Onze basketteurs français étaient sur la ligne de départ au début de la saison NBA en décembre 2020. Pour la plupart multi-millionnaires, ils connaissent des fortunes diverses. Les montants restent assez moins élevés que les dix plus gros salaires de la ligue. Cependant, ils sont largement supérieurs à ce qui est pratiqué dans le championnat de France. Voici dans l’ordre le classement des frenchies, du mieux payé au moins bien rémunéré.

1 – Rudy Gobert (Utah Jazz) : $25,775,281

Même avant de profiter d’une extension de contrat record (200 millions de dollars sur 5 ans) qui lui offrira à partir de la saison prochaine le meilleur salaire de l’Histoire pour un sportif tricolore, « Gobzilla » reste le français bénéficiant du meilleur salaire chez les basketteurs. Sacré deux fois meilleur défenseur de la NBA, membre de la All-NBA Third Team en fin de saison dernière mais également sélectionné au All-Star Game pour la première fois de sa carrière, Rudy Gobert fait partie du gratin du basket mondial. Son palmarès individuel et les performances collectives de son équipe en sa présence parlent pour lui.

2 – Evan Fournier (Orlando Magic) : $17,150,000

Meilleur scoreur français de la NBA, ce pur attaquant a déjà huit ans et demi de carrière aux Etats-Unis derrière lui. Il dispute sa septième saison sous le maillot du Orlando Magic, et entame par la même occasion sa dernière année d’un contrat de 85 millions de dollars paraphé en 2016. L’été prochain, à l’occasion de la free agency, le natif de Charenton aura l’opportunité de signer ce qui sera probablement le plus gros contrat de sa vie. Dans cette optique, ses performances lors de l’exercice en cours s’annoncent cruciales. Très aisé financièrement, il est devenu propriétaire en 2020 d’une immense villa localisée en Floride et estimé à près de 3 millions de billets verts.

3 – Nicolas Batum (Los Angeles Clippers) : $11,608,231

Le cas de Batum est unique chez les basketteurs français toujours en activité en NBA. La principale source de revenus de l’ailier international des Bleus provient effectivement de son ancien employeur. Libéré par les Charlotte Hornets durant l’intersaison alors qu’il lui restait un an de contrat à honorer avec 27 millions de dollars à la clé, le nouveau joueur des Los Angeles Clippers va percevoir l’argent qui lui est dû par la franchise localisée en Caroline du Nord. Au total, l’organisation possédée par Michael Jordan va lui verser un peu plus de 9 millions de dollars par an jusqu’au terme de la saison 2022/2023. Désormais titulaire chez un candidat au titre, « Batman » revit dans le collectif des LAC. Sur le plan financier, sa signature pour un montant de seulement $2,564,753 est une excellente affaire réalisée par la formation californienne.

4 – Frank Ntilikina (New York Knicks) : $6,176,578

Sélectionné en huitième position de la draft 2017, Ntilikina jouit d’un joli contrat. Cependant, en trois ans à Big Apple, l’intéressé n’a toujours pas connu les joies des playoffs. Malgré l’arrivée d’un nouveau coach, Tom Thibodeau, dont l’identité de jeu semble correspondre avec celle du strasbourgeois, les responsabilités peinent à arriver. Dans le cas où il ne serait pas déjà transféré en cours de saison avant la deadline fixée, son départ de New York semble inévitable au delà cet exercice 2020/2021. Il arrivera alors au terme de son contrat rookie avec la franchise new yorkaise et pourra s’engager où bon lui semble.

5 – Killian Hayes (Detroit Pistons) : $5,307,120

Français le plus haut drafté de l’Histoire, l’arrière formé à Cholet Basket touche en conséquence des émoluments supérieurs à ses compatriotes disposant toujours d’un contrat rookie (pour rappel, sa durée est de quatre ans). Intronisé dans le cinq majeur dès le début du championnat, il a néanmoins éprouvé des difficultés à performer dans la compétition avant de se blesser. A son poste de jeu, il dispose comme mentor le plus jeune MVP de l’Histoire de la NBA. Son avenir dans la ligue s’annonce brillant.

6 – Sekou Doumbouya (Detroit Pistons) : $3,449,400

Arrivé en NBA il y a un an et coéquipier de Hayes aux Pistons, Doumbouya est un monstre physique. A 19 ans, il était la saison passée le plus jeune joueur du championnat. L’ancien basketteur professionnel du Poitiers Basket 86 et du Limoges CSP a réalisé quelques coups d’éclat. Son potentiel est élevé mais son éthique de travail ainsi que son comportement en dehors des terrains lui jouent des mauvais tours. A lui de retrouver le droit chemin pour espérer toucher le pactole dans quelques années.

7 – Vincent Poirier (Philadelphia 76ers) : $2,619,207

Passé par tous les niveaux en Europe, ce pivot est l’un des rares basketteurs français à avoir signé un contrat garanti en NBA sans avoir été drafté. Cependant, son avenir dans la Grande Ligue reste très incertain. Effectivement, il ne joue que très peu et doit faire face à une forte concurrence. Derrière un All-Star incontournable (Joël Embiid) et un vétéran ayant dominé le championnat pendant une décennie (Dwight Howard), il est difficile pour tout joueur de se faire une place. Ses revenus sont loin de ce qui se fait de mieux aux Etats-Unis, mais restent amplement suffisants pour mener la belle vie.

8 – Théo Maledon (Oklahoma City Thunder) : $2,000,000

Draftée au second tour en novembre dernier mais signataire d’un contrat garanti avec OKC, la jeune pépite tricolore peut être soulagée. Son avenir en NBA est sécurisé pour les deux prochaines années, au minimum. Dans une franchise en totale reconstruction, il va avoir l’opportunité de se développer avec du temps de jeu et sans beaucoup de pression. Si Maledon aurait pu prétendre à un salaire plus élevé en étant retenu au premier tour de la grande messe annuelle du basket américain, il se rattrapera probablement à partir de sa cinquième saison dans la Ligue.

9 – Timothé Luwawu-Cabarrot (Brooklyn Nets) : $1,824,003

Alors qu’il a bien failli quitter la NBA par la petite porte après avoir pas mal bourlingué entre Philadelphie, Oklahoma City, Chicago, Cleveland et la G-League, le swingman formé à Antibes a posé ses valises à Brooklyn avec un contrat désormais garanti. Aux côtés de Kyrie Irving, Kevin Durant et James Harden, il dispose d’une chance unique de remporter un titre de champion NBA. Mais également de bénéficier des conseils de trois superstars de la balle orange. Sa valeur sportive depuis le début la saison ne correspond clairement pas à son salaire. A ce montant là, la franchise new yorkaise réalise une excellente affaire. Le travail payant toujours, TLC sera probablement récompensé lors de la signature de son prochain contrat.

10 (ex-aequo) – Adam Mokoka (Chicago Bulls) : $79,568

Toujours titulaire d’un « Two-Way Contract » à l’image de la saison précédente, celui qui a été élu meilleur jeune de Pro A en 2018 vit une saison décisive pour son avenir en NBA. Plusieurs éléments des Bulls ayant été touchés par la Covid-19, et d’autres cas contact ayant été placés en quarantaine, il a pu gagner des places dans la rotation et être appelé à plusieurs reprises par le coach Billy Donovan pour entrer en jeu sur le terrain. Pour sortir de son contrat précaire, il doit absolument performer.

10 (ex-aequo) – Killian Tillie (Memphis Grizzlies) : $79,568

Non-drafté en novembre dernier, le petit dernier de la fratrie Tillie s’est vu offrir une opportunité par les Grizzlies avec un contrat « two way ». Il n’a pas encore eu l’occasion de fouler les parquets de la grande ligue américaine. Le MVP de l’EuroBasket U16 en 2014 a quelques pépins physiques à régler. Sa chance devrait néanmoins arriver à un moment ou un autre.