L’univers du basket professionnel américain est un monde impitoyable. Il n’y a pas de place pour les sentiments. Le business prime sur tout. Du jour au lendemain, un athlète peut être échangé et donc se retrouver dans n’importe quelle équipe. Et ce, la plupart du temps contre son gré. Il n’a pas son mot à dire. C’est ce qui est arrivé dernièrement à Lou Williams, juste avant la date limite de fin des transferts. Ce vétéran des parquets, désormais âgé de 34 ans, a encore de beaux restes, notamment offensivement. Depuis le début de l’exercice 2020/2021, ses performances individuelles sont néanmoins en deçà des statistiques qu’il affichait en sortie de banc au cours des dernières saisons. Sacré trois fois meilleur sixième homme de la Ligue entre 2015 et 2019, « the Underground GOAT » a donc vu les Los Angeles Clippers se séparer de lui pour récupérer un double champion NBA en la personne de Rajon Rondo.

Sous le choc suite à l’annonce de son départ, Lou Williams avait déclaré sur les réseaux sociaux avoir sérieusement penser à prendre sa retraite sportive. Après avoir digéré la nouvelle, celui dont le dernier modèle signature de chaussures est commercialisé en France est reparti de l’avant avec sa nouvelle franchise : les Atlanta Hawks.

Dans le même temps, l’un de ses anciens coéquipiers à L.A. semble toujours éprouver du mal à endurer son départ. Il s’agit de Patrick Beverley.

Beverley au sujet de Lou Williams : “C’est mon grand frère

Coéquipiers depuis la saison 2017/2018, les deux hommes avaient noué des liens forts qui se sont consolidés au fil des saisons. A tel point que Beverley, réputé très costaud psychologiquement et physiquement, n’a pas pu s’empêcher de se montrer touché émotionnellement lorsqu’un journaliste lui a demandé en conférence de presse d’évoquer l’importance de celui qui était devenu un ami proche, comme un membre de sa famille. Son discours est sans équivoque :

« C’est mon grand frère. Lou est la seule personne dans l’équipe qui m’a vraiment aidé à me calmer quand je m’emporte parfois. C’est difficile de m’exprimer là-dessus. Vous savez, j’ai joué avec lui lors des cinq ou six dernières années. Nous avons été ensemble dans les tranchées. Et ce, pas seulement au niveau du basket mais aussi de la vie en général. Il m’a rendu plus mature. Je lui dois une grande partie de mes réussites sur et en dehors du terrain. »

Dur à cuir, ayant grandi dans un quartier difficile de Chicago, Pat Beverley reste un être humain comme un autre. S’il n’a pas versé de larmes, son visage ne pouvait pas cacher son émotion. Dans l’univers du basket de très haut niveau, la cohésion et l’entente entre coéquipiers est importante sur et en dehors du terrain pour aller au bout d’une compétition. Reste désormais à voir en playoffs si cet échange va donner raison aux dirigeants des Clippers, ou pas.