022 de la draft NBA. Voici leur présentation, avec leur probabilité d’être retenu par une franchise américaine.

Forte probabilité d’être drafté

Chaque édition de la draft n’étant composée que de seulement 60 athlètes, tous les prétendants ne verront pas leur rêve se réaliser. Le record de français sélectionnés lors d’une même draft est de quatre. C’était en 2005 et 2016. La première cuvée est composée de Ian Mahinmi, Ronny Turiaf, Johan Petro et Mickaël Gelabale. La seconde, plus récente, de Guerschon Yabusele, David Michineau, Petr Cornelie et d’Isaïa Cordinier. De manière générale, un à deux basketteurs français sont draftés chaque année. Voici les valeurs sures françaises pour la draft NBA 2022 :

Ousmane Dieng

Ce meneur de jeu de grande taille, mais très délié, possède un fort potentiel pour la NBA. Malgré son jeune âge (18 ans), sa draft au premier tour en 2022 est quasiment garantie. Au terme de son cursus au Pôle France en juin dernier, Ousmane Dieng a décidé de lancer sa carrière professionnelle en dehors de l’Hexagone et de l’Europe. Ne manquant pas de propositions sur pas moins de trois continents, l’intéressé s’est finalement engagé avec les New Zealand Breakers. Dans le championnat australien, il fera équipe avec son compatriote Hugo Besson. Ce dernier vise lui aussi la draft NBA (voir plus bas). Très attendu en NBL, Dieng s’est entraîné durant l’intersaison avec plusieurs basketteurs stars dont Paul George. En NM1 la saison passée, il valait 12.6 points, 5.5 rebonds et 2.7 passes décisives en moyenne par match.

Ismaël Kamagate

Ismael Kamagate dunk - Paris Basket

Le longiligne pivot du Paris Basketball évoluait encore en NM3 il y a trois ans. Il s’agit d’un très fort potentiel du basket français. Ayant la NBA en ligne de mire, Ismaël travaille d’arrache pieds. Il s’améliore de semaines en semaines au contact de coachs axés sur son développement individuel. Acteur important de la montée de Paris dans l’élite, Kamagate a déjà montré en ce début de saison qu’il est en capacité d’évoluer au plus haut niveau français. Son match record à 9 contres face à Roanne a marqué les esprits. Il se pourrait bien que Vincent Collet le convoque en équipe de France lors des fenêtres internationales. A Paris, Ismaël Kamagate bénéficie d’une forte exposition auprès des scouts NBA. Son objectif personnel et celui du club parisien à son égard est le même. C’est faire partie des soixante basketteurs appelés à draft NBA 2022.

Probabilité moyenne d’être drafté

Les places à la draft NBA sont rares, la concurrence est sévère. Néanmoins, ces deux joueurs ont des chances non-négligeables d’être appelés le soir de la grande messe par Adam Silver ou son assistant.

Hugo Besson

Fils, petit fils et neveu d’anciens basketteurs professionnels reconvertis en coachs, Hugo Besson possède la fibre du basket depuis sa naissance. Chez les Besson, la passion pour la balle orange se transmet dans les gênes, de génération en génération. Hugo est probablement le plus talentueux de la famille. Meilleur scoreur de Pro B à seulement 19 ans pour sa première saison chez les pros, l’intéressé a créé la sensation. Personne, à part probablement lui-même et son entourage, ne s’attendait à de telles performances au sein d’une équipe de Saint-Quentin qui a déjoué tous les pronostics de début de saison.

Courtisé par de grosses écuries françaises et européennes, le meneur/arrière précédemment passé par le centre de formation de Chalon-sur-Saône a privilégié une toute autre option pour se préparer à la NBA draft 2022. En effet, il évoluera cette saison en NBL, le championnat australien qui monte, avec l’équipe néo-zélandaise des Breakers. Même si son style de jeu semble plus adapté pour l’Euroleague que la NBA, son objectif reste d’évoluer à moyen terme dans la Grande Ligue. Ses qualités de scoreurs pourraient lui permettre d’être sélectionné à la draft par une franchise américaine en 2022.

Yoan Makoundou

L’ailier explosif de Cholet Basket dispose clairement des capacités athlétiques pour évoluer en NBA. Cela ne fait aucun doute. Auteur du dunk de l’année 2021 en Betclic Elite, Makoundou intrigue les recruteurs des équipes américaines. Il a beaucoup fait parler de lui Outre-Atlantique. Ayant débuté le basket sans prétention durant l’adolescence, le natif de Melun progresse vite. Il grimpe les échelons à vitesse grand V. Et il possède toujours une marge de progression intéressante. S’il a retiré son nom de la draft NBA 2021 – des pépins physiques ont été évoqués pour justifier le retrait de sa candidature – il ne fait aucun doute qu’il retentera sa chance en 2022. Yoan Makoundou sera automatiquement éligible. Représenté par l’agence Comsport, société française importatrice numéro 1 de basketteurs français en NBA, le prospect choletais a de sérieuses chances de toucher du doigt le rêve américain.

Probabilité plus faible d’être drafté

Connus des franchises NBA, ces deux jeunes basketteurs français sont suivis par des scouts. Cependant, à moins d’un coup de coeur d’une franchise ou d’un revirement de situation, leur sélection à la draft NBA n’est pas d’actualité.

Matthieu Gauzin

Matthieu Gauzin - CCRB

Sur les radars des franchises NBA depuis ses bonnes performances réalisées avec les Bleuets lors de la coupe du Monde U17 en 2018, Matthieu Gauzin avait été invité par la suite à un camp international organisé conjointement par la FIBA et la Grande Ligue. Il avait alors bénéficié des absences de Killian Hayes et de Théo Maledon, les deux prodiges de sa génération 2001, pour se montrer à son avantage. Néanmoins, ses débuts compliqués en pro avec son club formateur ont réduit sa cote. Son prêt à Châlons-Reims lui a fait du bien pour progresser et acquérir plus de responsabilités dans l’élite française. En outre, son physique encore trop frêle reste un handicap certain pour évoluer aux États-Unis. Le déroulement de sa saison en 2021/2022 sera décisif pour son avenir Outre-Atlantique.

Malcolm Cazalon

Autre membre de la génération 2001, Malcolm Cazalon a éprouvé de grosses difficultés pour lancer sa carrière de basketteur pro. Ce qui n’est pas forcément un signe positif aux yeux des recruteurs… Ayant fait le choix à 17 ans de quitter le centre de formation de l’ASVEL pour rejoindre la JL Bourg-en-Bresse, le natif de Roanne n’a pas réussi à s’imposer dans le groupe professionnel.

Son contrat de trois ans signé avec le club localisé dans l’Ain n’aura finalement pas été honoré dans son intégralité. Prêté à Louvain en Belgique après sa première et unique saison dans l’élite française, le fils de Laurent ne s’y est pas montré flamboyant. Il a même quitté le club en cours de saison pour filer en Serbie. Avec le MegaLeks, où il évolue depuis 2020, Malcolm Cazalon possède un temps de jeu conséquent pour s’exprimer. Aussi, il garde des qualités intéressantes pour le haut niveau. Néanmoins, elles ne seront peut être pas suffisantes pour espérer être drafté par une franchise NBA.